23 124 décisions disponibles — page 418/1157
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par M. A B d’une requête en annulation de l’arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné son transfert aux autorités tchèques. Le juge a constaté que, en application des articles L. 572-4 et R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale pour connaître de ce litige revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le Tribunal Administratif de Marseille. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent et a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers les autorités tchèques pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare incompétent territorialement. Il applique les articles R. 922-1 et R. 312-1 du code de justice administrative, qui désignent le tribunal dans le ressort duquel l'autorité auteur de l'acte a son siège. En l'espèce, le préfet des Bouches-du-Rhône ayant son siège à Marseille, le tribunal compétent est celui de Marseille. L'ordonnance transmet donc le dossier au Tribunal Administratif de Marseille.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la suspension de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre en 2022. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la procédure pénale dans laquelle l'intéressé se dit partie civile n'étant qu'éventuelle. Il considère également que l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées (droit au recours effectif et droit à la défense) n'est ni grave ni manifestement illégale, dès lors que le requérant peut se faire représenter ou solliciter un visa pour assister à une audience pénale. La requête est donc rejetée par ordonnance, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le maire de Grasse a refusé un permis de construire à M. C pour la réhabilitation d'un ensemble immobilier. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (imminence de travaux de démolition et d'une expulsion) n'étant pas établis avec certitude à la date de la décision. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés. Les conclusions des parties intervenantes et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'était vu délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, valable jusqu'au 6 mai 2025, conformément à l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette mesure a permis de régulariser provisoirement sa situation, rendant non justifiée la suspension sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 novembre 2024 de la commune de Vence, qui prescrivait la mise en sécurité d'un terrain en construction. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts économiques, tandis qu'un intérêt public important s'attache à la réalisation des travaux face au risque constaté. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour faire cesser l'atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation de son enfant, résultant de l'absence d'attribution effective d'une aide mutualisée aux élèves handicapés pourtant décidée le 2 juillet 2024. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée. Il a rappelé que le droit à l'éducation, garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 et les articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de l'éducation, implique la mise en place de moyens humains par l'État pour la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de proposer un hébergement d'urgence à Mme A, ressortissante nigériane bénéficiaire du statut de réfugié, et à son fils mineur de cinq ans, dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de rue de la mère et de son enfant. La solution retenue se fonde sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B, réfugié kazakh vivant dans la rue avec son épouse et ses cinq enfants mineurs. Le juge a reconnu l'urgence de la situation et a considéré que l'absence d'hébergement constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence garanti par les articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de proposer un hébergement d'urgence à la famille sous 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. B. Le juge a estimé que le requérant ne remplissait pas la condition de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige la possession d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans pour les ressortissants étrangers. M. B ne justifiant que d'un titre de séjour délivré en avril 2024, le moyen tiré de la méconnaissance de cette disposition n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les autres moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire) ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension d'une décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant une demande de regroupement familial pour le fils mineur de Mme B, épouse A. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, relevant que la demande de regroupement familial datait de neuf mois et que la requérante justifiait de ressources stables et d'un logement adapté. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des textes internationaux précités.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCCV LCM Promotions contestant un rappel de TVA de 238 059 euros pour le 2ème trimestre 2018, assorti d'une majoration pour manquement délibéré. La société invoquait notamment une double imposition et des vices de procédure. Le tribunal a jugé que les vices affectant la décision de rejet de la réclamation étaient inopérants et que la régularisation alléguée au 4ème trimestre 2018, non établie, était sans incidence sur la période en litige, excluant toute compensation. La solution s'appuie sur les articles L. 203 et L. 205 du livre des procédures fiscales et le code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait l'obligation de payer une somme de 18 789,22 euros correspondant à des impôts (impôt sur le revenu 2011, taxes foncière et d'habitation 2013-2019) et faisant l'objet d'un procès-verbal d'opposition sur saisie antérieure. La juridiction a jugé que les moyens relatifs au bien-fondé des impositions (exonération de taxe foncière, contestation de la taxe sur des parkings) étaient inopérants dans le cadre d'un recours en matière de recouvrement, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la prescription et de versements contestés, ont été écartés faute de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de la SAS Immobilière Atlantic, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2017. La société soutenait qu'une inscription comptable erronée de 9 607 997 euros en produit exceptionnel pouvait être rectifiée comme une erreur comptable dans le délai de reprise, en application de l'article L. 62 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que, selon l'article 38 du code général des impôts, les comptes de clôture ne peuvent être modifiés rétroactivement que pour corriger des erreurs comptables, mais que la société n'a pas démontré que l'inscription litigieuse constituait une telle erreur. Par conséquent, la demande de décharge des impositions, d'un montant de 1 430 937 euros en droits et pénalités, est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SARL AZ construction et rénovation, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2015 à 2018, pour un montant total de 172 170 euros. La société invoquait notamment un défaut de débat oral et contradictoire, un rejet injustifié de sa comptabilité et des charges de sous-traitance non admises. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification s'était déroulée dans le respect des droits de la contribuable, celle-ci ayant eu plusieurs échanges avec le vérificateur. Il a également estimé que l'administration avait valablement rejeté la comptabilité et justifié les rectifications opérées sur le fondement du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, issues d'un contrôle fiscal de leur société. Les requérants invoquaient notamment une irrégularité de procédure pour non-respect du délai de trente jours prévu à l'article L. 16 A du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé que ce délai avait été respecté, la mise en demeure ayant été reçue par leur conseil plus de trente jours avant l'entretien de synthèse. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mise en demeure, l'administration ayant légitimement estimé que la réponse des contribuables était incomplète sur certains points. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL MJB, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre des années 2016 et 2017. La société avait construit un immeuble en 2015, qu'elle avait inscrit en stocks et donné en location avant de le vendre. Le tribunal a jugé que l'affectation de ces biens à une activité de location, même meublée et saisonnière, était exonérée de TVA en application de l'article 261 D du code général des impôts, ce qui constituait une livraison à soi-même imposable sur le fondement du 2° du 1 du II de l'article 257 du même code. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale, rejetant la demande de décharge des droits et pénalités.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SARL Le Kylian's contestant des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour 2015-2018. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur les amendes pour distribution occulte, celles-ci ayant été remises suite à un redressement judiciaire. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge, jugeant que le rejet de la comptabilité et la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires étaient fondés, et que la majoration pour manquement délibéré était justifiée. La décision s'appuie sur les articles 54 du CGI, L. 13 et L. 47 A du LPF, ainsi que sur l'article 1759 du CGI.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à son hébergement et à l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence de la décision attaquée, rendant la requête irrecevable. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision se fonde sur le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017, issues d’une vérification de comptabilité de sa société. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément à l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également rappelé qu’en tant que seul maître de l’affaire, M. B est réputé avoir appréhendé les distributions de la société, sans que la circonstance que des sommes aient été versées à des tiers soit de nature à l’exonérer. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de décharge.