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Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. A, chirurgien hospitalier révoqué le 10 juin 2022, qui demandait le retrait de cette sanction après sa relaxe pénale pour les mêmes faits. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d’annulation de la décision de révocation du 10 juin 2022, celle-ci étant devenue définitive. En revanche, il a considéré que la décision du 13 février 2023 refusant le retrait de la sanction n’était pas purement confirmative, car la relaxe constituait un élément nouveau imposant un réexamen. La solution retenue est fondée sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui permet le retrait d’une sanction à tout moment, et sur le principe d’indépendance des procédures disciplinaires et pénales.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 5 décembre 2022 par laquelle la préfète de l'Oise a refusé l'admission au séjour de Mme B au titre de l'asile et a abrogé son attestation de demandeur d'asile. Le tribunal juge que la préfète ne pouvait refuser un titre de séjour au seul motif que le droit au maintien de l'intéressée avait cessé, alors qu'un recours était pendant devant la Cour nationale du droit d'asile. Cette compétence pour reconnaître le statut de réfugié ou la protection subsidiaire relève exclusivement de l'OFPRA ou de la CNDA, en application des articles L. 513-1, R. 424-1 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de l'Oise de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment des difficultés en station debout et assise, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel la maire de Laversines ne s'est pas opposée à la construction d'une antenne-relais Free Mobile. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours à la commune et à la société Free Mobile dans les quinze jours suivant son dépôt, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, sans examen des autres moyens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la délibération du 27 septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Laversines avait approuvé une convention avec la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne relais. La juridiction a relevé d'office que la délibération était inexistante matériellement, faute de comporter un dispositif révélant l'adoption d'une décision à l'issue d'un vote des membres du conseil municipal, en méconnaissance des règles de fonctionnement des collectivités territoriales. Bien que la commune ait produit des attestations individuelles de ses membres, le tribunal a considéré que ces éléments ne suffisaient pas à établir l'existence d'une délibération valide. La solution retenue est fondée sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la validité des actes des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme K d'un recours pour excès de pouvoir contestant des arrêtés de délégation de fonctions pris par le maire de Margny-lès-Compiègne le 20 septembre 2022, le refus d'abroger des délégations antérieures, et la délibération du conseil municipal du 21 septembre 2022 attribuant des indemnités aux conseillers concernés. Le tribunal a examiné la légalité des arrêtés de délégation au regard du code général des collectivités territoriales, constatant que les délégations accordées à Mme G et Mme A étaient insuffisamment précises et que celles consenties à M. J, M. C et Mme Housieaux étaient entachées d'illégalité. En conséquence, le tribunal a annulé les arrêtés de délégation du 20 septembre 2022, la décision de refus d'abroger les délégations antérieures, et la délibération du 21 septembre 2022 en tant qu'elle attribuait des indemnités aux cinq conseillers municipaux.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 février 2024 autorisant la construction d’une unité de méthanisation. Les requérants contestaient la légalité du permis de construire en invoquant l’insuffisance du dossier de demande, notamment l’absence de dérogation « espèces protégées », d’évaluation Natura 2000, et de précisions sur les accès, les eaux pluviales ou les plans architecturaux. Ils soutenaient également que le projet méconnaissait les règles de la carte communale et plusieurs articles du code de l’urbanisme relatifs à la sécurité, à la salubrité et à la protection des paysages. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la conformité du projet aux articles R. 431-5, R. 431-8, R. 431-9, R. 431-10, R. 431-16, R. 431-20 du code de l’urbanisme, ainsi qu’aux articles R. 111-2, R. 111-5, R. 111-8, R. 111-12, R. 111
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du maire de Bohain-en-Vermandois du 20 mai 2022, qui ne s'opposait pas à la construction d'un pylône de radiotéléphonie de 25 mètres par la société SFR. Le tribunal a jugé que les règles de hauteur maximale du plan local d'urbanisme (article UB 10) ne s'appliquent pas à une antenne relais, car elles visent uniquement les bâtiments. Il a également estimé que le projet ne méconnaissait pas les dispositions relatives à l'aspect extérieur des constructions (article UB 11 du PLU et article R. 111-27 du code de l'urbanisme), ni les règles sur l'abattage d'arbres. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme refusant la remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement sociale de 2 085,17 euros. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant, conformément aux articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les textes précités pour apprécier le bien-fondé de la demande de remise.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, annule la décision du 8 février 2024 par laquelle la CPAM de l'Oise a refusé l'aide médicale d'État à Mme B, ressortissante turque. Le juge estime que les documents produits (facture d'électricité de mars 2022 et relance de février 2023) justifient de sa présence ininterrompue en France depuis plus de trois mois, condition posée par l'article L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est l'annulation du refus, le tribunal reconnaissant le droit de l'intéressée à l'AME.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur certaines décisions de retrait de points, le ministre ayant supprimé les mentions correspondantes, et a déclaré irrecevables les conclusions relatives à des infractions non mentionnées au relevé d'information intégral. