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Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune de Baume-les-Messieurs contestant un titre de recette de 152 887,11 euros émis par la communauté d'agglomération ECLA pour le remboursement d'un emprunt lié à la compétence assainissement. La commune invoquait notamment l'insuffisance de motivation du titre et l'illégalité de la délibération fondant la créance, en raison du transfert de compétence et du principe d'équilibre budgétaire des services publics industriels et commerciaux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le titre était suffisamment motivé et que la délibération était légale, la communauté d'agglomération pouvant fixer librement l'attribution de compensation. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, un ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment les articles L. 424-3 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs au regroupement familial avec une réfugiée et à la filiation d'un enfant français, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que M. B n'établissait ni une union civile ou un mariage avec la réfugiée, ni la nationalité française de son enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune de Baume-les-Messieurs contestant un titre de recette de 18 068,50 euros émis par la communauté d'agglomération ECLA pour le remboursement d'un emprunt lié à la compétence "assainissement". La commune invoquait notamment une insuffisance de motivation du titre et l'illégalité de la délibération fixant l'attribution de compensation. Le tribunal a annulé le titre de recette sans examiner les autres moyens, en se fondant sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la motivation des actes. La solution retenue est l'annulation du titre et la décharge de l'obligation de payer.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a annulé l'avis des sommes à payer émis le 15 juin 2022 par le maire de Noidans-lès-Vesoul à l'encontre de Mme A pour un montant de 1 431,80 euros. La juridiction a accueilli les moyens de forme soulevés par la requérante, estimant que la commune ne justifiait pas de la signature du bordereau de titres de recettes, en méconnaissance du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et que le titre était insuffisamment motivé au regard de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de l'obligation de payer pour Mme A.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la famille de M. B D, une personne autiste hospitalisée depuis 2018, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 150 000 euros pour défaut d’offre de place dans une structure adaptée à son handicap. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’agence régionale de santé, estimant que la demande préalable adressée au Premier ministre avait lié le contentieux. Sur le fond, il a rappelé que le droit à une prise en charge pluridisciplinaire et adaptée est garanti par les articles L. 114-1 et L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles, mais que l’orientation relève de la compétence de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné la responsabilité de l’État au regard de ces textes.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 16 mars 2023 par laquelle le président du conseil départemental du Jura avait retiré à Mme D ses agréments d'assistante maternelle et familiale. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne mentionnait pas les textes applicables au retrait d'agrément (articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles). En revanche, le tribunal a écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du défaut d'habilitation du président du conseil départemental à défendre en justice. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour vice de forme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, issues d’un contrôle fiscal. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article L. 48 du livre des procédures fiscales et une erreur dans le rattachement des revenus distribués à l’année d’imposition. Le tribunal a jugé la procédure régulière, estimant que les propositions de rectification indiquaient clairement les conséquences financières et que les revenus avaient été correctement rattachés aux années 2016 et 2017. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par l’Association Hospitalière de Bourgogne Franche-Comté (AHBFC) visant l’annulation d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) conclu avec l’ARS, s’est déclaré incompétent. Il a constaté que le contrat prévoyait, conformément à l’article R. 312-11 du code de justice administrative, que les différends seraient portés devant le Tribunal Administratif de Dijon. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction par une ordonnance du 1er octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la commune de Baume-les-Messieurs d’un recours en plein contentieux contre un titre de recette émis par la communauté d’agglomération ECLA pour le recouvrement de 18 068,54 euros au titre de l’attribution de compensation liée au transfert de la compétence assainissement. La commune contestait notamment l’insuffisance de motivation du titre et l’illégalité de la délibération fondant la créance. Le tribunal a annulé le titre de recette pour irrégularité, sans examiner les autres moyens, en application du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SARL Danh Services, qui contestait des rappels de TVA et de taxe sur les véhicules de société. La société n'a pas démontré son intention de reprendre une activité économique de transport, condition nécessaire pour bénéficier de la déduction de la TVA sur ses charges. Le tribunal a également estimé que la société ne pouvait pas se prévaloir de l'exonération de taxe sur les véhicules de société prévue à l'article 1010 du code général des impôts, faute d'exercice effectif d'une activité de transport. La solution retenue s'appuie sur les articles 256, 256 A et 271 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, qui contestait le refus du préfet du Doubs de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, condition nécessaire pour obtenir le titre de séjour. