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Le Tribunal administratif d’Amiens, par une ordonnance du 3 janvier 2025, a constaté le désistement d’office de l’association Picardie Nature de sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 6 novembre 2019 autorisant l’extension d’une carrière alluvionnaire. Ce désistement a été prononcé sur le fondement de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, l’association n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, et les demandes de frais de justice de la société exploitante ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier intercommunal de Compiègne-Noyon, qui demandait l'indemnisation d'un préjudice financier lié à la non-prise en compte intégrale de ses heures de formation en ostéopathie. Le tribunal a jugé que seules les formations inscrites au plan de formation de l'établissement sont considérées comme un temps de travail effectif. En l'espèce, la formation suivie par Mme A n'étant pas inscrite au plan de formation, l'application d'un ratio de 80 % pour le décompte de son temps de service n'était pas fautive. La décision s'appuie sur les décrets n° 2002-9 du 4 janvier 2002 et n° 2008-824 du 21 août 2008.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme G D, M. F E et Mme A E demandant l’annulation de l’arrêté du 8 février 2022 par lequel le maire d’Ailly-sur-Noye leur a refusé un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, notamment celle tirée de l’absence de notification du recours, au motif que l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme ne s’applique pas à un refus de permis. Sur le fond, il a jugé que les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 111-11 et R. 111-5 du code de l’urbanisme ainsi que sur le plan local d’urbanisme intercommunal, n’étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 30 juin 2022 par laquelle la communauté d'agglomération de la région de Compiègne a modifié son règlement intérieur. Les requérants, conseillers communautaires, contestaient l'article 59 de ce règlement, estimant que l'espace réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité était insuffisant au regard de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la défense, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a fait droit à la demande d'annulation de la délibération attaquée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, agent contractuel du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Amiens-Picardie, qui contestait son licenciement et demandait réparation de ses préjudices. Le requérant soutenait que la suppression de son poste au sein du GIE "Faire Faces" n’était pas formalisée et que son licenciement constituait un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que la délibération du conseil d’administration du GIE du 16 juin 2020, motivée par des difficultés financières et l’absence de plus-value du poste, justifiait légalement la suppression d’emploi au sens de l’article 41-3 du décret n°91-155 du 6 février 1991. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires de M. A.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour, car M. C ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A contestant la décision de la préfète de l'Oise de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Le moyen d'insuffisance de motivation a également été écarté comme manifestement infondé. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, relatif à la dispense d'évaluation linguistique pour raison médicale, a été rejeté car le certificat médical produit ne respectait pas le modèle réglementaire requis. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des décisions de retrait d’agrément et de licenciement d’une assistante maternelle et familiale. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, y compris celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 421-6 ou du caractère disproportionné de la mesure, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du préfet de la Somme du 11 juillet 2024 refusant un titre de séjour à Mme D, ressortissante marocaine, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a relevé que Mme D justifiait d'attaches familiales solides en France (parents, sœur, frères de nationalité française) et d'une intégration personnelle et professionnelle significative depuis son arrivée en 2018. En conséquence, l'atteinte portée à sa vie privée et familiale a été jugée disproportionnée, entraînant l'annulation de l'arrêté contesté.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par le préfet de la Somme sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de M. D et Mme C B d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA). Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant que le rejet définitif de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 30 janvier 2024 avait mis fin à leur droit au maintien dans le centre. Il a considéré que l'urgence était caractérisée par l'obstacle au bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, et que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, nonobstant les arguments liés à l'état de santé des intéressés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux conditions d'hébergement des demandeurs d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, l'avis du collège de médecins de l'OFII étant produit et ne comportant pas la présence du médecin rapporteur. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer l'indisponibilité de ses traitements en République démocratique du Congo.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du préfet de l'Aisne du 19 août 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant que M. B était entré irrégulièrement en France, alors qu'il était muni d'un visa court séjour délivré par les autorités françaises. Cette erreur vicie la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sur le fondement de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel la préfète de l'Oise refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le motif de rupture de la vie commune invoqué par la préfecture n'était pas établi, la requérante démontrant la persistance de sa vie conjugale par des pièces concordantes. La solution retenue s'appuie sur l'article 5 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et l'article L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants congolais, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 30 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée limitée de leur séjour en France et du rejet définitif de leurs demandes d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la même convention et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (4ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la situation personnelle de l’intéressé avait été dûment examinée par la préfète de l’Oise. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la situation des ressortissants algériens étant régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que le préfet avait valablement exercé son pouvoir discrétionnaire de régularisation et que les autres moyens (défaut de motivation, erreur de fait, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme C et M. B dirigées contre les arrêtés du préfet de l'Aisne du 14 mai 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant des interdictions de retour. Les requérants invoquaient une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une intégration suffisante ou des liens personnels et familiaux en France justifiant une protection, et que les décisions n'étaient pas entachées de détournement de pouvoir. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours gracieux, afin d’obtenir la reconstitution des points de son permis de conduire suite à un stage effectué en octobre 2023. Le requérant s’est toutefois désisté de son instance par un acte pur et simple enregistré le 20 novembre 2024. Le tribunal, constatant que ce désistement ne rencontre aucune opposition, en a donné acte par un jugement du 31 décembre 2024, sans examiner le fond du litige. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait une décision implicite de rejet de son recours gracieux relative à la reconstitution des points de son permis de conduire. Le requérant soutenait que la réalité de l’infraction de 2014 n’était pas établie, mais s’est désisté après que le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer. Aucun texte spécifique n’est appliqué au fond, le jugement se limitant à constater le désistement en application du code de justice administrative.