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Le Tribunal administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du préfet de la Guyane du 19 mars 2022 en tant qu'il interdisait le retour sur le territoire français à M. B, ressortissant haïtien, pour une durée de deux ans. Cette annulation est motivée par l'incompétence du signataire, le sous-préfet, qui ne disposait pas d'une délégation de signature pour ce type de décision. En revanche, le tribunal a rejeté les autres moyens de la requête, notamment ceux dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français sans délai, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné les requêtes de M. A, ingénieur hospitalier, contestant deux décisions du centre hospitalier de l'ouest guyanais (CHOG) : l'interruption de son traitement à compter du 1er septembre 2022 et sa radiation des cadres pour abandon de poste à la même date. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, estimant que la décision d'interruption de traitement ne faisait pas grief et que la radiation pour abandon de poste était justifiée par l'absence de service effectif après l'épuisement de ses droits à congés. Les juges ont appliqué les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la cessation de paiement du traitement en cas d'absence de service fait et à la procédure de radiation pour abandon de poste.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la SAS Compagnie Minière Montagne d'Or, qui contestait le refus implicite du ministre de l'économie de prolonger son permis exclusif de recherches de mines d'or. La société invoquait un défaut de motivation et une erreur de droit, mais le tribunal a soulevé d'office la tardiveté de la requête. En application des articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration, le tribunal a jugé que la demande de communication des motifs, présentée dans les délais, n'avait pas reçu de réponse, ce qui rendait la décision implicite illégale. Cependant, la requête a été rejetée car elle n'a pas été introduite dans le délai de recours contentieux de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le refus de séjour était fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, sans erreur de fait. Il a estimé que M. A ne justifiait pas de la réalité de sa vie maritale avec une ressortissante française et que les conditions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, faute de démontrer l'indisponibilité d'un traitement approprié en Côte d'Ivoire. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des autres dispositions invoquées ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour Mme B, ressortissante haïtienne, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis plusieurs erreurs de fait, notamment en contestant l'ancienneté de son séjour et son insertion professionnelle, et que ces motifs étaient déterminants pour l'examen de son droit au séjour au titre de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire sont annulés. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un récépissé à Mme B et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois.
Tribunal Administratif de la Guyane annule la décision implicite de rejet née du silence du ministre de l'économie sur la demande de concession de mines d'or "Yaou" présentée par la société Minière Yaou-Dorlin. La décision est annulée pour défaut de motivation, la société ayant demandé en vain la communication des motifs dans le délai légal. Le tribunal s'est fondé sur les articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de M. B, visant à suspendre une obligation de quitter le territoire et à obtenir une convocation pour enregistrer sa demande de carte de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire, étaient devenues sans objet. Cette solution a été retenue car le préfet avait convoqué le requérant à un rendez-vous en préfecture le 28 octobre 2024 pour procéder aux démarches demandées. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que le préfet avait convoqué M. B, ressortissant haïtien, à un rendez-vous le 28 octobre 2024 pour enregistrer sa demande de carte de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. En conséquence, les conclusions du requérant tendant à la suspension de l'obligation de quitter le territoire et à l'injonction de convocation sont devenues sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 mai 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées au regard des articles L.613-1, L.613-2 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation irrégulière et de ses attaches en Haïti.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté les requêtes de M. C, gardien de la paix, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie (troubles auditifs et psychiatriques) et son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que les arrêtés attaqués étaient légaux, notamment en ce qu'ils respectaient les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Il a également considéré que le moyen tiré de l'incompétence des signataires était infondé et que la motivation des décisions était suffisante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné le recours de Mme C, ressortissante haïtienne, contre un arrêté préfectoral du 12 avril 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que l'obligation de quitter le territoire était devenue sans objet suite à la délivrance d'une attestation de demande de carte de séjour, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le refus de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et non entaché d'incompétence. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 25 avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé Mme B, ressortissante haïtienne, à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante contestait notamment une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que, malgré l'absence de cohabitation continue due à des contraintes professionnelles de l'époux, la communauté de vie était établie par des liens affectifs et matériels, et que la cellule familiale ne pouvait se reconstituer hors de France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont été annulés, le tribunal ordonnant la délivrance d'un récépissé et le réexamen de la situation de Mme B.
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en octobre 2024. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 900 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la SAS Compagnie Minière Montagne d'Or, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de prolongation de cinq ans d'un permis exclusif de recherches de mines d'or. La société invoquait un défaut de motivation et une erreur de droit. Le tribunal a relevé que la société avait demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet, mais que l'absence de réponse de l'administration rendait cette décision illégale. Cependant, le jugement a été fondé sur un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête, sans que le tribunal ne statue sur le fond. Les textes appliqués incluent le code minier (article L.142-1) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L.211-2 et L.232-4).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté les requêtes de M. C, gardien de la paix, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie (troubles auditifs et psychiatriques) et son placement en congé de longue maladie. La juridiction a jugé que l'arrêté du 25 avril 2022 était légal, notamment au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986, et que les arrêtés du 10 mai 2022, retirés et remplacés par ceux du 1er février 2023, n'étaient plus contestables. Les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la SCI EDM et de ses associés, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire un funérarium délivré par la commune de Macouria. Le tribunal a jugé que les requérants, bien que voisins immédiats du projet, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'ont pas démontré en quoi le projet affecterait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leur bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, agent contractuel de la commune d'Apatou, qui contestait l'arrêté du 17 février 2022 prononçant sa suspension de fonctions pour faute grave. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, en appliquant les règles de computation des délais prévues à l'article L. 642 du code de procédure civile. Sur le fond, il a annulé l'arrêté attaqué au motif que le maire avait méconnu l'autorité de la chose jugée par l'ordonnance de référé du 3 février 2022, qui avait suspendu la précédente suspension, et ce en violation des articles L. 11 et L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du 24 mars 2022 mettant fin à sa formation d'inspecteur-élève de l'action sanitaire et sociale. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut de procédure contradictoire, jugeant que la décision n’était pas une sanction disciplinaire et n’entrait pas dans les catégories nécessitant une motivation. Le tribunal a également estimé que les autres moyens, notamment l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 août 2021 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière et publiée. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée, le préfet ayant pris en compte la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La requête a été rejetée sur l'ensemble des moyens soulevés, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 23 mai 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à Mme A épouse B, ressortissante haïtienne. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et de la stabilité du séjour de l'intéressée en France depuis 2015, de la présence régulière de son époux et de ses six enfants sur le territoire. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à Mme A épouse B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.