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Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne une demande d'expulsion d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le préfet du Nord sollicitait l'expulsion sans délai de Mme C et de ses trois enfants, au motif que leur maintien faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. La requérante s'opposait à cette mesure en invoquant sa vulnérabilité, son état de santé, la scolarisation de ses enfants et l'absence de solution de relogement proposée par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête préfectorale, estimant que la mesure d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse, notamment en raison de la situation de particulière vulnérabilité de la famille et de l'absence de proposition de solution d'hébergement alternative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé l'arrêté attaqué, estimant que la procédure était irrégulière car il n'était pas établi que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par une personne qualifiée, dans des conditions de confidentialité et dans une langue comprise par l'intéressé. Cette solution a été retenue sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.