13 562 décisions disponibles — page 274/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI Uka et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Cires-lès-Mello à la SCCV Les Romarins pour 30 logements collectifs. Le tribunal a d'abord jugé que les requérantes justifiaient d'un intérêt à agir, mais a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'incomplétude du dossier de demande, de la méconnaissance des articles UA6, UA7, UA10, UA11 et UA12 du règlement du PLU, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de M. B, détenu, contestant une sanction disciplinaire de deux jours de cellule et la révocation partielle d’un sursis, confirmée par la directrice interrégionale de Lille. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 1er février 2022 était substituée par celle du 18 mars 2022 rejetant le recours administratif obligatoire. Il a annulé cette dernière décision au motif que la commission de discipline était irrégulièrement composée, en méconnaissance de l’article R. 57-7-13 du code de procédure pénale, l’auteur du compte-rendu d’incident n’étant pas identifiable pour vérifier son absence de participation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C H et de sa famille, qui demandaient l’indemnisation de préjudices liés à une narcolepsie-cataplexie qu’ils attribuaient à une vaccination contre la grippe A (H1N1) en 2009. La juridiction a estimé que les requérants n’apportaient pas la preuve de l’administration du vaccin Pandemrix, condition préalable à l’engagement de la responsabilité de l’ONIAM sur le fondement de l’article L. 3131-4 du code de la santé publique. En conséquence, la demande d’expertise médicale avant dire droit a été jugée inutile, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, qui avait repris l'instance de sa mère décédée, résidente en EHPAD. La demande d'indemnisation pour défaut d'information sur les tarifs est rejetée, car la tarification relève de la compétence de l'autorité administrative et non d'un contrat, et aucun lien de causalité n'est établi entre l'absence de réunion du conseil de la vie sociale et les augmentations tarifaires. Le préjudice moral lié à la gestion de l'épidémie de Covid-19 en janvier 2021 n'est pas non plus retenu, faute de preuve d'un défaut d'organisation du service. Enfin, les conclusions dirigées contre l'EHPAD La Fontenelle sont irrecevables, celui-ci étant dépourvu de personnalité juridique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A, détenu, contestant la décision du 9 février 2022 ordonnant sa fouille corporelle intégrale à l'occasion d'un parloir familial. Le requérant invoquait une absence de justification et un caractère non subsidiaire de la mesure, en violation de l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la fouille était justifiée par des antécédents disciplinaires (possession d'une montre connectée) et par la nature non surveillée des parloirs, rendant la palpation insuffisante. La solution retenue valide ainsi la décision de l'administration pénitentiaire au regard des dispositions des articles 57 de la loi de 2009 et R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, professeure, qui demandait l'annulation de la décision implicite du recteur de l'académie d'Amiens refusant de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait un harcèlement moral et des discriminations de la part de sa hiérarchie, sur le fondement de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par Mme A ne suffisaient pas à établir la réalité des faits de harcèlement ou de discrimination allégués. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aisne. Le tribunal estime que le requérant ne remplit pas les conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il ne suit pas une formation qualifiante mais seulement un apprentissage du français. Il juge également que la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales significatives en France et de la présence de sa mère en Guinée.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, l’intérêt supérieur de son jeune enfant scolarisé n’étant pas compromis. Concernant la fixation du pays de destination, le tribunal a écarté le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour la requérante d’apporter des éléments probants sur les risques personnels encourus en République du Congo. La demande d’injonction a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français et fixant la République Démocratique du Congo comme pays de renvoi. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant contre l'obligation de quitter le territoire, car cette décision ne désigne pas de pays. Concernant la décision fixant le pays de destination, le tribunal a écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et a jugé que M. B n'apportait aucune preuve des risques de traitements inhumains en cas de retour, sa demande d'asile ayant été rejetée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme B ne justifiant pas de liens familiaux suffisamment stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du préfet de l'Aisne du 23 avril 2024 refusant le séjour à Mme B et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a retenu une erreur de droit, constatant que la demande d'asile de l'intéressée était encore en cours d'examen devant la Cour nationale du droit d'asile, ce qui faisait obstacle à l'édiction de ces mesures en application des articles L. 541-1 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, signalement au système d'information Schengen, remise du passeport et obligation de présentation) ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l’arrêté préfectoral du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, directeur adjoint du centre hospitalier isarien, contestant le refus implicite de l'établissement de reconnaître l'imputabilité au service d'un malaise cardiaque survenu le 16 septembre 2019 et d'organiser une expertise. Le tribunal a constaté que le centre national de gestion avait reconnu cette imputabilité par un arrêté du 9 février 2023, rendant sans objet les conclusions principales de M. B. Sur le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté la demande, considérant que le centre hospitalier n'était pas compétent pour statuer sur l'imputabilité au service d'une maladie pour les personnels de direction, cette compétence relevant du centre national de gestion en application de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 2007-704 du 4 mai 2007.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants israéliens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Aisne refusant leur demande de titre de séjour en tant qu'ascendants à charge et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les requérants ne remplissaient pas les conditions de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en ne démontrant pas être à la charge de leurs enfants résidant en France. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant camerounais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A remplissait les conditions de délivrance du titre. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du préfet de l'Aisne du 23 avril 2024 refusant le séjour à M. B et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en prenant ces décisions alors que la demande d'asile de M. B était toujours en cours d'instruction devant la Cour nationale du droit d'asile, en méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, et les mesures accessoires ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, un loueur de chambres d'hôtes, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 2 670 euros au titre du premier trimestre 2023. Le litige portait sur la déductibilité de la TVA afférente à l'acquisition d'un véhicule 4x4 Ford Ranger. Le tribunal a jugé que ce véhicule, équipé de quatre places assises dont deux sièges arrière confortables et repliables, est conçu pour un usage mixte et non exclusivement pour le transport de marchandises. En application du 6° du 2 du IV de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts, la TVA grevant son acquisition est exclue du droit à déduction. La demande de M. B est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2019 et 2020, relatives à la déduction de pensions alimentaires versées à ses parents et beaux-parents. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve de la réalité des versements ni de l'état de besoin de ses ascendants, conditions requises par les articles 156 du code général des impôts et 205 du code civil pour bénéficier de la déduction. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les rectifications fiscales opérées par l'administration.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a également considéré que les moyens soulevés contre l’interdiction de retour et la fixation du pays de renvoi n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant la Turquie comme pays de destination. Le tribunal a jugé que la requérante ne faisait valoir aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.