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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a jugé que M. B n'avait pas sollicité un titre de séjour pour raison de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfète n'était pas tenue d'examiner d'office ce motif. Il a également estimé que l'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code n'était pas justifiée, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment ses attaches familiales en Turquie.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté préfectoral du 16 mai 2024 lui refusant un titre de séjour « salarié », l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d’examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que la préfète n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation ni méconnu l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de lien familial ou d’intégration suffisamment établi. Enfin, le moyen tiré de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence a été écarté, le refus de séjour étant légal.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que le défaut d'invitation à produire des pièces complémentaires (article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration) n'était pas fondé, le refus n'étant pas motivé par un dossier incomplet. Il a également jugé l'arrêté suffisamment motivé et a considéré que le requérant ne démontrait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de droit ont été écartés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 août 2024 par lequel la maire d'Amiens a refusé un permis de construire à M. A pour l'aménagement de deux logements. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la procédure pénale invoquée par le requérant ayant repris son cours. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles d'urbanisme applicables (articles UB 7, UB 10 et UB 13 du PLU).
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B, professeur des écoles, d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l'éducation nationale refusant de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité pour un accident survenu en 2019. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence soulevé, estimant que la signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la décision mentionnant les considérations de droit et de fait applicables. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée notamment sur le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 4 juillet 2022 par laquelle la préfète de l'Oise a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme C. La requérante contestait cette décision pour erreur de fait, ayant produit les actes de naissance demandés avant que la préfète ne statue. Le tribunal retient que la décision est entachée d'erreur de fait, les documents ayant été reçus le 28 juin 2022, et écarte la substitution de motif demandée par la préfète, fondée sur le non-respect du délai de la mise en demeure. Il enjoint à la préfète de reprendre l'instruction de la demande dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie et son maintien en congé de maladie à demi-traitement. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée en droit, malgré l'absence de visa de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, les considérations de fait étant claires. Le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de réforme a été écarté, faute pour la requérante d'établir la perte de qualité de praticien de médecine générale d'un de ses membres. La solution retenue s'appuie notamment sur l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne du 24 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant l'Iran comme pays de destination. Le tribunal a d'abord écarté les conclusions irrecevables, notamment celles relatives à une suspension d'exécution (relevant du juge des référés) et à une interdiction de retour non édictée. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 313-11 (7° et 11°) et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne du 7 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant Haïti comme pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de visa de long séjour et du caractère récent du mariage. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi en référé par la société du Canal Seine-Nord Europe sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892, a ordonné une expertise pour dresser un procès-verbal de constat des lieux sur plusieurs parcelles situées à Saint-Christ-Briost et Biaches. Cette mesure vise à permettre la réalisation d'études préalables au projet de canal, en application de l'article 7 de la loi de 1892 et de l'article R. 123-37 du code rural et de la pêche maritime. La solution retenue est la désignation d'un expert chargé d'établir d'urgence l'état des lieux, en cas de refus de signature ou de désaccord des propriétaires, afin d'évaluer les éventuels dommages liés à l'occupation temporaire des terrains autorisée par arrêté préfectoral du 5 mai 2023.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour constater l'état des lieux de parcelles situées à Catigny, préalablement à leur occupation temporaire pour les études du projet de canal. La solution retenue est fondée sur l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, en raison de l'impossibilité d'établir un constat amiable avec les propriétaires. Un expert a été désigné pour dresser d'urgence le procès-verbal de constat des lieux.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution rapide d'une structure hospitalière pour des soins adaptés. La juridiction a considéré que la demande était manifestement irrecevable, car il ne relève pas de l'office du juge administratif de gérer l'orientation des usagers dans les services de santé. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans régularisation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui sollicitait en référé la suspension du fonctionnement de centres hospitaliers, le versement de provisions atteignant plusieurs milliards d'euros et diverses mesures d'injonction. Le juge a constaté que la requête, qui mélangeait plusieurs procédures de référé sans les présenter distinctement, était dépourvue de tout élément sérieux de preuve et contenait des demandes extravagantes ne relevant pas de l'office du juge administratif des référés. En application des articles L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3, R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée. M. B a été averti qu'il s'expose à une amende pour recours abusif en cas de nouvelles requêtes similaires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait notamment une indemnisation de 9 millions d’euros et diverses mesures conservatoires. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle constituait une requête collective dirigée contre plusieurs établissements hospitaliers et praticiens sans permettre d’identifier clairement les fautes imputées à chacun. Cette irrecevabilité n’était pas régularisable. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par la Région Hauts-de-France d’une demande d’expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes de l’effondrement de la toiture des ateliers nord du lycée Edouard Branly à Amiens survenu le 4 juin 2022, ainsi que les travaux nécessaires pour y remédier. La requête vise à établir les responsabilités des différents intervenants à l’opération de réhabilitation (constructeurs, sous-traitants, bureaux d’études et assureurs). Le juge des référés a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise contradictoire, tout en prenant acte des protestations et réserves émises par plusieurs parties, et en mettant hors de cause la société Verspieren, simple courtier. La décision s’appuie sur l’utilité de la mesure pour éclairer les causes techniques des désordres, sans préjuger des responsabilités.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui sollicitait une provision de 18 milliards d’euros et diverses mesures urgentes sans désigner de défendeur. Le juge des référés a estimé que la demande était manifestement irrecevable, faute d’éléments sérieux et de défendeur identifié, et qu’elle ne relevait pas de l’office du juge administratif. Il s’est fondé sur les articles L. 521-3, R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. M. B est averti qu’un dépôt de requêtes similaires pourra entraîner une amende pour recours abusif.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Le Vaumain fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un bâtiment menaçant la sécurité publique, situé 9 rue Cagnier et appartenant à M. F A et Mme C E. L'expert devra dresser un constat des désordres, évaluer les risques pour les tiers, et proposer des mesures pour mettre fin au danger, dans un délai de 24 heures. Cette mission s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante sri-lankaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 l'assignent à résidence à Beauvais pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation, et qu'il ne méconnaissait ni les articles L. 731-1 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. E. Cette mesure vise à déterminer les conditions de sa prise en charge par le centre hospitalier de Laon à compter du 30 novembre 2021, en lien avec les fautes alléguées et les préjudices subis. Le juge a également ordonné la mise en cause du CHU d'Amiens Picardie et de l'ONIAM, estimant cette mesure utile à l'instruction. En revanche, la demande d'établissement d'un pré-rapport a été rejetée, l'expert n'étant pas tenu à cette obligation procédurale.