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Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté, par ordonnance du 10 septembre 2024, le désistement d'instance des associations requérantes dans le cadre de leur recours en excès de pouvoir contre un permis d'aménager un parc accrobranche délivré par le maire de Carqueiranne. Ce désistement est intervenu de plein droit, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté leur demande de suspension pour défaut de doute sérieux et que les associations n'ont pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Toulon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 14 rue de Pomet, présentant des désordres structurels (installation électrique défectueuse, vétusté du collecteur d'eaux usées) constituant un péril pour la sécurité publique. L'expert devra, dans les 24 heures, constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D C comme manifestement irrecevable. La demande visait à annuler les refus du préfet du Var opposés à sa demande de regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 1er août 2024, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification du rejet du recours gracieux, le 12 avril 2024. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer affectant M. C au « Pool de jour ». Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que ce changement d’affectation portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en termes de perte de responsabilité ou de diminution de rémunération. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Mutuelle nationale territoriale refusant le versement d’une rente d’invalidité. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que le litige relève du contentieux de la sécurité sociale, qui est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Potentialis visant à suspendre une décision du CNAPS lui infligeant une interdiction d'exercice de six mois et une pénalité de 15 000 euros. Le juge a estimé que la société requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre, notamment en contestant les motifs liés au non-respect des obligations de vérification des règles sociales de son sous-traitant (article R. 631-23 du code de la sécurité intérieure).
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du CNAPS infligeant à M. B une interdiction d'exercice de six mois et une pénalité de 15 000 euros. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre, en contestant notamment la légalité des motifs de la sanction (sous-traitance, prix anormalement bas, cumul d'activités). Le juge écarte le moyen tiré de l'erreur de droit concernant l'article R. 631-23 du code de la sécurité intérieure, estimant que le CNAPS n'a pas ajouté de condition illégale en exigeant un contrôle sur les déclarations sociales du sous-traitant.
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet du Var lui a délivré un titre de séjour en cours d’instance. La requérante a maintenu uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais exposés, en application de cet article.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet du Var a fait valoir qu'un récépissé avait été délivré à l'intéressé postérieurement à l'introduction de la requête. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait la demande sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B D, ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 2 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF), interdiction de retour d’un an, et fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen particulier, une méconnaissance des articles L. 721-4 et L. 752-11 du CESEDA, ainsi que de l’article 3 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ni d’appréciation. La décision s’appuie sur les dispositions du CESEDA et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Var du 11 juillet 2024 refusant la délivrance d'un titre de séjour à un réfugié irakien et annulant ses documents de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas démontré que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La suspension a été ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la requête en annulation, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du CJA, L. 561-1, L. 424-1 et L. 424-2 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 23 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes en application du règlement Dublin III. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (entretien individuel) n'était pas fondé, l'absence d'identification de l'agent ayant mené l'entretien n'étant pas de nature à vicier la procédure. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut d'information (article 4) et à la violation de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Just Jimi visant à suspendre l'arrêté du maire de Bandol du 5 septembre 2024 suspendant pour quinze jours son autorisation d'occupation temporaire du domaine public. Le juge a estimé que la société, qui invoquait une atteinte grave à la liberté du commerce et une perte de chiffre d'affaires, ne justifiait pas d'une situation d'urgence caractérisée nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du préfet du Var du 20 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF), refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, ressortissant marocain résidant en France depuis les années 1980, en concubinage avec une ressortissante titulaire d'un titre de séjour et parent d'un enfant de 14 ans, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions subséquentes ont été annulées par voie de conséquence.
Permis de construire – Affichage – Délai de recours – Juge des référés – Tribunal Administratif de Toulon. Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. B qui demandait des mesures pour contester un permis de construire, faute d'urgence et d'utilité. Le juge rappelle qu'il n'appartient pas au référé de se prononcer sur la régularité d'un recours gracieux ou de permettre le dépôt d'une requête, cette question relevant du juge de l'excès de pouvoir. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme A B épouse E. Cette expertise vise à déterminer les causes, responsabilités et préjudices liés à sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne-sur-Mer lors de son accouchement par césarienne le 15 octobre 2017, à la suite duquel elle a développé des complications infectieuses et une infertilité. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile pour un futur litige éventuel, et rejette les demandes de l'ONIAM concernant l'établissement d'un pré-rapport et ses protestations.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, agent du syndicat intercommunal varois d'aide aux achats divers. Cette mesure vise à évaluer les préjudices directement imputables à sa pathologie reconnue comme étant en lien avec le service. Le juge a estimé la demande utile dans la perspective d’un futur litige indemnitaire, malgré l’opposition de l’employeur. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, agent du département du Var, d’une demande d’expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer ses préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 9 novembre 2021. Le département s’opposait à cette mesure, la jugeant inutile. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant que l’expertise présentait un caractère utile dans la perspective d’une action en responsabilité contre l’employeur public. Il a ainsi désigné un expert pour décrire l’état de santé de l’agent, déterminer la date de consolidation et évaluer l’ensemble de ses préjudices (déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice d’agrément). La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 621-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A B, qui contestait une décision du 12 avril 2024 imposant un contrôle administratif à son fils majeur C et lui interdisant de quitter Toulon. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt à agir pour le compte de son fils, seul destinataire de la mesure. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme B et de M. A, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, les obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a également jugé que l’interdiction de retour était légale au regard des critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les requérants ne justifiaient pas d’un risque réel en cas de retour dans leur pays d’origine. Les demandes d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées.