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Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate son incompétence territoriale. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l'intéressé, qui était à Sarcelles (Val-d'Oise) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, le tribunal transmet le dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant sollicitait des demandes indemnitaires et une protection policière, sans préciser la procédure de référé utilisée ni désigner de défendeur. Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires et la demande de protection n'étaient pas justifiées et que le mémoire complémentaire n'établissait aucun lien avec la requête initiale. La décision se fonde sur l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 fixant les plans de chasse dans l'Oise pour 2024-2025. Les associations requérantes invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de l'équilibre agro-sylvo-cynégétique et de la procédure de consultation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de quinze jours prévu à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ayant pas été respecté. Le tribunal a également prononcé le retrait de l'aide juridictionnelle accordée à M. A, sa procédure étant considérée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 à L. 611-3 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens, rendue en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme A sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait déterminer les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier de Saint-Quentin à compter du 17 septembre 2020, en raison d’une suspicion d’erreur de diagnostic. Le tribunal a désigné un expert en chirurgie orthopédique pour évaluer la conformité des soins aux règles de l’art et se prononcer sur l’origine des préjudices allégués. Il a rejeté les demandes relatives à l’établissement d’un pré-rapport et à la réservation des dépens, ces points relevant de la procédure d’expertise ultérieure.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) a annulé l'arrêté du 11 février 2024 par lequel le préfet de la Somme obligeait Mme B, ressortissante portugaise, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'une activité professionnelle réelle et effective en France, lui conférant un droit au séjour en tant que travailleuse au sens de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2004/38/CE. En conséquence, la mesure d'éloignement a été jugée illégale, le préfet ne pouvant légalement l'obliger à quitter le territoire sur le fondement de l'article L. 251-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que M. B ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié, faute de visa long séjour et de contrat de travail visé. Enfin, le tribunal a considéré que la décision d'interdiction de retour était légale, aucune circonstance humanitaire n'étant établie.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée, la préfète s'étant appropriée l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a ainsi validé la solution retenue par la préfète de l'Oise, fondée sur les articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'offre de soins au Togo était adaptée à l'état de santé de la requérante.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B F. Cette mesure vise à déterminer les conditions et conséquences de la prise en charge de son enfant, D A, décédé le 22 mars 2021, par le CHU Amiens Picardie. Le tribunal a désigné un expert spécialisé en cardiologie pédiatrique et a mis en cause la caisse primaire d'assurance maladie de l'Allier, tout en rejetant la demande de pré-rapport et en réservant la question des dépens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aisne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'examen d'office par le préfet de la possibilité d'un titre pour activité salariée n'entachait pas la décision d'erreur de droit. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par la maire de Cauffry sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment industriel (ex-magasin Fly) présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a désigné un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer les risques pour les tiers et de proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de 24 heures, conformément à la procédure d'urgence prévue par le code de justice administrative.
Demande d’expertise médicale au Tribunal administratif d’Amiens, présentée par Mme C contre le CHU Amiens Picardie, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a fait droit à la demande, jugeant la mesure utile pour déterminer les conditions de la prise en charge depuis 2019 et les éventuels préjudices. Un expert en neurochirurgie a été désigné avec une mission détaillée incluant l’examen médical, l’analyse des soins, l’évaluation des manquements, de la perte de chance et des préjudices. La demande de détermination de la charge des dépens a été rejetée, cette question relevant du président du tribunal après l’expertise.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Somme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, puis a jugé que la condition de détention d'un visa long séjour, prévue à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était opposable. Il a estimé que Mme C n'établissait pas une nécessité liée au déroulement de ses études justifiant une dérogation à cette condition.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant son placement en rétention administrative et la mesure d'éloignement. Le juge a estimé que la contestation de la décision de rétention relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des libertés et de la détention), rendant la demande irrecevable devant la juridiction administrative. Par ailleurs, la suspension de la mesure d'éloignement a été jugée sans objet, cette décision ayant déjà été confirmée par un jugement antérieur du tribunal. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant manifestement dénuée de fondement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme tardive la requête de M. B, un étranger détenu, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, soumis au délai de sept jours prévu par les articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait été introduit le 9 septembre 2024, soit après l'expiration de ce délai non prorogeable le 6 septembre 2024. Les circonstances invoquées par le requérant, comme l'absence de copie de l'arrêté, n'ont pas été jugées de nature à suspendre ou proroger ce délai. En application du 4° de l'article R. 922-17 du CESEDA, la requête a été rejetée pour irrecevabilité manifeste, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son arrêt de travail du 25 janvier 2024. La requérante invoquait la présomption d'imputabilité prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, mais n'a pas démontré que l'entretien avec sa hiérarchie, à l'origine de son arrêt, avait excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de cette présomption était inopérant et que les autres moyens étaient insuffisamment précis. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 1er mars 2024 par laquelle la préfète de l’Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses demandes. Par ordonnance du 20 septembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du classement sans suite.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète de l'Oise. La requérante invoquait une erreur de fait, soutenant que sa situation fiscale était régulière mais qu'elle n'avait pu produire le justificatif dans les délais impartis. Le tribunal a estimé que ce moyen n'était assorti que de faits manifestement insusceptibles de le soutenir, faute pour Mme A de démontrer avoir sollicité le document auprès de l'administration fiscale en temps utile. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance du 20 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du 8 mars 2024 du président du SDIS de l'Oise le suspendant de ses fonctions. Le requérant contestait la légalité de cette suspension, invoquant notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article R. 723-39 du code de la sécurité intérieure. Aucune circonstance ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte et a clos l'instance, sans statuer sur le fond du litige.