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Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D et M. C pour incompétence territoriale. La demande d'annulation d'un acte administratif relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Toulon, conformément aux articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner son bien-fondé, en raison de l'incompétence manifeste de la juridiction saisie.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation d’instruction en famille, s’est déclaré territorialement incompétent. La décision initiale de refus émanait du directeur académique du Var, département relevant du ressort du tribunal administratif de Toulon. En application des articles R. 312-1, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Toulon, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite du ministre de l’intérieur de restituer des points de permis de conduire retirés à la suite de trois infractions. Par un acte enregistré le 18 octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 octobre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B contestant un titre de perception émis en 2021 pour un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19. Le requérant n’a pas contesté ne pas remplir les conditions du décret du 30 mars 2020 et s’est borné à invoquer son incompréhension et son incapacité financière, sans développer aucun moyen de droit ou de fait utile. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de dégrèvement de la taxe d'habitation pour 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. C, résidant à Dubaï (hors UE/EEE), n'avait pas élu domicile dans un territoire membre de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou en Suisse, comme l'exigent les articles R. 431-8 du code de justice administrative et R. 197-5 du livre des procédures fiscales. Le mandataire désigné, basé à Monaco, ne permet pas non plus de satisfaire cette condition. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A, ressortissant philippin, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté explicite de refus et d’obligation de quitter le territoire, lequel a été annulé par un jugement du même tribunal du 22 octobre 2024, enjoignant la délivrance d’un titre de séjour. Par conséquent, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, devenues sans objet. Les frais de justice ne sont pas mis à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant philippin, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, marié à une compatriote résidente de longue durée et sans attaches familiales aux Philippines.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 3 mai 2024 s'était substitué à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Enfin, il a écarté les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A, ressortissante brésilienne, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de cinq jours. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, la requérante étant privée de justificatif de séjour et empêchée de poursuivre sa formation et ses droits sociaux. La décision se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un récépissé en cas de dépôt d'un dossier complet.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de Mme Barbier, conseillère technique de service social, qui sollicitait le versement rétroactif de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter d’avril 2014. Le tribunal a jugé que, bien qu’exerçant des fonctions de responsabilité en santé, l’agent était affecté à une université (établissement public relevant du ministre de l’enseignement supérieur) et non dans un service déconcentré du ministère de l’éducation nationale, ce qui excluait l’application du décret n°91-1229 du 6 décembre 1991. La requérante ne pouvait pas non plus se prévaloir du décret n°2014-513 du 20 mai 2014, relatif à un autre régime indemnitaire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, de nationalité turque, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas avoir déposé une demande de réexamen de sa demande d'asile avant l'édiction de l'arrêté. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 412-5, L. 612-2, L. 612-6 et L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 27 juin 2023, qui enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé dans l’attente. Constatant que le préfet n’avait toujours pas exécuté cette décision, le tribunal a fait droit à la requête sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet de délivrer le récépissé sous sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, tout en rejetant la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A d'une demande d'exécution du jugement du 12 décembre 2023 annulant un refus de séjour et ordonnant au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Mme A s'est désistée de ses conclusions en exécution après avoir obtenu un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement et a rejeté sa demande de frais de justice fondée sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, professeur, contestant la décision du ministre de l’éducation nationale du 8 février 2022. Cette décision fixait son taux d’invalidité à 5% pour un accident de service de 2001, retenait l’absence de séquelles pour un accident de 2018, et refusait le renouvellement de son allocation temporaire d’invalidité. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis ni erreur de fait ni erreur d’appréciation, en se fondant sur le rapport d’expertise médicale concluant à l’absence de séquelles indemnisables pour l’accident de 2018. Il a également relevé que, même en retenant le taux de 2% invoqué par le requérant, le cumul des taux d’incapacité resterait inférieur au seuil de 10% exigé par l’article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, ce qui aurait conduit à la même décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 février 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante philippine, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal juge que cet arrêté méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence en France (18 ans) et du décès de son compagnon en 2022. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois et une autorisation provisoire de travail sous huit jours. L'État est condamné à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 décembre 2022 lui notifiant la sortie de son hébergement pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Sur le fond, il a estimé que l'OFII justifiait de manquements graves au règlement intérieur par M. B, notamment des dégradations et la présence de tiers dans son logement, justifiant la mesure sur le fondement des articles L. 551-16 et L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 20 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait de délivrer un titre de séjour à M. A B, ressortissant cubain, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement au regard de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que le requérant l'avait présentée sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de l’admettre au séjour. La requérante invoquait l’article 7 ter d) de l’accord franco-tunisien, mais le tribunal a jugé qu’elle ne pouvait s’en prévaloir car elle ne justifiait pas d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans au 1er juillet 2009, date d’entrée en vigueur de l’accord modificatif. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’attaches familiales suffisantes en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et de frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation de regroupement familial dans un délai d'un mois, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une carte de résident. Le requérant invoquait un défaut de motivation des décisions implicites de rejet. Le tribunal a écarté ce moyen, constatant que M. B n'avait pas sollicité la communication des motifs de ces décisions, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais, ont été rejetées.