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Le Tribunal administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, privant ainsi le requérant d’une garantie, alors que celui-ci justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande après avoir saisi la commission et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les logements vacants pour les années 2020 et 2021 concernant un appartement à Antibes. La requérante soutenait que la vacance de son bien, mis en location sans succès, était indépendante de sa volonté. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article 232 du code général des impôts, que Mme A n'avait pas démontré avoir accompli toutes les diligences nécessaires pour trouver un locataire, et que la vacance ne pouvait donc être regardée comme involontaire. La demande de décharge des impositions a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, enseignant-chercheur, qui demandait l'annulation de l'arrêté du président de l'Université Côte d'Azur le suspendant de ses fonctions pour raison de santé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit permettant d'en apprécier le bien-fondé, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise par ordonnance du président de la 6ème chambre le 18 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Ayda, qui contestait un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) consécutif à la cession d’un bien immobilier en 2017. La société invoquait le bénéfice de la dispense de TVA prévue à l’article 257 bis du code général des impôts pour la transmission d’une universalité de biens. Le tribunal a jugé que la mention d’un prix « TVA incluse » dans l’acte de vente équivalait à une facturation de la taxe, rendant la SCI redevable de la TVA en application du 3 de l’article 283 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfecture des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, en invoquant l'urgence et une atteinte à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par cette procédure n'était pas caractérisée, la requérante disposant de la faculté de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SASU BS INVEST, qui contestait des impositions supplémentaires à l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société requérante n'a pas apporté la preuve suffisante de l'existence et du montant des déficits reportables qu'elle invoquait, notamment en ce qui concerne le passif justifiant une créance. Le tribunal a rappelé qu'il incombe au contribuable de justifier l'existence d'un déficit reportable par une comptabilité régulière et probante, ce que la société n'a pas fait. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 209 du code général des impôts et les règles de charge de la preuve en matière fiscale.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la société Provençal Investments contestant des rappels de TVA d’un montant total de 10 160 954 euros pour la période 2016-2017. La société demandait la décharge totale ou partielle de ces rappels, ainsi qu’un sursis à statuer dans l’attente d’une décision préjudicielle de la Cour de justice de l’Union européenne sur la compatibilité des pratiques fiscales françaises avec les principes de neutralité et de sécurité juridique. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne le calcul du prorata de déduction, l’absence de changement d’affectation des biens, et la régularisation de la TVA déduite. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A et de son épouse, Mme B, contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un titre de séjour à M. A. La requête a été jugée irrecevable pour Mme B, qui n'avait pas d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas d'une communauté de vie effective de six mois avec son épouse française, condition requise par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de l'ancienneté et de l'effectivité des liens familiaux.
Le Tribunal Administratif de Nice a pris acte du désistement de M. D, exploitant de taxi, qui contestait une sanction d'avertissement infligée par le maire de Drap pour non-conformité de justificatifs de réservation. La commune ayant retiré cette sanction avec effet rétroactif le 28 juin 2024, le requérant s'est désisté, désistement accepté par la commune. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Nice a donné acte du désistement de la requête de la Mutuelle des Motards et de M. B, qui demandaient la condamnation de la métropole Nice Côte d'Azur à les indemniser pour des dommages matériels et préjudices consécutifs à un accident de motocyclette survenu le 30 janvier 2023. Ce désistement, intervenu après un accord entre les parties dans le cadre d’une médiation proposée par le tribunal, a été accepté par la métropole. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate le désistement d’instance et d’action, sans qu’il soit statué sur le fond du litige.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne une demande de Mme A en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016, suite à un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle. Le tribunal constate que l'administration a accordé un dégrèvement partiel de 14 556 euros après l'introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet à hauteur de ce montant. Sur la procédure, le juge examine la durée de l'examen contradictoire au regard de l'article L. 12 du livre des procédures fiscales, qui limite cette période à un an, prorogeable dans certains cas. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal se prononce sur la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait son exclusion définitive de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) de Menton. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués par la requérante (notamment l'irrégularité de composition de la section disciplinaire et l'erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision d'exclusion. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant considéré que la condition tenant au doute sérieux n'était pas remplie. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, loueur en meublé non professionnel, contestant un titre de perception de 18 196 euros émis pour récupérer des aides Covid-19 perçues entre mars 2020 et février 2021. Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en lui refusant l'éligibilité sur la base d'une foire aux questions sans valeur juridique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'activité de M. B, bien qu'économique, ne remplissait pas les conditions spécifiques du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour bénéficier du fonds de solidarité. La décision s'appuie sur l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret précité, confirmant la légalité du titre de perception.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la Sarl Le Seven contestant six titres de perception émis pour récupérer des aides financières de solidarité Covid-19 perçues indûment (9 378 euros). La société soutenait être éligible car elle avait débuté son activité avant le 30 septembre 2020 et pouvait se référer au chiffre d'affaires de son locataire-gérant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas démontré sa perte de chiffre d'affaires selon les critères du décret n°2020-371 du 30 mars 2020 et de l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des titres de perception et de la somme mise à charge.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SARL Le Seven contestant un titre de perception de 22 300 euros émis par la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes pour récupérer des aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues pour les mois de mars à juin et novembre 2020. La société soutenait son éligibilité au fonds, invoquant une impossibilité de quantifier sa perte de chiffre d'affaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la récupération de l'indu. La décision s'appuie sur l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et les décrets n° 2020-371 du 30 mars 2020 et n° 2021-1337 du 14 octobre 2021.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Sud Conseil Méditerranée, qui contestait un rappel de TVA pour 2016 suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait que les créances litigieuses n'étaient pas certaines et que les sommes n'avaient pas été effectivement appréhendées, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement établi le redressement. Il a également écarté les arguments sur l'absence de manquement délibéré et l'erreur de quantum, relevant que l'avis de mise en recouvrement avait été suivi d'un dégrèvement régularisateur. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Daraya, qui contestait un rappel de TVA suite à la cession d’un ensemble immobilier en avril 2017. La société invoquait une dispense de TVA au titre de l’article 257 bis du code général des impôts, estimant qu’il s’agissait d’une transmission d’universalité de biens. Le tribunal a jugé que la mention d’un prix « TVA incluse » dans l’acte de vente équivalait à une facturation de la taxe, rendant la société redevable en application du 3 de l’article 283 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant de délivrer un certificat de résidence de dix ans à une ressortissante algérienne. La requérante, justifiant d’une résidence ininterrompue de trois ans et de ressources mensuelles d’environ 1 500 euros, remplissait les conditions de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense, a méconnu ces stipulations, entraînant l’annulation de la décision. Le tribunal a toutefois rejeté les conclusions à fin d’injonction, la requérante ayant déjà obtenu le titre sollicité entre-temps.
Le Tribunal administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande d'assignation à résidence de M. A, ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car M. B n'a pas démontré, comme l'exige l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il résidait hors de France au moment de sa saisine. En conséquence, toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.