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Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SAS Savoir-Faire et Découverte contestant son déréférencement de neuf mois du site "Mon compte formation" par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, une erreur de droit et de fait, ainsi qu'un caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était légale et proportionnée au regard des manquements constatés, sur le fondement des articles R. 6333-6 du code du travail et des conditions générales d'utilisation de la plateforme. En conséquence, il a rejeté les conclusions en annulation et en indemnisation, et a mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 11 juin 2024, sans qu'aucune offre ne lui ait été faite dans le délai légal. La solution retenue est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d'un délai de trois mois suivant la notification de l'ordonnance. M. A a également été admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, par une ordonnance du 29 janvier 2025, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne d'attribuer un logement de type T4 adapté à Mme A B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 23 avril 2024. Constatant l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois et l'absence de disparition de l'urgence, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. L'injonction doit être exécutée dans un délai d'un mois sous le contrôle du tribunal.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de loger M. A. Ce dernier avait été reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation, mais n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai de six mois. Le juge a considéré que l'État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable et que l'urgence n'avait pas disparu. Il a ordonné l'attribution d'un logement de type T1-T2 dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir une provision de 28 682 euros du centre hospitalier universitaire de Toulouse pour des préjudices liés à une pose d’implants dentaires. La responsabilité de l’établissement a été retenue pour défaut d’information préopératoire, en application des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique, faute de preuve de consentement éclairé. En revanche, le tribunal a rejeté la faute médicale pour négligence préopératoire, estimant que les contraintes mécaniques alléguées n’étaient pas établies. La solution retenue est un sursis à statuer sur l’indemnisation définitive dans l’attente de la consolidation de l’état de santé de Mme A, avec une provision rejetée faute de préjudice actuel certain.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A, ancien praticien hospitalier, d’un recours de plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation de 428 jours accumulés sur ses comptes épargne-temps (CET) historique et pérenne, après avoir été déclaré définitivement inapte à ses fonctions. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet du centre hospitalier de Lavaur, cette décision ayant eu pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, il a fait droit à la demande en application des articles R. 6152-812 et R. 6152-807-3 du code de la santé publique, ainsi que de l’arrêté du 27 décembre 2012, condamnant l’établissement à verser à M. A la somme de 128 400 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 22 juillet 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A C, représentée par sa curatrice, d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu le 10 juin 2015 lors d'une interruption volontaire de grossesse au centre hospitalier d'Albi. La requérante sollicitait la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à lui verser une somme totale de 4 764 477,78 euros, sur le fondement des articles L. 1142-1 II et D. 1142-1 du code de la santé publique. L'ONIAM, qui ne contestait pas son obligation d'indemniser, a demandé que les prétentions indemnitaires soient ramenées à de plus justes proportions. Le tribunal a statué sur l'ensemble des postes de préjudice, incluant les dépenses de santé, l'assistance par tierce personne, les pertes de gains professionnels, et les préjudices personnels, en déduisant la provision déjà versée de 103 462,01 euros.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C, ressortissante brésilienne, contestant un arrêté du préfet du Tarn du 8 janvier 2025 l'assignation à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et l'illégalité de la décision fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) devenue inexécutoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et a confirmé la légalité de l'assignation à résidence sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 14 octobre 2022 par laquelle le directeur général du CHU de Toulouse avait assigné Mme B, infirmière gréviste, à travailler le 18 octobre 2022. La juridiction a jugé que cette décision, qui restreint l'exercice du droit de grève, était insuffisamment motivée en fait, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté l'argument de l'urgence absolue invoqué par l'administration, estimant que d'autres voies de notification étaient possibles. En conséquence, la décision d'assignation a été annulée.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A C B d’une demande de suspension de l’exécution de l’arrêté du 18 novembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l’admettre au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne pouvant se prévaloir de la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour, et n’établissant pas de circonstances particulières justifiant une urgence. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant polonais, contestant un arrêté du 9 décembre 2024 du préfet de Tarn-et-Garonne l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté du 9 janvier 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a prononcé la jonction des deux requêtes et admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle. Il a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires de M. B tendant à la suspension de l'obligation de quitter le territoire, au motif qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de prononcer une telle suspension lorsqu'il est déjà saisi de conclusions en annulation. La solution retenue est fondée sur les principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B, gérant de la société TMK Nettoyage, contestant une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui imposant 30 000 euros de contributions spéciale et forfaitaire pour l'emploi de deux étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'absence de matérialité des faits. Il a jugé que la délégation de signature était valide et que la réalité du travail dissimulé était établie, sans que la bonne foi du gérant ou l'absence d'éloignement des salariés ne puisse l'exonérer. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les sanctions fondées sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Tarn du 3 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis médical était régulière et que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été jugée légale, sans erreur manifeste d'appréciation, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par les syndicats Sud Santé et CGT d’un recours en excès de pouvoir contre une note du 8 juillet 2022 du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse, précisant les modalités de déclaration de grève. Les requérants contestaient l’absence de définition d’un service minimum et l’usage systématique de la signification par huissier pour les assignations, qu’ils estimaient attentatoire aux libertés. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la note ne fixait pas de limitations au droit de grève mais se bornait à en rappeler les modalités procédurales, et que le moyen tiré de l’absence de service minimum était inopérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives au droit de grève et sur la jurisprudence encadrant le pouvoir de l’administration en la matière.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, ressortissant iranien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'entretien de vulnérabilité prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait bien eu lieu. Il a également écarté les autres moyens, considérant que la décision de l'OFII était légalement fondée sur la tardiveté de la demande d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux dépens et aux frais d'avocat.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour tardiveté de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure, estimant que l'entretien de vulnérabilité prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait bien eu lieu. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la conformité des dispositions nationales à la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Tarn. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B, propriétaire d’une parcelle à Couffouleux, qui demandait la condamnation de la commune pour les dommages causés par le ruissellement d’eaux usées et pluviales provenant d’une canalisation publique défectueuse. Il invoquait la responsabilité sans faute de la commune en tant que tiers à l’ouvrage public, ainsi que sa responsabilité pour défaut d’entretien normal et manquement au pouvoir de police. La commune opposait l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté, la prescription quadriennale et l’autorité de la chose jugée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les préjudices invoqués étaient identiques à ceux déjà tranchés par un précédent jugement du 10 mars 2016, confirmé en appel, et que le rapport d’étude produit ne constituait pas un changement de circonstances de nature à écarter l’autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de Mme A, ressortissante guinéenne, contre un arrêté du préfet du Tarn du 24 janvier 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement, ainsi qu’un arrêté du 7 janvier 2025 l’assignant à résidence. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D et sa famille pour obtenir une provision de l'ONIAM en réparation des conséquences d'un accident médical non fautif survenu le 5 novembre 2018. L'ONIAM ne contestait pas le principe de sa prise en charge au titre de la solidarité nationale, mais opposait une contestation sérieuse au montant réclamé, arguant que seuls les préjudices temporaires pouvaient faire l'objet d'une provision avant consolidation. Le tribunal a fait droit partiellement à la demande en condamnant l'ONIAM à verser à M. D une provision de 15 225 euros, correspondant à l'évaluation de ses préjudices temporaires (déficit fonctionnel, souffrances endurées et préjudice esthétique), après déduction des provisions déjà versées. En revanche, les demandes des proches de M. D au titre de leur préjudice d'affection ont été rejetées, ce préjudice n'étant pas indemnisable en l'absence de décès de la victime directe. Cette décision applique les dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des