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Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 6 février 2023 par laquelle la préfète de l’Allier a refusé d’enregistrer sa demande de titre de séjour. La préfète a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison du retrait de cette décision, mais le tribunal a écarté cette exception, le retrait n’étant pas définitif faute d’indication des voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée au motif que la préfète n’avait pas respecté l’obligation d’information prévue à l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de Mme B, qui contestait la remise en cause de la réduction d'impôt sur le revenu dont elle avait bénéficié en 2016 au titre du dispositif "Nov'Accès" pour des investissements en logement social outre-mer. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière, l'administration n'étant pas tenue de vérifier la société civile immobilière (SCI) de portage en application de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales, dès lors que le contrôle portait sur les conditions personnelles d'éligibilité de la contribuable à l'avantage fiscal. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement fiscal, sans que les moyens soulevés par la requérante, notamment sur la compétence de la DNEF ou l'interprétation de l'article 199 undecies C du code général des impôts, n'aient prospéré.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. A, qui contestait la remise en cause par l’administration fiscale de la réduction d’impôt sur le revenu dont il avait bénéficié au titre des années 2014 et 2015 pour un investissement en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l’administration avait respecté son obligation d’information sur l’origine des documents obtenus. Sur le fond, il a estimé que l’absence d’agrément préalable, requis par l’article 199 undecies A du code général des impôts pour les investissements supérieurs à deux millions d’euros, justifiait légalement la remise en cause de l’avantage fiscal, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la notion de « programme immobilier ». La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A et du syndicat CGT des fonctionnaires territoriaux de la mairie de Clermont-Ferrand, qui demandaient l’annulation de la décision du maire du 12 octobre 2021 réquisitionnant M. A du 13 au 15 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en se fondant sur le préavis de grève, la baisse des températures et la nécessité de garantir le chauffage des écoles. Il a également écarté le moyen tiré d’une irrégularité de notification comme inopérant. La solution retenue s’appuie notamment sur le code des relations entre le public et l’administration (article L. 211-2) et le préambule de la Constitution de 1946.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. H et autres, agents techniques de la commune, et du syndicat CGT, demandant l'annulation des décisions du maire de Clermont-Ferrand du 12 octobre 2021 les réquisitionnant pour la période du 13 au 15 octobre 2021. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une irrégularité de notification était inopérant et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, en mentionnant le préavis de grève, la baisse des températures et la nécessité de garantir le chauffage des écoles. Il a également estimé que le maire pouvait légalement fonder ces réquisitions sur son pouvoir de police municipale, en application du préambule de la Constitution de 1946 et des principes de continuité du service public, pour faire face à une situation de grève affectant un service essentiel. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les demandes de Mme A, agent territorial, qui sollicitait l’annulation des refus implicite et explicite des communes de Saint-Saturnin et Lavigerie de lui accorder la protection fonctionnelle, en raison de poursuites pénales liées à ses fonctions. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses requêtes. Il a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation des décisions n’était pas fondé, faute pour la requérante d’avoir demandé la communication des motifs dans les délais requis. Sur le fond, il a estimé que les faits reprochés à Mme A ne présentaient pas de lien suffisant avec ses fonctions ou ne constituaient pas des attaques justifiant la protection, et que les communes n’avaient donc pas méconnu les dispositions de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu au titre de 2016, consécutive à la remise en cause d’une réduction d’impôt pour investissement outre-mer (programme Nov’Accès) prévue à l’article 199 undecies C du code général des impôts. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 53 du livre des procédures fiscales, jugeant que l’administration n’avait pas à vérifier la SCI de portage, la rectification portant sur les conditions personnelles de la réduction d’impôt et non sur des bénéfices sociaux. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement fiscal opéré par l’administration.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Allier le 12 octobre 2023. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le point 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, en raison du caractère très récent de l'entrée en France de l'intéressée (juillet 2023) et de l'absence de charge familiale à son égard. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'était pas illégale par voie de conséquence. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder l'aide "Moncommerceenligne". La région avait motivé son refus par le dépôt tardif du dossier complet de Mme A, intervenu après la date limite du 30 septembre 2021, fixée par une délibération modificative du 17 septembre 2021. Le tribunal a jugé que le non-respect de ce délai, bien que regrettable au vu des difficultés financières de la requérante, était opposable et que l'absence d'information individuelle sur cette modification réglementaire n'était pas illégale. La solution retenue est fondée sur le respect des conditions d'octroi de l'aide, telles que définies par les délibérations de la région.