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Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus implicite du préfet des Yvelines d'abroger un arrêté de 2021 rejetant sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rappelé que le silence de l'administration pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet et que l'intéressé peut en demander les motifs. En l'espèce, faute pour le préfet d'avoir communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de Mme A, cette décision est entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal annule la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet de l'Essonne. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen de sa situation personnelle et d'erreur de droit, jugeant que l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était applicable pour opposer une menace à l'ordre public. Il a également estimé que la condamnation pénale de M. A justifiait légalement le refus, sans méconnaître l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ni entacher la décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion présentée par le Syndicat intercommunal des lycées du district scolaire de Sartrouville (SILS) à l'encontre de M. A, occupant sans titre d'un logement de fonction. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le SILS de démontrer que le maintien dans les lieux portait une atteinte grave et immédiate au fonctionnement du service public, l'occupation n'empêchant pas l'accès au site et aucun nouveau gardien n'ayant été recruté. La solution retenue s'appuie sur les conditions cumulatives d'urgence et d'utilité posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sans application directe des dispositions du code général des collectivités territoriales ou du code de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Versailles annule la délibération n°2022/07-32 du 6 juillet 2022 du conseil municipal de Saint-Nom-la-Bretèche accordant une protection fonctionnelle à Mme B, ancienne maire, sous conditions suspensives. Le tribunal juge que la commune ne pouvait légalement subordonner l'octroi de cette protection à la condition que les faits poursuivis soient jugés non détachables de ses fonctions, ni limiter sa durée ou différer le paiement des honoraires d'avocat. Cette décision est fondée sur l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, qui impose à la commune d'accorder la protection sans condition, sauf en cas de faute détachable. Le tribunal enjoint à la commune de réexaminer la demande de Mme B.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Pacifica et Mme A d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à la propriété de cette dernière par la chute d’un arbre situé sur l’autoroute A13 lors de la tempête Eleanor, le 3 janvier 2018. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, jugeant que le délai raisonnable d’un an ne s’applique pas aux recours indemnitaires contre une personne publique. Sur le fond, il a retenu la responsabilité sans faute de l’État en tant que maître de l’ouvrage public, estimant que la tempête ne constituait pas un cas de force majeure. L’État a été condamné à verser 10 646,20 euros à la société Pacifica et 13 057,98 euros à Mme A, avec intérêts au taux légal à compter du 29 octobre 2018, sur le fondement des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Versailles a condamné le conseil départemental des Yvelines à indemniser M. et Mme A pour des préjudices résultant d'une tentative de vol par effraction commise le 26 janvier 2019 par un mineur placé sous sa garde. La responsabilité sans faute du département a été engagée sur le fondement des articles 375-3 du code civil et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a alloué 120 euros aux requérants pour leur préjudice matériel (franchise non remboursée) et 500 euros chacun pour leur préjudice moral. Il a également condamné le département à verser 979,13 euros à la MACIF, subrogée dans les droits des assurés en application de l'article L. 121-12 du code des assurances.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A contestant deux délibérations du conseil communautaire de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise du 14 avril 2022, l'une fixant les taux et le zonage de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2022, l'autre instaurant un budget annexe déchets. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la délibération relative au budget annexe en raison de leur tardiveté. Sur le fond, il a rejeté les conclusions contre la délibération sur la TEOM, estimant que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1636 B undecies du code général des impôts n'était pas fondé, la communauté urbaine ayant légalement reconduit les taux existants sans être tenue de justifier de leur proportionnalité au service rendu.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération, qui demandait l'annulation d'un titre de perception de 3 380 350 euros émis par l'État au titre d'un complément de prix différé, consécutif à la revente de parcelles issues de l'ancienne base aérienne 217. La contestation portait sur le calcul du complément de prix, notamment la prise en compte des dépenses, la proratisation des charges et l'interprétation de l'article 67 de la loi du 27 décembre 2008. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tenant à l'objet des dépenses, à la superficie à retenir pour le prorata et à l'absence de plus-value, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de la communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération, qui contestait un titre de perception de 1 359 866 euros émis par l'État au titre d'un complément de prix différé, suite à la revente d'une parcelle issue de la cession à l'euro symbolique de la base aérienne 217. La requérante soutenait notamment que le calcul du complément de prix devait intégrer l'ensemble de ses dépenses, sans distinction de date, et que la proratisation des charges était erronée. Le tribunal, appliquant l'article 67 de la loi du 27 décembre 2008, a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du titre exécutoire et de la décision de rejet de la contestation préalable.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération contestant un titre de perception de 1 089 271 euros émis par l'État au titre d'un complément de prix différé, suite à la revente d'une parcelle issue de la cession à l'euro symbolique de la base aérienne 217. Le litige portait sur le calcul de ce complément de prix, notamment la prise en compte des dépenses déductibles et la méthode de proratisation, en application de l'article 67 de la loi du 27 décembre 2008. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, estimant que la direction départementale des finances publiques avait correctement appliqué les textes, et a donc validé le titre de perception ainsi que la décision de rejet de la contestation.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de logement par la commission de médiation du Val-d’Oise, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans le ressort duquel se situe le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne un litige relatif au refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme B. Le tribunal constate que la décision attaquée a été prise par une autorité dont le siège se situe dans le ressort du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) mettant fin aux conditions matérielles d’accueil de Mme A, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée est situé à Créteil (Val-de-Marne), relevant du ressort du tribunal administratif de Melun. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 mars 2023 par lequel le préfet des Yvelines a refusé le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une motivation erronée, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé malgré une erreur de citation des textes. Il a également jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance des ressources de M. A, conformément aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné les requêtes de M. A et Mme B, qui contestaient les arrêtés de la préfète de l'Essonne refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet des Yvelines refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'acte de naissance de M. A était frauduleux, alors que ce dernier produisait un passeport valide et une attestation officielle confirmant son identité. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil, qui régissent la force probante des actes d'état civil étrangers. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs au parent d'enfant français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision préfectorale légalement fondée et suffisamment motivée.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'erreur de droit, rappelant que les citoyens de l'Union européenne peuvent faire l'objet d'une telle mesure sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il juge que la menace à l'ordre public est caractérisée par les multiples condamnations pénales de l'intéressé pour des faits graves et réitérés, et que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de justifier d'une insertion ou de liens personnels et familiaux en France.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, ressortissant indien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que la préfète s'était fondée sur l'absence d'autorisation de travail, mais que M. A produisait une autorisation de travail délivrée par le ministre de l'intérieur le 11 septembre 2023. Cette circonstance a conduit le tribunal à considérer que la décision de refus était entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit au regard des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 25 avril 2024, incluant le refus de titre, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, et a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à M. A.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre l'inscription provisoire de son enfant à l'école maternelle de Bois d'Arcy. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'enfant étant déjà scolarisé depuis la rentrée et bénéficiant d'un accompagnement pédagogique, et que la suspension de l'inscription serait préjudiciable à sa scolarité. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.