Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2201267(TA45-2201267)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant la décision du CHRU de Tours de mettre fin à son stage d'infirmière et de la réintégrer dans son grade d'origine. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, soutenant qu'elle n'avait pas été mise en capacité d'exercer les fonctions d'infirmière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le stage n'était pas probant. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 97-487 du 12 mai 1997.
N° TA45-2303116(TA45-2303116)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l'avis d'inaptitude émis le 31 mai 2023 par le service de médecine professionnelle et préventive de la commune de Saran. Le juge a rappelé que ces avis médicaux, rendus en application du décret n° 85-603 du 10 juin 1985, constituent des actes préparatoires aux décisions de l'autorité territoriale et ne font pas grief. Par conséquent, ils ne peuvent faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304580(TA45-2304580)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois décidée par le préfet d'Eure-et-Loir. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2403026(TA45-2403026)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du président du conseil départemental du Cher de cesser le versement de 13 points de nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er avril 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Ce délai avait commencé à courir le 26 avril 2024, date de notification de la décision par courriel, qui mentionnait les voies et délais de recours. En conséquence, la demande de Mme A, enregistrée le 19 juillet 2024, a été rejetée sans examen au fond.
N° TA45-2100628(TA45-2100628)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par M. A, chirurgien contractuel, d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Chartres à lui verser un complément d'indemnité de fin de contrat (dite de précarité) prévue à l'article L. 1243-8 du code de la santé publique, ainsi que des dommages et intérêts pour inertie abusive. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A. Il a considéré que sa créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à la fin de son contrat en avril 2017 et n'ayant été interrompu que par sa réclamation de mars 2019, soit après l'expiration de ce délai.
N° TA45-2403871(TA45-2403871)
Tribunal administratif d'Orléans, ordonnance du 19 septembre 2024. Saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime portant obligation de quitter le territoire français, le juge constate que le requérant a été assigné à résidence à Rouen postérieurement à son placement en rétention. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rouen. Le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA45-2303684(TA45-2303684)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, contestant le refus du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante soutenait que l'avis du collège de médecins de l'OFII était irrégulier et que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, faute de traitement approprié disponible dans son pays d'origine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA45-2103607(TA45-2103607)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de Mme B visant à engager la responsabilité du CHRU de Tours pour une fistule gastrique survenue après une sleeve gastrectomie. Se fondant sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, le tribunal a retenu une faute de l'établissement, estimant que la conversion de la coelioscopie en laparotomie et la gestion post-opératoire étaient constitutives d'un manquement. En conséquence, le CHRU de Tours a été condamné à verser à Mme B une indemnité de 5 640 euros pour réparer ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, ainsi que les souffrances endurées.
N° TA45-2301668(TA45-2301668)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Up Coop d’une demande de condamnation de l’État (préfecture d’Indre-et-Loire) au paiement d’une somme de 3 488 euros pour une facture impayée de 2011, assortie d’intérêts moratoires et de pénalités. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 septembre 2024, la juge des référés a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune provision ni somme au titre des frais de justice n’a été accordée.
N° TA45-2300955(TA45-2300955)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule le refus de titre de séjour "étudiant" opposé par la préfète du Loiret à Mme A B, ressortissante marocaine. La préfète avait fondé son refus sur l'absence de caractère étudiant de la formation suivie, mais a demandé en cours d'instance une substitution de motif tirée du défaut d'assiduité. Le tribunal écarte cette substitution, car elle est inapplicable à une première demande de titre, et relève que l'intéressée justifie de son inscription et de l'obtention de son diplôme avec une note de 90/100. La décision est annulée sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'État est condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA45-2301100(TA45-2301100)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois décidée par la préfète de l'Allier le 15 février 2023. Par une ordonnance du 19 septembre 2024, le président du tribunal a constaté ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
N° TA45-2304339(TA45-2304339)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A. Celle-ci contestait l'avis défavorable du comité médical départemental à son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que cet avis, émis par un organisme consultatif, constitue un acte préparatoire à la décision de l'autorité administrative compétente et n'est pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 4 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA45-2402806(TA45-2402806)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 27 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressée en France et de l'absence de liens familiaux anciens et stables. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée, le tribunal estimant que Mme A n'établissait pas être exposée à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Arménie. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2402804(TA45-2402804)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 14 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions d'obligation de quitter le territoire étaient suffisamment motivées, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en visant les textes applicables et en mentionnant les éléments de fait propres à leur situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2402770(TA45-2402770)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contre l'arrêté préfectoral du 3 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, l'intéressé ayant pu faire valoir sa situation lors de l'instruction de sa demande d'asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi et de l'interdiction de retour ont également été rejetées.
N° TA45-2402791(TA45-2402791)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que l'obligation de quitter le territoire était légale, car le droit au maintien sur le territoire avait pris fin après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile et l'OFPRA, conformément aux articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de suspension de l'éloignement a été rejetée, le requérant ne démontrant pas de risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en République Démocratique du Congo. En conséquence, les conclusions accessoires (annulation de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour, injonction et frais de justice) ont également été rejetées.
N° TA45-2402822(TA45-2402822)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, la préfète du Loiret a abrogé l'arrêté attaqué par un nouvel arrêté du 19 août 2024. Mme B s'est désistée de ses conclusions en annulation et en injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme B à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA45-2204457(TA45-2204457)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant un arrêté préfectoral du 22 septembre 2022 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour soins, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution contraire dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2402918(TA45-2402918)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2203299(TA45-2203299)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière liée à la composition du collège de médecins de l'OFII, un défaut de motivation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les dispositions des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions.