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Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 14 septembre 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. B E, ressortissant brésilien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a relevé que M. B E vivait en France avec sa compagne française et leur enfant français, et que le couple attendait un deuxième enfant.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante haïtienne, dans un délai d'un mois, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'ancienneté des démarches de l'intéressée (depuis novembre 2022) et de sa situation familiale (époux en situation régulière et enfants scolarisés). La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable pour l'enregistrement de leur demande, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'astreinte et les frais de justice ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation DALO du 29 septembre 2022 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En défense, le préfet a sollicité un non-lieu à statuer, faisant valoir qu’un logement de type T3 avait été attribué à la requérante le 25 janvier 2023. Constatant que cette attribution rendait la requête sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. C, ressortissant haïtien. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par le placement en rétention et l'imminence de l'éloignement. Il a retenu une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, au motif que M. C avait déposé une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui lui confère le droit de demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur son recours. La suspension de l'arrêté préfectoral a été ordonnée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D, ressortissante afghane enceinte vivant dans un camp insalubre avec son enfant, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a reconnu l'urgence caractérisée par son état de grossesse et ses conditions de vie précaires. Il a estimé que la privation des conditions matérielles d'accueil portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, incluant l'allocation pour demandeur d'asile, et de lui proposer un hébergement, sous astreinte. La décision s'appuie sur le préambule de la Constitution, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'Office national des forêts (ONF) pour préjudice, l'annulation de refus de protection juridique et d'enquête interne, ainsi qu'une injonction de mutation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, rejette l'ensemble des conclusions sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante haïtienne, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis décembre 2023 et d'une situation familiale et privée caractérisée par sa présence en France depuis 2015 avec son compagnon en situation régulière et ses enfants scolarisés. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était remplie, ordonnant au préfet de procéder dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 700 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de fixer un rendez-vous à une ressortissante haïtienne afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle de la requérante, et que la mesure était utile. L’État a également été condamné à verser 700 euros à son avocat au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme B, ressortissante haïtienne, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée depuis mars 2022, de sa situation familiale et de l'absence de diligence de l'administration. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et impose au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sous astreinte de 700 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C A qui demandait la suspension de la décision du 19 juillet 2024 du chef du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly le maintenant à l’isolement pour cinq jours. Le juge a estimé que la demande, fondée à la fois sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, ne permettait pas de déterminer le fondement juridique précis invoqué, la rendant manifestement irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 obligeant M. D, ressortissant brésilien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du placement en rétention administrative et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme. Cette atteinte a été caractérisée par la durée de séjour de l'intéressé depuis 2000, la communauté de vie établie avec sa compagne et leur enfant de neuf ans scolarisé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait l'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur de 20 468,58 euros. La requérante n'a pas justifié avoir formé une réclamation préalable auprès du directeur départemental des finances publiques, condition prévue par les articles R. 281-1 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. En l'absence de cette réclamation, la requête était entachée d'une irrecevabilité manifeste, conduisant à son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme B, ressortissante haïtienne, à un rendez-vous en préfecture dans un délai d'un mois, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée depuis 2022 et de sa situation familiale, et a constaté l'absence d'obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La demande d'astreinte a été rejetée, de même que celle au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A, ressortissant haïtien, dans un délai d'un mois, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressé et de l'absence de diligence des services préfectoraux, malgré l'existence d'une procédure alternative par courrier postal. La demande d'astreinte et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de la SARL Fauvette, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de taxes foncières (2011-2017) d’un montant de 8 146 euros. La société soutenait que les avis d’imposition ne lui avaient pas été notifiés à la suite du transfert de son siège social, déclaré en 2010, et invoquait la prescription des créances. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation portait sur le bien-fondé de la créance et non sur le recouvrement, ce qui relevait d’une procédure distincte, et que la requête n’avait pas été précédée d’une réclamation préalable obligatoire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante dominicaine, qui demandait la suspension de son obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur son recours. La requérante invoquait l'article L.752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a constaté que cette procédure n'est pas applicable en Guyane en vertu de l'article L.931-3 du même code. En conséquence, les conclusions ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de son éloignement vers Haïti. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de la suspension de l'éloignement déjà prononcée par la Cour européenne des droits de l'Homme le 9 septembre 2024, et que les moyens invoqués, notamment l'atteinte au droit d'asile et à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la Convention européenne des droits de l'Homme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par l'association Guyane Nature Environnement d'une demande d'annulation du refus implicite de communication de documents environnementaux relatifs aux inspections de la société minière Auplata. En cours d'instance, le préfet de la Guyane a communiqué les documents sollicités, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, la demande de l'association visant à rappeler la compétence liée de l'administration a été rejetée comme irrecevable, le juge administratif ne pouvant adresser de telles injonctions hors des cas prévus par la loi.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer à Mme A, ressortissante sénégalaise, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, Mme A se trouvant dépourvue de tout document l'autorisant à séjourner régulièrement après le dépôt de sa demande, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'astreinte demandée a été écartée, mais l'État a été condamné à verser 700 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, agent public, dirigée contre une lettre d’observation de l’OFII du 13 février 2023. Le juge a estimé que cette lettre, qui rappelait des obligations professionnelles sans porter atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales, constituait une simple mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.