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Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Sovec Entreprises d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire ou in solidum de plusieurs constructeurs à l’indemniser des surcoûts liés à l’allongement d’un chantier, estimés à plus de 3,5 millions d’euros hors taxes. La requérante soutenait que les retards imputables aux défendeurs, identifiés dans un rapport d’expertise judiciaire, lui avaient causé un préjudice direct, et que son action n’était pas prescrite malgré un protocole transactionnel signé avec le maître d’ouvrage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société Sovec Entreprises ne démontrait pas de lien de causalité suffisant entre les fautes alléguées et le préjudice invoqué, et que l’expertise n’établissait pas de manière certaine la responsabilité des constructeurs dans le retard global. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle des constructeurs et les règles de preuve en matière administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la Métropole Nice Côte d'Azur à l'indemniser pour le non-renouvellement de son contrat. Le requérant soutenait que ses contrats à durée déterminée successifs, conclus sur le fondement de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984, auraient dû être requalifiés en contrat à durée indéterminée. Le tribunal a jugé que la rupture de la relation professionnelle ne constituait pas un licenciement abusif, car les contrats étaient régulièrement conclus pour un motif temporaire et n'avaient pas été renouvelés au-delà de la durée autorisée. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 25 juillet 2023 refusant le renouvellement du certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement opposer un motif d'ordre public pour refuser ce renouvellement, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit un renouvellement automatique sans restriction liée à l'ordre public. La décision est donc entachée d'une erreur de droit. Le tribunal enjoint au préfet de renouveler le titre de séjour dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, médecin gynécologue, qui demandait réparation pour son préjudice financier et moral suite à sa suspension de fonctions par le département des Alpes-Maritimes. Le tribunal a considéré que la perte de la prime départementale durant la suspension n'était pas indemnisable, car les primes sont exclues du maintien de rémunération prévu par l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. En l'absence de faute de l'administration, la demande au titre du préjudice moral a également été rejetée, M. B n'établissant pas la réalité de ce préjudice.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, prise par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal retient que cette décision est insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé durant ce réexamen. L'État est également condamné à verser 900 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 22 mars 2022 rejetant la demande d'indemnité compensatrice de congés annuels de Mme A, agent contractuel de l'académie de Nice. Le tribunal écarte l'application de l'article 10 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, jugé contraire à l'article 7 de la directive européenne 2003/88/CE, car il ne prévoit pas le report des congés non pris en cas de maladie. Il estime que l'administration ne pouvait refuser l'indemnité pour les jours de congé que Mme A n'a pu prendre en raison de son arrêt maladie. La solution retenue se fonde sur la primauté du droit de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme A, ressortissante sénégalaise. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de M. D, ressortissant sénégalais, contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, et contre un arrêté d’assignation à résidence du 24 septembre 2024. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que du caractère disproportionné de l’interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. D, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C B, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant la décision suffisamment fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également jugé que le droit d’être entendu, invoqué sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, n’était pas applicable aux États membres dans ce contexte. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement et de l’interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A visant à suspendre la décision du sous-préfet de Grasse accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, la requérante s'étant placée elle-même dans cette situation en contestant tardivement l'ordonnance d'expulsion et en ne justifiant pas de sa vulnérabilité ou de démarches de relogement. Il rappelle que l'administration peut refuser la force publique pour des motifs impérieux d'ordre public ou de dignité humaine, mais qu'en l'espèce, aucune circonstance postérieure à la décision judiciaire ne démontre une atteinte à la dignité. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise contradictoire à la demande du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice. Cette mesure vise à identifier les causes et l'origine des désordres affectant les dalles des parkings souterrains de l'hôpital de l'Archet 2, imputés aux installations de traitement d'eau de l'université, ainsi qu'à déterminer les modalités de réparation et les responsabilités. La demande de mise hors de cause de l'assureur CHUBB European Group SE, qui invoquait la prescription et une clause d'exclusion des dommages liés à la corrosion, a été rejetée au motif que l'expertise constitue une mesure d'instruction ne préjugeant pas du fond.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 septembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de l’erreur de droit au regard de l’article L. 541-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), la demande de réexamen d’asile ayant été introduite après l’édiction de l’arrêté. Enfin, le tribunal a estimé que l’interdiction de retour n’était entachée ni d’erreur d’appréciation ni d’erreur manifeste au sens de l’article L. 612-7 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme A, ressortissante russe, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de remise d'un récépissé, estimant cette circonstance sans incidence sur la légalité de la décision implicite. Il juge également que la requérante ne justifie pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait facultative la saisine de la commission du titre de séjour. Enfin, le tribunal estime que la décision implicite de rejet ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. Le motif d'annulation retenu est le défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois, sans astreinte. L'État est condamné à verser 900 euros au conseil de Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. A B, ressortissant brésilien. La décision est illégale car le préfet n'a pas communiqué les motifs du rejet implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen. L'État est condamné à verser 900 euros à M. A B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A d’une demande d’exécution du jugement avant-dire-droit n°2002364 du 19 octobre 2022, qui enjoignait au directeur du GRETA Côte d’Azur de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral. Après l’ouverture d’une procédure juridictionnelle sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête le 17 septembre 2024. Par ordonnance du 18 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à la procédure d’exécution.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A B d’une demande d’annulation d’un commandement de payer émis par le comptable public de Lyon pour Voies Navigables de France, d’un montant de 13 646,78 euros. Le juge a constaté que ce litige portait sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’un établissement public administratif, relevant de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, comme l’exige l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que M. B justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a privé l’intéressé d’une garantie et a pu influencer la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer un récépissé en attendant, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 900 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le tribunal administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à une ressortissante philippine. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer un récépissé dans l'attente.