31 596 décisions disponibles — page 714/1580
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de Police du 19 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l’arrêté énonce suffisamment les considérations de droit et de fait. Il juge également que les circonstances personnelles invoquées par le requérant, notamment son contrat de travail, ne constituent pas une erreur manifeste d’appréciation. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans que la demande d’asile de l’intéressé n’ait été présentée comme un obstacle à l’interdiction de retour.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 7 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge retient que le refus est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du parcours scolaire et des efforts d'insertion professionnelle du requérant, notamment ses contrats d'apprentissage et une promesse d'embauche. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ne soit examiné. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination en découle.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prononcée par le préfet des Yvelines le 5 juillet 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 27 septembre 2024, bien après le délai de recours de quarante-huit heures prévu par l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans régularisation possible.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 23 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Saisi sur le fond, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé, de son absence de titre de séjour et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public (garde à vue pour association de malfaiteurs terroristes). La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante malgache, pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence, son contrat de travail ayant été suspendu faute de récépissé, et démontrait l'absence de réponse de l'administration malgré de multiples relances. Le tribunal a considéré que la demande était utile et ne faisait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, sans assortir l'injonction d'une astreinte.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours administratif préalable obligatoire relatif à une prime de transition énergétique, se déclare incompétent. Il estime que le litige, portant sur la rénovation d’un logement situé dans le Val-d’Oise, relève de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de l’article R. 312-7 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 26 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait la présence régulière de son père et de son frère en France pour solliciter l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que cette circonstance n'est pas suffisante pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation du préfet, qui a légalement fondé sa décision sur l'accord préalable des autorités espagnoles. La solution retenue confirme le transfert vers l'Espagne.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui demandait de l'aide pour obtenir un titre de séjour étudiant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne présentait pas de conclusions recevables dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir et ne soulevait aucun moyen contestant la légalité d'une décision implicite de rejet. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du maire de Villejust du 14 octobre 2024 lui ordonnant de quitter un parking communal sous 24 heures. La juridiction a jugé que cette décision municipale, fondée sur le code général des collectivités territoriales, ne relevait pas de la procédure spéciale de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, laquelle ne s'applique qu'aux mises en demeure préfectorales prises sur le fondement de la loi du 5 juillet 2000 relative aux gens du voyage. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 ordonnant la fermeture de l'établissement de la société Speedfit, au motif que la condition d'urgence n'était pas établie. Le juge a considéré que les difficultés financières et les résiliations d'abonnements invoquées par la société ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension en référé. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à la démonstration d'une urgence. Aucun examen du fond, notamment sur le respect de la procédure contradictoire ou la proportionnalité de la mesure, n'a été effectué.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 414-12 et R. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 560 euros en réparation d’un préjudice résultant de la saisie de sommes insaisissables lors d’une procédure de recouvrement fiscal. Le juge a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, selon l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, les actions en responsabilité fondées sur des fautes commises lors de l’exécution des poursuites, notamment la saisie de sommes insaisissables, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence de l’ordre administratif.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 21 mai 2024 du centre hospitalier de Mantes-la-Jolie prononçant sa sortie d’un service de soins. Après le décès de M. B survenu le 28 août 2024, son avocat a informé le tribunal de l’absence d’héritier connu. En application de l’article R. 634-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête, celle-ci étant privée d’objet.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Vilmorin Immobilier, qui demandait le remboursement de prélèvements à la source effectués en 2020. La société avait saisi l'administration fiscale d'une réclamation le 27 juin 2024, soit après l'expiration du délai de deux ans prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, qui expirait le 31 décembre 2022. Le tribunal a jugé que cette réclamation était tardive et que les difficultés économiques invoquées ne pouvaient rouvrir ce délai. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, conseiller municipal d’Écharcon, qui contestait le refus implicite du maire de lui communiquer des informations sur des travaux communaux et un refus d’accès aux moyens de communication municipaux. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales était insuffisamment fondé, car M. B n’établissait pas que les informations demandées concernaient des affaires ayant fait l’objet d’une délibération. Le second moyen, relatif au refus d’accès à la gazette municipale, a été jugé inopérant. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi par la SCCV AM 245 d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commune de Garches relative à un permis de construire, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le terrain litigieux est situé dans le département des Hauts-de-Seine, relevant du ressort du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. B. Ce dernier sollicitait la modification d'une précédente ordonnance afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a relevé que M. B avait été convoqué le 14 octobre 2024, rendant ses conclusions sans objet. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C A, qui contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux délivrée par le maire de Corbeil-Essonnes. Le juge constate que le requérant n’a pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié son recours à l’auteur de la décision et au bénéficiaire de l’autorisation, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. En l’absence de cette régularisation, la requête est jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur, pour incompétence de la juridiction administrative. Mme A invoquait uniquement un moyen relatif à la régularité formelle de l'acte de poursuite (absence de notification préalable du titre exécutoire). En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et 28 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, ce type de contestation relève de la compétence du juge judiciaire, et plus précisément du juge de l'exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable pour la construction d’une terrasse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, les documents exigés par l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme pour justifier de la régularité de son occupation ou détention du bien. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.