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Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet de Vaucluse de statuer sur sa demande de regroupement familial. Le juge a constaté qu’en l’absence de décision explicite dans le délai de six mois prévu par les articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une décision implicite de rejet était née le 9 août 2024. Dès lors, la demande d’injonction était dépourvue d’utilité et a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Chiarella, qui demandait la résiliation aux torts de la chambre d'agriculture du Gard du marché de gros œuvre pour le complexe Agri'Forum, ainsi que le paiement du solde et d'intérêts moratoires. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que le maître d'ouvrage avait refusé de payer les situations n° 11 à 15, et que la procédure d'interruption des travaux n'était pas régulièrement mise en œuvre. Il a également jugé que le décompte général notifié par le maître d'ouvrage était devenu définitif, faute de contestation dans les délais, et que les demandes de paiement pour travaux supplémentaires n'étaient pas justifiées contractuellement. La solution s'appuie sur les stipulations du CCAG-travaux et du CCAP du marché.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B D, gardien de la paix, contestant son placement en disponibilité d'office et le refus de reconnaissance de sa maladie professionnelle. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le refus de reconnaissance de maladie professionnelle, faute de décision préalable et en raison de leur tardiveté. Concernant la disponibilité d'office, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante marocaine, qui contestait le retrait par le préfet de Lozère du bénéfice du regroupement familial pour son époux. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le sous-préfet disposant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé la décision de retrait suffisamment motivée en fait, en se fondant sur l'inscription de l'époux au système d'information Schengen pour des condamnations pénales liées aux stupéfiants. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement exclure l'époux du regroupement familial sur le fondement de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa présence en France constituant une menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gard. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux suffisamment stables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du préfet du Gard du 21 août 2024 refusant un certificat de résidence à une ressortissante algérienne, mère d'un enfant français né pendant son mariage. La juridiction retient une erreur de droit au regard du 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le préfet ayant exigé à tort une contribution aux besoins de l'enfant, alors que l'exercice de l'autorité parentale suffit. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée, et il est enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme B, aide-soignante, contestant deux sanctions disciplinaires prononcées par le centre hospitalier François Tosquelles : une exclusion temporaire de cinq mois (décision du 18 février 2022) et une suspension sans traitement de cinq mois (décision du 7 novembre 2022). La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure disciplinaire, du caractère non établi des faits et de la disproportion de la sanction. Le tribunal a ainsi validé les deux sanctions, en application des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°86-33 du 9 janvier 1986 portant droits et obligations des fonctionnaires hospitaliers.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme B, aide-soignante, contestant deux sanctions disciplinaires prononcées par le centre hospitalier François Tosquelles : une exclusion temporaire de cinq mois (décision du 18 février 2022) et une suspension sans traitement de cinq mois (décision du 7 novembre 2022). La requérante invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure disciplinaire et le non-respect du principe du non-cumul des peines. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés étaient infondés et que les sanctions étaient proportionnées aux faits reprochés. Cette solution s’appuie sur les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°86-33 du 9 janvier 1986 relatives à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Gard du 16 mai 2023 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la décision étant fondée sur l'article 4 de l'accord franco-algérien. Sur le fond, il a estimé que les ressources de M. B, inférieures au SMIC sur la période de référence, ne justifiaient pas un droit au regroupement familial, et que l'évolution postérieure de ses revenus ne permettait pas de remettre en cause cette appréciation.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluse concernant la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 27 décembre 2022 par lequel le préfet du Gard avait rejeté la demande de regroupement familial de Mme D pour sa fille mineure, au motif d'un niveau de ressources insuffisant. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale stable de la requérante en France et de l'âge de l'enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de faire droit à la demande de regroupement familial dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, infirmière au centre hospitalier François Tosquelles, qui contestait son exclusion temporaire de trois mois pour violences verbales et physiques envers des patients. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, et la procédure disciplinaire, incluant la participation de la secrétaire du conseil de discipline au vote, a été déclarée régulière au regard des articles 7 et 9 du décret n°89-822 du 7 novembre 1989. Les faits reprochés ont été considérés comme établis et la sanction proportionnée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A, contrôleuse des douanes, contestant son inaptitude au port d'arme et ses conséquences professionnelles. La requérante invoquait des vices de forme (absence de notification d'une décision antérieure, dossier incomplet) et une erreur d'appréciation (manque de séances de tir, disproportion de la mesure). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, notamment le code des douanes et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluce concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue compte tenu de la présence et de l'intégration personnelle et professionnelle de M. C en France, notamment ses liens avec sa fille et son emploi stable.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. Lucas, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par l'université d'Avignon. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur l'intérêt du service, en raison des difficultés relationnelles et du comportement inapproprié de l'agent, et non sur une sanction disciplinaire déguisée. Il a également écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, estimant que l'administration n'était pas tenue de respecter l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 pour un non-renouvellement. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant le non-renouvellement des contrats des agents publics, notamment le code général de la fonction publique et le décret précité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme B, agent territorial, contestant les arrêtés du maire de Nîmes qui lui accordaient un congé de proche aidant continu pour certaines périodes et le lui refusaient pour d’autres, au motif qu’elle souhaitait un congé fractionné. Le tribunal a relevé que l’administration était en situation de compétence liée pour accorder le congé conformément à la demande de l’agent, dès lors que les conditions légales du 10° bis de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984 étaient remplies. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de motivation des arrêtés a été écarté comme inopérant, et la requête a été rejetée. La solution retenue confirme que l’administration ne peut requalifier d’office un congé fractionné en congé continu sans méconnaître les textes applicables, mais que cette irrégularité n’est pas de nature à entraîner l’annulation des décisions en raison de la compétence liée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Gard concernant sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré à M. A le titre de séjour sollicité le 21 juin 2023. En conséquence, la décision implicite attaquée ayant été retirée, les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées, l’État n’étant pas considéré comme la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de Vaucluse de lui délivrer un titre de séjour en qualité de "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 1er août 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant les moyens dirigés contre cette dernière inopérants. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement pu opposer l'absence de visa long séjour, en application de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les dispositions de l'article L. 433-6 du même code n'étaient pas applicables à un changement de statut vers "salarié" pour un ressortissant tunisien, relevant de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société SMC2, qui contestait l'attribution du lot n°2 d'un marché public de travaux à la société Les Charpentiers des Alpes et Provence pour la construction d'un club house et de courts de tennis. La juridiction a estimé que les conclusions en contestation de la validité du contrat étaient irrecevables, car le marché avait été totalement exécuté, et a également rejeté les conclusions indemnitaires de la société requérante. Le tribunal a appliqué les principes du code de la commande publique et du code de justice administrative, notamment en matière de recevabilité des recours des tiers évincés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par les consorts B d’une action en responsabilité pour faute contre le CHU de Nîmes suite au décès de M. B, survenu après un AVC ischémique. Il a retenu deux fautes de l’établissement : une priorisation insuffisante à l’accueil des urgences et un examen neurologique incomplet, ayant retardé le diagnostic et la prise en charge. Sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, le tribunal a jugé que ces fautes avaient fait perdre une chance au patient d’éviter le dommage, et a condamné le CHU à indemniser les préjudices subis à hauteur de la fraction de chance perdue.