13 562 décisions disponibles — page 270/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 7 janvier 2022 du président du conseil régional des Hauts-de-France refusant de reconnaître l’imputabilité au service de ses syndromes du canal carpien gauche et droit. En cours d’instance, la région a pris un arrêté le 9 février 2023 reconnaissant l’imputabilité du syndrome gauche, ce qui a eu pour effet de retirer implicitement mais nécessairement l’arrêté attaqué pour les deux pathologies. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet, sans examiner le fond.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, technicien supérieur du développement durable, qui contestait son affectation en position normale d'activité à l'Office français de la biodiversité. Le requérant soutenait que ses missions d'inspecteur de l'environnement nécessitaient un détachement dans le corps des techniciens de l'environnement. Le tribunal a jugé que l'exercice de ces missions, bien que nécessitant un commissionnement, ne constitue pas un emploi réservé à un corps spécifique, et qu'un agent du corps des techniciens supérieurs du développement durable peut légalement les exercer sans détachement, en application de l'article 3 du décret n° 2012-1064 et des articles L. 172-1 et R. 131-34-1 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B A, brigadier-chef de police radié des cadres, qui contestait un titre de perception de 3 916,95 euros pour un indu de rémunération. M. A soutenait ne pas avoir reçu les sommes réclamées, mais l’administration a produit des bulletins de paie démontrant qu’il avait perçu son traitement jusqu’au 31 mai 2021, après sa radiation au 22 avril 2021. Faute de preuves contraires, notamment des relevés bancaires, le tribunal a jugé la créance fondée. La décision s’appuie sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la société PBS en plein contentieux pour obtenir le paiement d'intérêts moratoires dus par l'État (ministère des armées) en raison de retards de règlement sur deux marchés de travaux sur la base aérienne de Creil. Le tribunal a fait droit partiellement à la demande, condamnant l'État à verser 5 054,47 euros pour le premier marché (signé le 16 septembre 2019) et 22 386,38 euros pour le second (signé le 7 novembre 2019). La solution retenue s'appuie sur les articles R. 2192-10 et R. 2192-12 du code de la commande publique, ainsi que sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aisne du 27 août 2024 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qu'il émanait d'une autorité compétente, était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. F, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence du 12 septembre 2024. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'erreur de droit et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la décision de refuser un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour n'étaient pas disproportionnées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, brigadier-chef de police, qui contestait le refus du préfet de reconnaître l'imputabilité au service d'un incident survenu le 8 janvier 2022. Le tribunal a jugé que la procédure devant le conseil médical était régulière, l'administration n'étant pas tenue d'informer l'intéressé de la composition nominative de l'instance. Il a également estimé que M. A n'établissait pas la réalité des lésions alléguées, se bornant à produire une feuille de soins insuffisante, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique était inopérant. La décision a été rendue sur le fondement du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de son détachement au sein de la police municipale d'Enghien-les-Bains. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée par la situation de sous-effectif de son établissement et que l'absence de notification n'affectait pas sa légalité. Il a estimé que le refus, fondé sur les nécessités du service conformément à l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement a été écarté faute de preuve.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, gérant de l'établissement "Le Jaoli", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 août 2022 ordonnant la fermeture administrative de son bar-discothèque pour trente jours. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, M. B ayant été convoqué et ayant présenté des observations. Il a également estimé que les nombreux troubles à l'ordre public (rixes, tapages, ivresse sur la voie publique) constatés entre février et juin 2022 par les forces de l'ordre justifiaient la mesure de fermeture prise sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, qui contestait la décision du conseil départemental de l’ordre des médecins de l’Oise refusant de transmettre sa plainte contre le docteur B à la chambre disciplinaire. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l’erreur de fait, du défaut de motivation, de l’irrégularité de la procédure et du manquement à l’impartialité, mais ne les a pas retenus comme fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, des conclusions à fin d’injonction et des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 4123-2 et L. 4124-2 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné deux requêtes de M. D, un contrôleur des finances publiques. La première requête contestait un arrêté de révocation pris par le directeur général des finances publiques, que le tribunal a annulé en raison d'un vice de compétence de l'auteur de l'acte. La seconde requête portait sur le refus d'indemnisation de jours de congés, que le tribunal a également annulé pour défaut de motivation et méconnaissance des dispositions du décret n° 2002-634 du 29 avril 2022. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de congés et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens a condamné l'État à verser 200 euros à Mme B pour le préjudice moral subi du fait de la suspension illégale de son permis de visite au centre pénitentiaire de Liancourt pendant six mois en 2017, annulée par un précédent jugement pour disproportion. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'illégalité fautive de la décision, mais le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas été privée de tout contact avec son compagnon, et que le préjudice de ses enfants n'était pas établi. Les conclusions indemnitaires plus élevées (30 000 euros) et les demandes d'injonction sous astreinte ont été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le code pénitentiaire et les principes de responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de la SAS Varsha Services contestant une décision de l'OFII du 5 mai 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 87 600 euros pour emploi d'étrangers sans titre de travail et une contribution forfaitaire de 19 204 euros pour frais de réacheminement. Le tribunal a pris acte du retrait de la contribution forfaitaire par l'OFII le 7 mai 2024, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, la société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'absence de conscience de la situation irrégulière des salariés. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent l'article L. 8253-1 du code du travail et l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier ayant été abrogé par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B C, assistant d'éducation, qui demandait l'annulation de son licenciement en période d'essai par le collège de Beauvais. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, un entretien préalable ayant eu lieu, et que l'administration n'avait pas à informer l'agent des motifs avant cet entretien. Il a également estimé que le licenciement était fondé, l'administration pouvant légalement tenir compte d'une vidéo accessible en ligne de l'agent, jugée incompatible avec ses missions éducatives, sans commettre d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 et le code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la régie régionale des transports du Pas-de-Calais pour contester deux ordonnances du 7 avril 2022 du tribunal de Lille, qui mettaient à sa charge les frais d'expertise (74 128,56 € et 9 937,50 €) relatifs à des incendies d'autocars. La régie soutenait que ces frais devaient incomber à la société Iveco France, l'expertise ayant servi à identifier les désordres. Le tribunal a rejeté les requêtes, confirmant que les frais d'expertise restaient à la charge de la régie, sans préciser de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté les requêtes de M. B C et de Mme D E, épouse C, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 17 avril 2024 du préfet de la Somme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le Kosovo comme pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour pour raisons de santé opposé à M. C ne méconnaissait pas l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les traitements nécessaires étant disponibles au Kosovo. Il a également estimé que les arrêtés n’étaient entachés d’aucune erreur manifeste d’appréciation et ne violaient pas l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant, l’intérêt supérieur de leur enfant scolarisé en France ne faisant pas obstacle à la mesure d’éloignement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et professionnelle du requérant avait été dûment examinée par la préfète. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision n'était pas entachée d'illégalité au regard des stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme A, ressortissante ghanéenne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Somme. La requérante invoquait sa qualité de mère d'un enfant français, mais le tribunal estime qu'elle n'établit pas la contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition posée par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 12 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter la France, fixant le Bangladesh comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent les articles L. 435-3, L. 611-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.