Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2402951(TA83-2402951)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Mutuelle nationale territoriale refusant le versement d’une rente d’invalidité. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que le litige relève du contentieux de la sécurité sociale, qui est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, sans examen au fond.
N° TA83-2400633(TA83-2400633)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 10 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en annulation d’une décision de préemption du 23 mai 2022 prise par la SEM Var aménagement développement sur un bien situé à Hyères. Ce désistement, accepté par la SEM défenderesse qui a renoncé à ses propres conclusions, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
N° TA83-2402783(TA83-2402783)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du préfet du Var du 20 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF), refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, ressortissant marocain résidant en France depuis les années 1980, en concubinage avec une ressortissante titulaire d'un titre de séjour et parent d'un enfant de 14 ans, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions subséquentes ont été annulées par voie de conséquence.
N° TA83-2402948(TA83-2402948)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Just Jimi visant à suspendre l'arrêté du maire de Bandol du 5 septembre 2024 suspendant pour quinze jours son autorisation d'occupation temporaire du domaine public. Le juge a estimé que la société, qui invoquait une atteinte grave à la liberté du commerce et une perte de chiffre d'affaires, ne justifiait pas d'une situation d'urgence caractérisée nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2402842(TA83-2402842)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Var du 11 juillet 2024 refusant la délivrance d'un titre de séjour à un réfugié irakien et annulant ses documents de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas démontré que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La suspension a été ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la requête en annulation, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du CJA, L. 561-1, L. 424-1 et L. 424-2 du CESEDA.
N° TA83-2402795(TA83-2402795)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 23 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes en application du règlement Dublin III. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (entretien individuel) n'était pas fondé, l'absence d'identification de l'agent ayant mené l'entretien n'étant pas de nature à vicier la procédure. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut d'information (article 4) et à la violation de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA83-2300535(TA83-2300535)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme A B épouse E. Cette expertise vise à déterminer les causes, responsabilités et préjudices liés à sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne-sur-Mer lors de son accouchement par césarienne le 15 octobre 2017, à la suite duquel elle a développé des complications infectieuses et une infertilité. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile pour un futur litige éventuel, et rejette les demandes de l'ONIAM concernant l'établissement d'un pré-rapport et ses protestations.
N° TA83-2402927(TA83-2402927)
Permis de construire – Affichage – Délai de recours – Juge des référés – Tribunal Administratif de Toulon. Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. B qui demandait des mesures pour contester un permis de construire, faute d'urgence et d'utilité. Le juge rappelle qu'il n'appartient pas au référé de se prononcer sur la régularité d'un recours gracieux ou de permettre le dépôt d'une requête, cette question relevant du juge de l'excès de pouvoir. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2401865(TA83-2401865)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A B, qui contestait une décision du 12 avril 2024 imposant un contrôle administratif à son fils majeur C et lui interdisant de quitter Toulon. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt à agir pour le compte de son fils, seul destinataire de la mesure. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA83-2402352(TA83-2402352)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme B et de M. A, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, les obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a également jugé que l’interdiction de retour était légale au regard des critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les requérants ne justifiaient pas d’un risque réel en cas de retour dans leur pays d’origine. Les demandes d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées.
N° TA83-2402353(TA83-2402353)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme B et de M. A, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a également écarté les arguments relatifs à l’absence de base légale de l’obligation de quitter le territoire français et à l’insuffisance de motivation de l’interdiction de retour, en application des articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2402102(TA83-2402102)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, agent du département du Var, d’une demande d’expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer ses préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 9 novembre 2021. Le département s’opposait à cette mesure, la jugeant inutile. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant que l’expertise présentait un caractère utile dans la perspective d’une action en responsabilité contre l’employeur public. Il a ainsi désigné un expert pour décrire l’état de santé de l’agent, déterminer la date de consolidation et évaluer l’ensemble de ses préjudices (déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice d’agrément). La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 621-13 du code de justice administrative.
N° TA83-2400973(TA83-2400973)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, agent du syndicat intercommunal varois d'aide aux achats divers. Cette mesure vise à évaluer les préjudices directement imputables à sa pathologie reconnue comme étant en lien avec le service. Le juge a estimé la demande utile dans la perspective d’un futur litige indemnitaire, malgré l’opposition de l’employeur. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2402737(TA83-2402737)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant C B. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une insuffisance de motivation et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la condition d'urgence. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et de frais d'instance ont été rejetées.
N° TA83-2402929(TA83-2402929)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de La Seyne-sur-Mer, désigne un expert pour examiner un mur de soutènement privé présentant des désordres structurels et un péril pour la sécurité publique. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra se rendre sur les lieux dans les 24 heures, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires. Le rapport devra être déposé sous 48 heures.
N° TA83-2402734(TA83-2402734)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l’arrêté du préfet du Var l’assignant à résidence pour 45 jours sur le fondement de l’article L. 731-1 du CESEDA. Le tribunal a écarté les moyens soulevés (défaut d’examen, de motivation, erreur manifeste d’appréciation), estimant que les circonstances invoquées étaient sans incidence sur la légalité de la décision. En revanche, il a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle totale.
N° TA83-2402764(TA83-2402764)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction en famille de l'enfant A C pour l'année 2024/2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur manifeste d'appréciation quant à la situation propre de l'enfant et au projet pédagogique. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2402738(TA83-2402738)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant B C au titre de l'année scolaire 2024/2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'insuffisance de motivation et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, compte tenu du trouble de l'attention de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la condition d'urgence. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA83-2402736(TA83-2402736)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la commission académique du rectorat de Nice a refusé l'autorisation d'instruction en famille de leur fille B pour l'année scolaire 2024/2025. Les requérants invoquaient un trouble de l'attention de l'enfant et des contrôles pédagogiques antérieurs positifs, mais le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2300208(TA83-2300208)
Le Tribunal Administratif de Toulon a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. A, qui impute un arrêt cardiaque consécutif à un surdosage médicamenteux lors de son hospitalisation en 2019 au centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer. La juridiction a jugé la demande utile, car l'état de santé du requérant n'était pas consolidé lors d'une précédente expertise, justifiant une nouvelle évaluation des responsabilités et des préjudices sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande d'expertise en ergothérapie a été rejetée, les experts désignés pouvant toutefois recourir à un sapiteur si nécessaire.