Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2403902(TA95-2403902)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 19 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante ukrainienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la requérante ne justifiait pas d'une poursuite d'études sérieuse, au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa progression et de son assiduité. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2314741(TA95-2314741)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, était saisi par Mme A... d’une demande de provision de 500 euros en réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le tribunal constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, il a déjà condamné l’État à indemniser ce même préjudice à hauteur de 1 700 euros par un jugement du 24 juin 2024. En conséquence, les conclusions aux fins de provision sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. Par ailleurs, la demande d’aide juridictionnelle provisoire est rejetée, l’intéressée ayant déjà fait l’objet d’un refus définitif.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2302344(TA95-2302344)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la composition irrégulière de la commission du titre de séjour, estimant celle-ci conforme à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du même code, faute pour le requérant de justifier de motifs exceptionnels ou d'une insertion professionnelle suffisante. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409686(TA95-2409686)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait des décisions du juge des enfants relatives au placement de ses enfants et au suivi par l'aide sociale à l'enfance, invoquant une atteinte à ses droits parentaux. Le tribunal a jugé que les mesures demandées, visant à remettre en cause des décisions du juge judiciaire, ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative. Par ailleurs, la demande d'enquête sur le fonctionnement du service de l'aide sociale à l'enfance a été rejetée pour défaut d'urgence justifiée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409608(TA95-2409608)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision de "clôture de la demande" de titre de séjour prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que cette demande n'était pas dirigée contre une décision susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, la rendant irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
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N° TA95-2409687(TA95-2409687)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à son bailleur social de réduire son loyer en re-conventionnant son logement. Le juge a estimé que le litige, portant sur les relations locatives entre un bailleur social et son locataire, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, en application de l'article L. 213-4-4 du code de l'organisation judiciaire et de l'article L. 442-6 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

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N° TA95-2315918(TA95-2315918)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le concours de la force publique afin d’expulser des occupants sans titre. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’État était engagée à compter du refus implicite survenu le 29 septembre 2016, en application des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Il a précisé que l’indemnisation due au titre de la perte de loyers et charges devait être calculée sur la base du montant du bail, hors suppléments de loyer, et après imputation des aides personnalisées au logement. La solution retenue engage donc l’État à réparer le préjudice subi par la société requérante.

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N° TA95-2315915(TA95-2315915)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d'une demande d'indemnisation pour le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le concours de la force publique pour exécuter une ordonnance d'expulsion. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée à compter du 22 mai 2021, date du refus implicite, sur le fondement des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Il a limité la période de responsabilité en application de la trêve hivernale prévue à l'article L. 412-6 du même code. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser à la société Logirep une indemnité de 1 624,92 euros, correspondant aux indemnités d'occupation non perçues du 1er novembre 2021 au 8 mars 2022, avec intérêts au taux légal.

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N° TA95-2409683(TA95-2409683)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait le réexamen d’un jugement du 22 mai 2024 ayant refusé l’annulation d’une décision préfectorale de refus de regroupement familial pour son épouse. Le juge a rappelé qu’il ne peut pas réformer un jugement rendu par le tribunal en formation collégiale, cette voie de recours relevant de la cour administrative d’appel. La demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408887(TA95-2408887)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut d’examen sérieux, et de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, estimant la procédure régulière. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, de l’injonction et des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2301783(TA95-2301783)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation fondée sur le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le concours de la force publique pour expulser des occupants sans titre. La société a ensuite déclaré se désister de ses deux requêtes enregistrées sous les numéros 2301783 et 2301787. Par un jugement du 10 juillet 2024, le tribunal a donné acte de ces désistements, sans se prononcer sur le fond du litige ni sur l’application des textes invoqués (code civil, code de la construction et de l’habitation, code des procédures civiles d’exécution).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408407(TA95-2408407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que l'absence de demande de réexamen de l'asile rendait inopérant le moyen fondé sur les articles L. 531-42 et R. 531-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels de traitements inhumains en cas de retour au Bangladesh.

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N° TA95-2409797(TA95-2409797)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de la convoquer pour examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition légale pour faire droit à la demande n'était pas remplie.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409814(TA95-2409814)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour formée par M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas l’existence d’une décision implicite et le risque de suspension de son contrat de travail résultant de son propre maintien irrégulier en France depuis 2016. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407768(TA95-2407768)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du 29 mai 2024 du préfet du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2207818(TA95-2207818)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E et autres, propriétaires à Rueil-Malmaison, qui demandaient l'annulation de la délibération du 13 décembre 2021 approuvant la modification n°8 du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Les requérants contestaient notamment l'irrégularité de l'enquête publique, l'erreur manifeste d'appréciation sur une superficie minimale constructible et l'identification d'un espace vert à préserver sur leur parcelle. Le tribunal a jugé que la procédure d'enquête publique était régulière, notamment en ce qui concerne l'organisation d'une réunion publique en visioconférence, et a écarté les autres moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques au-delà des codes de l'urbanisme et de l'environnement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406956(TA95-2406956)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'intéressé, entré irrégulièrement et sans titre de séjour valide, relevait bien du cas prévu à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 412-1, L. 432-1, L. 432-2 et L. 435-1 du même code étaient inopérants, ces dispositions ne pouvant être invoquées qu'à l'appui d'une demande de titre de séjour. Enfin, le tribunal a écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans relever d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406710(TA95-2406710)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire ne sont pas applicables aux décisions d'éloignement, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les règles de procédure applicables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406771(TA95-2406771)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 30 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2317362(TA95-2317362)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation de 14 796,63 euros en raison du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le concours de la force publique pour expulser des occupants sans titre. La société s’est désistée de son recours en plein contentieux et de sa demande de provision. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 10 juillet 2024, sans examiner le fond du litige ni appliquer les textes invoqués (code civil, code de la construction et de l’habitation, code des procédures civiles d’exécution).

Résumé IA