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Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision du 26 avril 2022 par laquelle la préfète de l'Oise avait refusé sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que M. B ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de produire les justificatifs nécessaires. La décision ne méconnaît pas non plus l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 17 juin 2022 par lequel la préfète de l'Oise a refusé d'admettre au séjour Mme A, ressortissante éthiopienne, au titre de l'asile. La décision a été annulée pour défaut d'examen approfondi de la situation personnelle, la préfète n'ayant pas pris en compte la reconnaissance du statut de réfugié à la fille mineure de la requérante par l'OFPRA le 15 septembre 2021, circonstance susceptible d'emporter la délivrance d'une carte de résident en vertu de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 13 mars 2024 de la préfète de l'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, et la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 13 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté le moyen de méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur la base des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requête, présentée par courrier électronique par son avocate, n'a pas été régularisée par son dépôt via l'application informatique dédiée (Télérecours), comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation notifiée et accusée réception. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, l'irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en tant que juge des référés, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Eoliennes des Tulipes. Cette QPC contestait la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui prévoit un reversement des excédents de rémunération des producteurs d'électricité. Le tribunal a estimé que la question n'était pas nouvelle et ne présentait pas un caractère sérieux, car le Conseil d'État était déjà saisi d'une QPC similaire sur le même texte. En conséquence, il a rejeté la demande de transmission et a sursis à statuer sur le litige principal dans l'attente de la décision du Conseil d'État ou du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal administratif d'Amiens a statué sur la requête de M. A, agent de l'établissement public de santé mentale (EPSM) de la Somme, contestant un refus d'expertise médicale et une procédure de reclassement. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de M. A et a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'expertise, celle-ci ayant été réalisée. Les conclusions relatives à la procédure de reclassement ont été rejetées comme irrecevables, cette procédure ayant été abandonnée avant l'introduction de la requête. Enfin, les conclusions nouvelles dirigées contre une décision du 10 mars 2023 ont été jugées manifestement irrecevables pour cause de tardiveté.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus implicite de la préfète de l'Oise d'abroger une décision de retrait de son titre de séjour. Le tribunal a relevé que la décision de retrait du 25 juillet 2023 avait produit tous ses effets dès son entrée en vigueur et ne pouvait donc faire l'objet d'une demande d'abrogation, rendant la requête manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires aux fins d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil par l'OFII. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient inopérants : le défaut de motivation ne pouvait être invoqué sans demande préalable de communication des motifs, la procédure contradictoire ne s'appliquait pas à une décision prise sur demande, et la demande de rétablissement était sans objet car M. A n'avait jamais bénéficié des conditions matérielles d'accueil. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En outre, le tribunal a retiré le bénéfice de l'aide juridictionnelle à M. A, jugeant sa procédure dilatoire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui se plaignait de préjudices subis lors de soins hospitaliers et libéraux. La requête était irrecevable pour plusieurs motifs : incompétence territoriale du tribunal pour les faits survenus à La Réunion, incompétence de la juridiction administrative pour les litiges avec des praticiens libéraux, absence de conclusions claires et de moyens, et irrecevabilité des conclusions à fin d'injonction directe. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, adjointe administrative territoriale, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et personnels résultant de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service. La solution retenue se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant que la mesure d'expertise présentait un caractère utile pour permettre à la requérante de faire valoir ses droits, notamment en vue d'une éventuelle action en responsabilité sans faute de l'administration. En revanche, les conclusions de Mme D tendant à la condamnation de la commune de Saint-Quentin aux frais d'expertise et aux dépens, ainsi que sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, par une ordonnance du 11 septembre 2024, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction d'hébergement en faveur de Mme B. Le tribunal a constaté que l'offre effective d'hébergement avait été réalisée le 3 juin 2020, mettant fin à la période d'inexécution. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a modéré le montant de l'astreinte à 6 000 euros, sous réserve des paiements déjà effectués, au profit du Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif d'Amiens, par une ordonnance du 11 septembre 2024, a mis fin à l'astreinte de 500 euros par mois prononcée à l'encontre de la préfète de l'Oise pour inexécution d'un jugement du 9 décembre 2021 enjoignant le relogement de M. B. Constatant que l'intéressé avait été relogé le 27 juin 2023, le tribunal a liquidé le solde de l'astreinte dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a mis fin, au 31 janvier 2024, à l'astreinte de 400 euros par mois qu'il avait prononcée contre l'État en 2021 pour contraindre la préfète de l'Oise à reloger M. A. L'administration ayant justifié avoir attribué un logement à l'intéressé à cette date, le tribunal a constaté l'exécution tardive de l'injonction. Il a ordonné la liquidation du solde de l'astreinte, calculé en multipliant le montant mensuel par le nombre de mois écoulés entre le 31 janvier 2024 et le dernier versement semestriel effectué. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 27 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la requérante avait bien reçu les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dans une langue comprise, et que l'entretien individuel s'était déroulé dans des conditions régulières. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours en plein contentieux par Mme A C contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Oise de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés, s'est déclaré incompétent. Appliquant les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés au code de la sécurité sociale, il a jugé que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Par ordonnance du 11 septembre 2024, il a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Beauvais, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Contentieux relatif à un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 7 437,12 euros réclamé par la caisse d'allocations familiales de l'Oise. Le Tribunal administratif d'Amiens se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Par ordonnance, il transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Beauvais, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme A B contestant un indu d'allocation de soutien familial notifié par la caisse d'allocations familiales de l'Aisne. Le tribunal a constaté que les litiges relatifs au versement des prestations sociales, comme l'allocation de soutien familial, relèvent de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif, en application des articles L. 211-16 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Laon, compétent territorialement, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par la préfète de l'Oise d'une demande de non-liquidation d'astreinte, a statué sur l'exécution d'une injonction de logement. Par une ordonnance du 25 mars 2022, le tribunal avait enjoint à la préfète de loger M. B C sous astreinte de 300 euros par mois à compter du 1er juin 2022. La préfète a justifié de l'attribution d'un logement à l'intéressé le 6 juillet 2022, soit après le délai imparti. En application de l'article R.778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le faible retard d'exécution ne justifiait pas la liquidation de l'astreinte, et a donc décidé de ne pas la liquider.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par la préfète de l'Oise d'une demande de non-liquidation d'astreinte, a constaté que l'injonction d'assurer le logement de Mme B, prononcée le 19 janvier 2022, avait été exécutée par l'attribution d'un logement à compter du 21 avril 2022. Bien que cette exécution soit intervenue après le délai imparti (1er avril 2022), le tribunal a estimé, en application de l'article R.778-8 du code de justice administrative, qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte eu égard au faible retard d'exécution et aux circonstances de l'espèce. La décision retient donc une modération de l'astreinte, sans liquidation.