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le requérant contestait l'imposition d'une somme de 32 900 euros, versée sur son compte en 2016, qu'il estimait devoir être rattachée à l'année 2015. Le tribunal a jugé que cette somme constituait un revenu distribué imposable en 2016, année de son encaissement effectif, en application des articles 109, 110 et 158 du code général des impôts. La majoration de 40 % pour manquement délibéré a également été confirmée, l'administration ayant établi l'intention délibérée du contribuable.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A, agent territorial, afin d’obtenir réparation des préjudices résultant de l’accident de service du 10 septembre 2014 et des refus illégaux de reconnaissance d’imputabilité au service par la région Bourgogne Franche-Comté. Le tribunal a jugé que l’illégalité des deux décisions de refus constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la région, et que le retard de plus de deux ans dans l’exécution du jugement du 18 janvier 2018 constitue également une faute. La solution retenue est donc l’engagement de la responsabilité pour faute de la région, sans préjudice de l’examen des préjudices invoqués. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la société Enedis, concessionnaire du réseau public de distribution d'électricité, afin d'obtenir réparation du préjudice causé par la société Colas France qui, lors de travaux de voirie pour le compte d'une collectivité, a sectionné un câble électrique souterrain. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la société Colas France envers la société Enedis, cette dernière ayant la qualité de tiers par rapport au travail public. Toutefois, le tribunal a partiellement exonéré la société Colas France de sa responsabilité en relevant que la société Enedis avait commis une faute en ne fournissant pas un plan de localisation précis de son câble, en méconnaissance des obligations de l'article R. 554-26 du code de l'environnement. En conséquence, la responsabilité a été partagée et la société Colas France a été condamnée à verser à Enedis une somme réduite, correspondant à la moitié du préjudice initialement demandé, soit 7 417,15 euros, avec intérêts et capitalisation.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 16 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant albanais, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait, le préfet n'ayant pas établi la réalité de la mise en examen de M. A pour des faits de travail dissimulé, élément déterminant pour caractériser une menace à l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) ont également été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient la restitution d’un solde de crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) de 1 125 euros au titre de l’année 2020 pour l’installation d’un poêle à pellets. Si les incohérences entre les factures fournies par les requérants ont été jugées imputables au fournisseur, l’administration a opposé un motif déterminant : les contribuables n’étaient pas propriétaires de leur habitation principale à la date des travaux. Cette condition de propriété, prévue à l’article 200 quater du code général des impôts, n’étant pas remplie, le tribunal a confirmé le bien-fondé du refus de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2017, suite à un contrôle fiscal. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales et une erreur sur l'année d'imposition des revenus distribués. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, l'administration ayant respecté les garanties prévues en indiquant les conséquences financières des rectifications. La solution retenue est le rejet de la requête, sans décharge des impositions ni des pénalités.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SARL Dardeau, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt métiers d’art (CIMA) pour les années 2019 à 2021. La société, active dans la conception de fenêtres et vérandas sur mesure, soutenait que l’administration fiscale avait appliqué une définition erronée des métiers d’art, contraire à la doctrine administrative. Le tribunal a jugé que la simple activité artisanale de fabrication sur mesure ne suffit pas à caractériser un travail de création original ouvrant droit au CIMA, conformément à l’article 244 quater O du code général des impôts. La requête a donc été rejetée comme non fondée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'aucun des moyens ne soit jugé fondé. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B contestant la décision du 22 juin 2023 du président de la fédération départementale des chasseurs de la Haute-Saône, qui lui attribuait un seul cervidé au titre du plan de chasse 2023-2024. Le tribunal a estimé que M. B n’apportait pas de preuves suffisantes des dégâts forestiers allégués et n’établissait pas de rupture d’égalité de traitement avec d’autres territoires. La solution s’appuie sur les articles L. 425-4, L. 425-6 et L. 425-8 du code de l’environnement, relatifs à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique et à la fixation des plans de chasse.