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande des consorts A, propriétaires d'une parcelle à Cusset, qui sollicitaient l'indemnisation de la perte de valeur vénale de leur terrain suite à son reclassement en zone agricole par la révision du plan local d'urbanisme de 2019. Les requérants invoquaient une rupture d'égalité devant les charges publiques, mais le tribunal a rappelé que le régime spécial d'indemnisation de l'article L. 105-1 du code de l'urbanisme ne permet une indemnité qu'en cas de charge spéciale et exorbitante, hors de proportion avec l'objectif d'intérêt général. En l'espèce, le simple changement de zonage, sans atteinte à des droits acquis, ne constitue pas une telle charge, et la perte de constructibilité n'ouvre pas droit à réparation. La requête a donc été rejetée, y compris les demandes accessoires.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. Dujon-Deshaires, qui contestait le refus de la Caisse des dépôts et consignations de lui octroyer rétroactivement des titres-restaurant pour la période de télétravail du 2 mars au 1er juin 2020. Le requérant n'a pas démontré avoir travaillé en télétravail dans les conditions requises (pause repas, équivalence avec le présentiel) et il est apparu qu'il avait déjà perçu un nombre de titres équivalent à ceux des mois antérieurs, notamment via une attribution en juillet 2020 couvrant les mois d'avril et mai. La juridiction a donc jugé le refus fondé, sans examiner la fin de non-recevoir soulevée par la défense. Aucun texte spécifique n'est cité, le jugement se fondant sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet du Puy-de-Dôme la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, le préfet a délivré l’attestation sollicitée, valable du 21 novembre 2024 au 20 février 2025. Le juge a constaté qu’il n’y avait dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a également rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, bien que bénéficiant de récépissés, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment les violences conjugales subies et l'application de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 6-2 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, et que les moyens soulevés, faute de précisions suffisantes, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes de lui délivrer l’autorisation d’usage professionnel du titre d’ostéopathe. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article 6 du décret du 25 mars 2007, estimant que son diplôme délivré au Royaume-Uni lui permettait d’exercer en Belgique. Le tribunal a jugé que les pièces produites ne démontraient pas que ce titre permettait un exercice légal en Belgique, et a donc écarté le moyen. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 4 et 6 du décret n° 2007-435 du 25 mars 2007.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, qui contestait le courrier du 17 juin 2021 du directeur départemental des finances publiques de l'Allier. Ce courrier, qui constatait l'absence d'éligibilité de M. A à l'aide du fonds de solidarité Covid-19 et annonçait l'émission d'un titre de perception pour récupérer 9 743 euros, a été jugé comme un acte préparatoire non susceptible de recours. La juridiction a donc déclaré la requête irrecevable, car seul le titre de perception lui-même peut être contesté dans les conditions prévues par le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait un courrier du 1er septembre 2021 du directeur départemental des finances publiques de l'Allier. Ce courrier notifiait l'absence d'éligibilité de M. A à l'aide du fonds de solidarité pour les entreprises fragilisées par la Covid-19 pour plusieurs mois de 2021, pour un montant total de 23 559 euros, et annonçait l'émission d'un titre de perception pour récupérer les sommes indûment perçues. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait un simple acte préparatoire, et non une décision faisant grief, car il se bornait à informer l'intéressé des résultats d'un contrôle et de l'émission à venir d'un titre de perception, lequel pouvait être contesté ultérieurement selon les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue est fondée sur les règles de recevabilité du recours pour excès de pouvoir, sans examen du bien-fondé des moyens soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, professeure des écoles, qui contestait le refus de sa demande de mutation sur un poste de directrice d'école. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet n'avait pas à être signée et que le refus de mutation n'étant pas un droit, il n'était pas soumis à l'obligation de motivation. Enfin, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la mutation, celle-ci relevant des besoins du service. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A pour contester la décision de la CAF du Puy-de-Dôme du 5 juin 2024, qui ne lui accordait qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL). En cours d'instance, la CAF a accordé une remise totale de la dette par une décision du 17 octobre 2024. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation du refus implicite du président de la communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne de modifier le classement de leurs parcelles en zones Ae et N dans le plan local d'urbanisme intercommunal. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, car le refus de modifier un document d'urbanisme réglementaire n'est pas soumis à une obligation de motivation. Il a également estimé que le classement contesté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 151-8, R. 151-22 et R. 151-24 du code de l'urbanisme, et qu'il était cohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables.