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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C et de son épouse, qui demandait l’annulation de la décision du 1er mars 2024 du préfet de Saône-et-Loire refusant le regroupement familial. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet ayant soutenu son irrecevabilité et le bien-fondé de sa décision. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite de rejet du préfet de la Côte-d'Or concernant la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A B, ressortissante congolaise. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande en ce sens, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société NSG Vins (anciennement Louis Max) qui contestait un titre exécutoire émis par FranceAgriMer pour le reversement d’une avance de 39 381,66 euros sur une aide à l’investissement vitivinicole. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du contradictoire, et l’illégalité des conditions d’octroi de l’aide. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 1308/2013, le code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur la décision INTV-GPASV-2017-57 du directeur général de FranceAgriMer.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, un détenu travaillant au service général d’un centre de détention, qui contestait la décision du 25 août 2022 résiliant son contrat d’emploi pénitentiaire et demandait réparation pour la perte de salaires subie. Le tribunal a examiné la faute de l’administration, le ministre de la justice ne contestant pas son existence, mais a estimé que M. B ne justifiait pas d’un préjudice indemnisable, la résiliation étant liée à une faute disciplinaire de sa part. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de M. B, ainsi que sa demande au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné deux requêtes de la SCEA des Capucines contestant le refus du préfet de la Côte-d'Or de lui accorder des aides de la politique agricole commune pour 2023, au motif qu'elle ne répondait pas à la définition d'« agriculteur actif ». Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, car M. D, qui représentait la société, n'avait pas qualité pour agir en justice : n'étant pas gérant et ne disposant d'aucune habilitation de l'assemblée générale, il ne pouvait valablement engager un recours pour le compte de la SCEA. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la représentation des personnes morales en justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. G C contestant l'arrêté du 25 avril 2023 du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. Cet arrêté lui refusait partiellement l'autorisation d'exploiter 48,7 hectares de terres, au profit de l'EARL de la Petite Motte, classée en priorité 1 selon le schéma directeur régional. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision était légalement justifiée par l'application des articles L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et R. 331-6 du code rural. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E et Mme C, qui demandaient l’annulation de la décision du 30 août 2024 de la commission académique de Dijon refusant l’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille de quatre ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, estimant que la composition et le fonctionnement de la commission étaient réguliers au regard des articles D. 131-11-11 et D. 131-11-12 du code de l’éducation. Il a également jugé que la décision attaquée ne méconnaissait pas l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ni l’article L. 131-5 du code de l’éducation, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du maire de Charnay-lès-Mâcon refusant sa titularisation comme adjoint technique territorial. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la commission administrative paritaire avait disposé de tous les documents nécessaires pour se prononcer. Sur la légalité interne, il a jugé que le refus de titularisation n'était entaché ni d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation, et que la décision ne méconnaissait pas le droit du stagiaire à accomplir son stage dans des conditions satisfaisantes. La solution s'appuie notamment sur le décret n° 89-229 du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la délibération du 25 octobre 2022 de la communauté d'agglomération Le Grand Chalon approuvant la révision du PLUi. Le requérant demandait l'annulation du classement de ses parcelles en zones naturelles (Nj, Nl) et de la création d'un emplacement réservé. Le tribunal a jugé que les modifications apportées au projet après l'enquête publique, notamment le reclassement d'une parcelle en zone Nl, procédaient de l'enquête et n'étaient pas substantielles, conformément à l'article L. 153-43 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, tirés d'une contradiction avec le programme local de l'habitat et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SARL Podostyle, qui contestait un redressement fiscal relatif à l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2021. L'administration fiscale avait requalifié en immobilisation les dépenses de fabrication de moules en résine, comptabilisées en charges par la société. Le tribunal a jugé que ces moules, utilisés pour produire des chaussures orthopédiques, constituent un élément d'actif immobilisé en raison de leur utilisation durable et récurrente. La solution retenue s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, qui définissent le bénéfice net et les charges déductibles.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 31 mars 2023 par lequel le président de la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud avait placé M. B en disponibilité d'office du 18 janvier 2022 au 17 janvier 2023. La solution retenue repose sur la méconnaissance des dispositions des articles L. 513-21 et L. 513-26 du code général de la fonction publique, ainsi que de l'article 10 du décret n° 86-68 du 13 janvier 1986. Le tribunal a jugé que le fonctionnaire, ayant demandé la fin anticipée de son détachement, ne pouvait être placé en disponibilité d'office au-delà du terme initialement prévu sans respecter les procédures de réintégration prévues par ces textes.
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par la SCEA D Dominique d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2023 autorisant l’EARL de la Petite Motte à exploiter 48,7 hectares de terres. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et l’absence de preuve de l’installation de l’EARL bénéficiaire. Avant d’examiner le fond, le tribunal a statué sur sa compétence territoriale en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. Constatant que la majorité des parcelles litigieuses se situait dans le département de la Haute-Saône, il s’est déclaré territorialement incompétent et a renvoyé l’affaire au Tribunal Administratif de Besançon.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite plus d'un mois après la notification de l'arrêté, et a également écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de M. A L et autres, qui contestaient la délibération du 25 octobre 2022 de la communauté d’agglomération Le Grand Chalon approuvant la révision du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et la modification de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP) de Fontaines. Les requérants demandaient l’annulation de ces actes en tant qu’ils classaient certaines parcelles en zone 1AU et créaient des orientations d’aménagement et de programmation (OAP), ou modifiaient les secteurs protégés. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 153-21 et L. 101-2 du code de l’urbanisme, l’incohérence avec le PADD, et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a également écarté les vices de procédure allégués concernant la modification de l’AVAP, en application du code du patrimoine et du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Varennes-Vauzelles du 5 mai 2023. Cet arrêté fixait la consolidation de son état de santé au 15 décembre 2022 pour une maladie professionnelle et le plaçait en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête suffisamment motivée. Sur le fond, il a annulé l’arrêté contesté, estimant que la commune n’avait pas justifié de la date de consolidation au regard des dispositions de l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Branges à la SCI Le Pont pour un immeuble de bureaux et services. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire, l'irrégularité du dossier et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l'urbanisme (R. 111-2, R. 111-5, R. 111-6, R. 111-7, R. 111-25, R. 111-27, R. 111-28). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, les juges ayant estimé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 14 juin 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme B, une demandeuse d'asile biélorusse. Le tribunal a jugé que le motif invoqué, à savoir le refus de suivre les forces de l'ordre pour un transfert vers l'Espagne, était entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des circonstances familiales et médicales exceptionnelles (crise allergique de sa fille). Il enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces droits à compter du 14 juin 2023.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait la décision implicite de rejet de son recours administratif contre la résiliation de son contrat d'emploi pénitentiaire pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue de permettre au détenu d'être assisté d'un avocat lors de l'entretien préalable, en application de l'article L. 412-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait son placement en régime contrôlé de détention décidé le 17 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le comportement de M. E, caractérisé par des courriers provocateurs et insultants envers le personnel pénitentiaire en septembre 2023, justifiait cette mesure, laquelle n'est pas disciplinaire mais fondée sur les articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les conclusions à fin d'injonction devenues sans objet suite à la libération du requérant.