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Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour, opposé le 4 janvier 2022 en préfecture. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur le caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée devant le juge administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné les requêtes de M. A, ingénieur hospitalier, contestant deux décisions du centre hospitalier de l'ouest guyanais : l'interruption de son traitement à compter du 1er septembre 2022 et sa radiation des cadres pour abandon de poste à la même date. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, considérant notamment que la décision d'interruption de traitement ne faisait pas grief et que la radiation pour abandon de poste était justifiée par l'absence non justifiée de l'agent. Les décisions ont été fondées sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la cessation de fonctions et à l'abandon de poste.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 décembre 2021 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler son titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, que les erreurs de fait alléguées n'étaient pas établies, et que la requérante n'apportait pas la preuve qu'elle remplissait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le préfet de la Guyane obligeait M. B, ressortissant haïtien, à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La solution retenue est fondée sur le moyen tiré du défaut de signature de l'auteur de l'acte, en application de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 2 décembre 2022 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la délivrance d'une attestation de dépôt de demande de carte de séjour valable jusqu'en janvier 2025 avait abrogé l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de renvoi, rendant ces conclusions sans objet. Sur le refus de séjour, le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, estimant la décision régulière au regard des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête pour le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet refusait d'admettre au séjour M. B C, ressortissant brésilien. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, le refus de séjour ayant pour effet de séparer le requérant de ses deux jeunes enfants, dont l'intérêt supérieur doit être une considération primordiale. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B C un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" l'autorisant à travailler, dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 900 euros à l'avocat du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 22 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L.611-1, L.612-2, L.612-3 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, validant la délégation de signature. Il a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. D, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 février 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que l'obligation de quitter le territoire était devenue sans objet suite à la délivrance d'une attestation de demande d'asile, mais a examiné le refus de séjour sur le fond. Il a écarté le moyen d'incompétence et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens familiaux suffisamment stables et intenses en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé la décision implicite de rejet du ministre de l'Économie refusant à la SAS Takari Mining un permis exclusif de recherches de mines en Guyane. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car l'administration n'avait pas communiqué ses motifs à la société requérante, en violation du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande de permis dans un délai de six mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la société.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait. Sur le fond, il a estimé que les certificats médicaux produits par la requérante ne démontraient pas qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié en Haïti, condition nécessaire à l'application de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de séjour du préfet de la Guyane du 17 février 2023. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L.423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de sa situation personnelle (célibataire, sans enfant, entrée récente en France à 19 ans). La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. En cours d'instance, le préfet a délivré à Mme B une attestation de dépôt de demande de carte de séjour, ce qui a eu pour effet d'abroger l'arrêté contesté. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur les articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme E B, ressortissante dominicaine, qui contestait l'arrêté du 23 février 2023 du préfet de la Guyane lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé au regard des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles L.541-1, L.541-2, L.611-1 et L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, la requérante n'a pas démontré d'erreur de fait ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme E B.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 4 mai 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour M. A, ressortissant guyanien père de deux enfants français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants en résidant avec eux. Les condamnations pénales antérieures du requérant, liées à une addiction à l'alcool désormais suivie, ne constituent pas une menace pour l'ordre public justifiant le refus de titre. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a estimé que le refus de séjour et la mesure d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux stables et anciens. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet sur la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante haïtienne. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de son refus à la requérante, malgré sa demande formulée dans les délais, en méconnaissance des articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L'État est condamné à verser 1 200 euros à Me Balima, avocat de Mme A, au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 10 mai 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la mesure d'éloignement était devenue sans objet en raison de l'édiction d'une nouvelle mesure en juin 2024, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le refus de séjour, le juge a estimé que l'erreur de fait du préfet sur le nombre d'enfants de M. A n'était pas déterminante et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation DALO du 30 mars 2023 la reconnaissant prioritaire pour un logement. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 28 août 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative, dont Mme A avait été informée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante syrienne reconnue réfugiée, qui demandait la suspension des décisions implicites de rejet de ses demandes de titre de séjour et de voyage. Le juge a estimé que l'absence de délivrance de la carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction depuis plus de deux mois ne caractérisait pas une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la condition d'urgence prévue à l'article L.521-2 n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.