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les moyens de M. A, jugeant que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions est établie par les procès-verbaux. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 10 juillet 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était fondée sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction n'était pas disproportionnée compte tenu de la situation personnelle de l'intéressé. Enfin, le tribunal a rappelé que le signalement au fichier SIS ne constitue pas un acte décisoire susceptible de recours.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A, ancienne agent de la communauté de communes Senlis Sud Oise, contestant le refus implicite de lui verser un complément indemnitaire annuel pour 2020. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, jugeant que la requête n'était pas tardive car le recours gracieux de Mme A avait prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, estimant que la communauté de communes avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'engagement professionnel et de la manière de servir de l'agent, et avait méconnu le principe d'égalité en réservant l'indemnité aux seuls agents présents à une date donnée. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 du code général de la fonction publique et 88 de la loi du 26 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de M. et Mme E, qui sollicitaient la condamnation du département de l’Oise à réparer les préjudices subis suite au vol de liquidités par un mineur placé à leur domicile dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a rappelé que la responsabilité sans faute du département est engagée envers l’assistante familiale et son conjoint sur le fondement de l’article L. 421-13 du code de l’action sociale et des familles. Toutefois, il a estimé que les requérants avaient commis une faute en conservant des sommes importantes dans des enveloppes accessibles, en connaissance de la propension du mineur à voler, ce qui exonérait totalement le département de sa responsabilité. La requête a donc été rejetée, sans application des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la contestation de la SAS SAGEB relative aux rehaussements de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2014 à 2017. La société contestait la méthode d'évaluation des biens de retour mis à sa disposition dans le cadre d'une délégation de service public pour l'aéroport de Beauvais-Tillé, estimant qu'ils relevaient d'un affermage et devaient être évalués selon la méthode comparative de l'article 1498 du code général des impôts, et non selon la méthode comptable de l'article 1499 applicable aux établissements industriels. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les biens en cause devaient être inscrits au bilan du concessionnaire et évalués conformément à l'article 1499, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par la SAS SAGEB, délégataire de la gestion de l’aéroport de Beauvais-Tillé, d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la méthode d’évaluation des biens de retour mis à disposition par le syndicat mixte propriétaire, que la société estimait relever d’un affermage et donc de la méthode par comparaison (article 1498 du code général des impôts), et non de la méthode comptable applicable aux établissements industriels (article 1499). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens en cause devaient être inscrits au bilan du délégataire et évalués selon la méthode prévue à l’article 1499, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions supplémentaires.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule le refus du préfet de la Somme de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. C, ressortissant congolais parent d’un enfant français. Le préfet avait motivé ce refus par une menace pour l’ordre public fondée sur deux condamnations pour défaut de permis et d’assurance, mais le juge estime ces faits insuffisants pour caractériser une telle menace, compte tenu de leur nature et de leur ancienneté. La décision est annulée pour erreur d’appréciation au regard des articles L. 432-1 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il est enjoint au préfet de délivrer le titre sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. B A contestant deux certificats d'urbanisme opérationnel négatifs délivrés par le maire de Neuville-Saint-Amand pour des projets de réhabilitation et de construction sur des parcelles cadastrées ZA n°40 et ZA n°141. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas fait une inexacte application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en estimant que l'accès via la route départementale n°12 présentait des risques pour la sécurité publique, et que les terrains étaient enclavés au sens de l'article U7 du plan local d'urbanisme, la permission de voirie invoquée ne suffisant pas à garantir un accès sécurisé. Les demandes subsidiaires d'annulation de la permission de voirie de 2010 ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 9 février 2022 par laquelle le maire de Thiescourt avait délivré un certificat d'urbanisme négatif pour la construction d'une maison d'habitation. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas démontré avoir procédé aux diligences nécessaires auprès du gestionnaire de réseau pour vérifier la faisabilité du raccordement, en méconnaissance des articles L. 111-11 et L. 332-15 du code de l'urbanisme. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, M. C étant propriétaire du terrain.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté les requêtes de M. et Mme A et de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation de la délibération du 9 septembre 2021 du conseil municipal de Dompierre-sur-Authie autorisant la vente d’une parcelle à la société TDF pour l’implantation d’une antenne-relais de téléphonie mobile. La requête n° 2200151 a été jugée irrecevable, les requérants ne justifiant pas de leur qualité pour agir au nom d’un collectif d’habitants. La requête n° 2200813 a été rejetée au fond, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des règles de convocation des conseillers municipaux (article L. 2121-11 du CGCT), le défaut d’information préalable (article L. 2241-1 du CGCT), l’absence de permis d’aménager (article R. 421-19 du code de l’urbanisme), l’erreur de fait et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés.