Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2406771(TA95-2406771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 30 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2312997(TA95-2312997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser la SCI les 2J pour le préjudice résultant du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour exécuter une ordonnance d'expulsion. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, à compter du 23 mars 2023. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation de 2 946,36 euros, la SCI n'ayant pas démontré que le montant réclamé correspondait à la valeur locative réelle des locaux.
N° TA95-2200067(TA95-2200067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de permis de construire par le maire de Garges-lès-Gonesse. Le tribunal a jugé que la demande de permis était irrecevable car le dossier était incomplet, et que le requérant n'avait pas produit les pièces manquantes dans le délai de trois mois prévu par les articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme. En conséquence, une décision tacite de rejet était légalement intervenue. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2406710(TA95-2406710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire ne sont pas applicables aux décisions d'éloignement, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les règles de procédure applicables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2408406(TA95-2408406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 21 mai 2024 du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que l'absence de dépôt d'une demande de réexamen d'asile rendait inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 531-42 et R. 531-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement.
N° TA95-2312328(TA95-2312328)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme B d'une demande d'indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de leur accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée à compter du 1er avril 2023, soit deux mois après la réquisition, jusqu'à la libération des lieux le 6 juin 2024, en application des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Pour évaluer le préjudice, le tribunal a précisé que l'indemnité due correspond à la dette locative non perçue pendant cette période, déduction faite des aides au logement et des versements effectués, et a tenu compte d'un protocole transactionnel indemnisant la période antérieure au 31 août 2023. La solution retenue engage donc l'État à réparer le préjudice subi par les propriétaires du fait de l'absence de concours de la force publique.
N° TA95-2110597(TA95-2110597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E contestant deux arrêtés du maire de Puteaux délivrant un permis de démolir et de construire une extension, puis un permis modificatif. Les requérants invoquaient des lacunes dans les dossiers de demande (notamment au regard des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme) et une méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a estimé que les insuffisances alléguées n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation.
N° TA95-2011650(TA95-2011650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Gabriel Péri contestant la décision de préemption du maire de Montigny-lès-Cormeilles sur des parcelles, estimant que la commune justifiait d'un projet d'aménagement réel répondant aux objectifs de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir de la SCI en tant qu'acquéreur évincé et la qualité de son représentant légal. Sur le fond, il a jugé que la décision de préemption, motivée par la réalisation d'un équipement public (groupe scolaire), était légale et proportionnée, et que les moyens tirés des vices de compétence et de procédure n'étaient pas fondés. La demande de la SCI a donc été rejetée, et les dépens mis à sa charge.
N° TA95-2407723(TA95-2407723)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule un arrêté du préfet de police de Paris du 28 mai 2024 obligeant un ressortissant algérien à quitter le territoire français. La décision est motivée par un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant commis une erreur de fait en estimant qu'il ne justifiait pas d'une entrée régulière, alors qu'il était muni d'un visa Schengen en cours de validité. Le tribunal applique les articles L. 611-1 1° et L. 352-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de deux mois, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2407768(TA95-2407768)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du 29 mai 2024 du préfet du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2408830(TA95-2408830)
Cette requête en référé, déposée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, concerne un ressortissant ivoirien, M. B, qui sollicite une injonction à l'encontre du préfet du Val-d'Oise pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande en constatant que le dysfonctionnement de la plateforme numérique ANEF empêche le requérant de déposer sa demande, et que cette situation est urgente car elle le prive de la possibilité de travailler et de subvenir aux besoins de ses enfants français. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous au requérant dans un délai raisonnable, en application des principes généraux du droit à voir sa situation examinée et de l'obligation de l'administration de garantir l'accès au service public.
N° TA95-2409226(TA95-2409226)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant à Mme A la délivrance d'un titre de séjour "talent - carte bleue européenne". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui bénéficiait déjà d'un titre de séjour valable jusqu'au 20 septembre 2024, sollicitait un changement de statut et n'établissait pas d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409311(TA95-2409311)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant l'avancement de la date de convocation de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant disposant d'un rendez-vous fixé au 12 juin 2025 sans démontrer d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2409687(TA95-2409687)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à son bailleur social de réduire son loyer en re-conventionnant son logement. Le juge a estimé que le litige, portant sur les relations locatives entre un bailleur social et son locataire, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, en application de l'article L. 213-4-4 du code de l'organisation judiciaire et de l'article L. 442-6 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA95-2409586(TA95-2409586)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé suspension de M. B, qui contestait un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime qu’aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Par ailleurs, les conclusions tendant à la suspension de l’OQTF sont irrecevables, car le recours au fond en suspend déjà l’exécution en application de l’article L. 512-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2409629(TA95-2409629)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension du refus implicite d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour avait bien été enregistrée, rendant la décision contestée inexistante et la requête en annulation irrecevable. Par conséquent, la demande de suspension, manifestement mal fondée, a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2409632(TA95-2409632)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'erreur de droit (fondement sur la convention franco-ivoirienne plutôt que sur l'article L. 422-10 du CESEDA) et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2102700(TA95-2102700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Collectif pour le respect du quartier Etienne Dolet. Celle-ci demandait l'annulation de la décision implicite refusant d'abroger la délibération de 2012 portant création de la ZAC "Dolet-Brossolette" à Malakoff. Le tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester cette décision. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2409664(TA95-2409664)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré le certificat de résidence algérien de Mme B épouse C. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2409665(TA95-2409665)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, liberté d'aller et venir) en raison de la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de démontrer que son dossier de demande de titre de séjour était complet, les pièces produites étant insuffisantes pour établir cette complétude. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'atteinte alléguée.