9 663 décisions disponibles — page 211/484
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. et Mme A pour contester deux indus d'allocations familiales et d'allocation de rentrée scolaire réclamés par la CAF des Landes. Le juge rappelle que, selon le code de la sécurité sociale, les litiges relatifs aux prestations familiales relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, il rejette l'ensemble des demandes (annulation, injonction et indemnisation) comme portées devant une juridiction incompétente. Par application du décret n° 2015-233, le dossier est transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan.
Opposition à une contrainte de la CAF des Pyrénées-Atlantiques pour le recouvrement de trois indus de prime d'activité (4 307,84 €). Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. B par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Le requérant n'a invoqué que son impécuniosité, moyen inopérant sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance, et n'a pas régularisé sa requête malgré une invitation du greffe.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel la préfète des Landes avait obligé M. B, ressortissant marocain arrivé en France à l'âge de deux ans, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'un défaut de motivation, l'administration s'étant bornée à mentionner les condamnations pénales sans examiner la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment ses attaches en France. Cette solution s'appuie sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes de motivation des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par un détenu contestant le refus de son transfert vers un établissement pénitentiaire proche de sa famille dans le sud-est de la France. Le juge a rejeté la requête, considérant que la décision de maintien au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, rendant la demande irrecevable. À titre subsidiaire, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'éloignement géographique et les difficultés de visites ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de la possibilité de maintenir des liens familiaux par d'autres moyens. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A B, ressortissant camerounais, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par la préfète des Landes, considérant que les moyens soulevés lors de l'audience étaient recevables. Il a ensuite annulé l'arrêté au motif d'une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'arrivée de M. B en France à l'âge de sept ans, de sa résidence continue de quarante ans et de ses attaches familiales stables sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet du Gers refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'astreignant à des obligations de présentation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques était suffisamment motivée et que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'absence de perspective d'éloignement, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. A, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 30 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, son épouse française étant enceinte, et une erreur de fait dans le refus de délai de départ volontaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, sans faire droit à la demande d'annulation ni à l'injonction sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, pour suspendre un arrêté préfectoral du 19 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "Passeport Talent - Chercheur". La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté professionnelle, en raison d'un recrutement imminent comme maître de conférences, et contestait la résiliation de sa convention d'accueil. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que l'illégalité invoquée n'était pas manifeste. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète des Landes refusant le renouvellement de son titre de séjour « salarié ». En cours d’instance, la préfète a délivré le titre sollicité, valable jusqu’en août 2025. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B contestant le refus de permis de construire un bâtiment agricole photovoltaïque. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions formelles à fin d'annulation et n'exposait aucun moyen juridique, se limitant à des considérations factuelles. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, constatant l'absence de tout raisonnement en droit.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme D et M. B contestant l'arrêté du maire de Mont-de-Marsan du 16 avril 2024 qui s'opposait à leur déclaration préalable de travaux pour la construction d'un portail. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car la requête ne contenait ni conclusions ni moyens conformément à l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les requérants n'ont pas régularisé leur demande dans le délai de recours contentieux de deux mois. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B, un militaire d'active sous contrat, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'autoriser à souscrire un contrat d'engagement comme sous-officier de gendarmerie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas saisi au préalable la commission des recours des militaires, comme l'exige l'article R. 4125-1 du code de la défense pour les actes relatifs à la situation personnelle des militaires. Le tribunal a estimé que la décision attaquée ne concernait pas le recrutement initial, mais la situation personnelle de l'intéressé, rendant ce recours préalable obligatoire. En l'absence de régularisation malgré une invitation, les conclusions ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette requête, déposée devant le tribunal administratif de Pau, conteste l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 qui visait à régulariser un précédent arrêté de 2016 autorisant l'exploitation d'une installation classée de traitement de biomasse. Le tribunal a constaté que la cour administrative d'appel de Bordeaux, par un arrêt du 3 octobre 2023, avait déjà sursis à statuer sur le litige principal et ordonné la prise de cette mesure de régularisation. En application de l'article L. 181-18 du code de l'environnement, seul le juge d'appel est compétent pour connaître de la contestation de l'acte de régularisation pris en exécution de son arrêt. Par conséquent, le tribunal administratif de Pau se déclare incompétent et transmet l'affaire à la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'Association de défense des riverains des stations d'épuration, qui contestait le refus du préfet des Hautes-Pyrénées de lui accorder un agrément de protection de l'environnement (article L. 141-1 du code de l'environnement). La requête a été jugée manifestement irrecevable car l'association n'a pas produit ses statuts ou une délibération l'autorisant à agir en justice, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyens. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité non régularisée.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par Mme D, ressortissante camerounaise, contestant le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée bénéficiait d'une attestation de demande d'asile l'autorisant à travailler et pouvait poursuivre sa formation. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le délai de deux mois pour déposer une demande de titre de séjour n'étant pas méconnu et la plainte déposée ne constituant pas un élément nouveau. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-5 et L. 551-6 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Rossoni TP. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux lancée par le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable de l’Arrats et de la Gimone, en raison notamment d’un défaut de communication des motifs de notation et d’une modification substantielle de l’offre du groupement attributaire. Le tribunal a estimé que les manquements allégués aux principes de publicité, de mise en concurrence et d’égalité de traitement des candidats n’étaient pas établis. En conséquence, la demande d’injonction et de suspension de la procédure a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros au syndicat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par plusieurs associations environnementales contre un arrêté interpréfectoral du 12 juillet 2024 fixant les volumes de prélèvements d'eau pour l'irrigation agricole sur le sous-bassin de l'Adour. Les requérantes invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de la directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE) et du code de l'environnement, en raison d'un déséquilibre quantitatif entre les prélèvements autorisés et les ressources disponibles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de démonstration d'une atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts environnementaux défendus par les associations.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 30 avril 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. B pour la période du 6 mai au 6 août 2024. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de prolongation d'isolement, et a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application des articles L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 213-25 du code pénitentiaire. La suspension de l'exécution de la décision a été ordonnée, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros à Me David au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.