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Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de Mme A, ressortissante béninoise, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français, assorti d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait la solution définitive retenue sur le fond. La décision s’appuie sur les textes précités ainsi que sur le code civil et le code des relations entre le public et l’administration.
Refus de délivrance de carte nationale d'identité et de passeport. Le Tribunal Administratif de Caen se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Rouen, compétent en vertu de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, car le lieu de résidence des requérants est situé au Havre (Seine-Maritime).
Refus de délivrance de carte nationale d’identité et de passeport. Tribunal administratif de Caen. Incompétence territoriale constatée, transmission au tribunal administratif de Rouen. Application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation du refus implicite du préfet du Calvados de délivrer une attestation pour leur enfant A, nécessaire à l'obtention de prestations familiales. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, les requérants n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article D. 512-2 du code de la sécurité sociale, car les parents avaient été régularisés sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non sur celui de l'article L. 423-23, condition requise pour délivrer l'attestation.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet du Calvados refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante sierra-léonaise. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation médicale grave de l'enfant de la requérante, né extrême prématuré et nécessitant une présence maternelle constante. Le tribunal a également constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, celles-ci ayant été retirées par le préfet le 24 mai 2024. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen annule le refus du préfet du Calvados de délivrer une carte de résident de longue durée-UE à M. B, ressortissant géorgien. Le préfet avait commis une erreur de fait et une inexacte application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte une période de résidence régulière interrompue par son propre refus illégal de titre de séjour. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Orne refusant la délivrance d’une carte nationale d’identité et d’un passeport, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision individuelle de police relève, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, du tribunal du lieu de résidence des requérants, situé au Havre (Seine-Maritime). En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Rouen, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'association Les Amis de la Côte des Havres qui demandait l'annulation de trois arrêtés préfectoraux du 18 juin 2021 accordant des concessions de cultures marines à Mme C. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de l'enquête publique, de la composition de la commission des cultures marines, de l'absence d'étude d'impact et de la méconnaissance du schéma des structures. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par le préfet. Les textes appliqués incluent le code rural et de la pêche maritime, le code de l'environnement et la Charte de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction de trente jours de cellule disciplinaire prononcée le 13 novembre 2024 par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Caen-Ifs à l’encontre de M. B G. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que l’exécution de la sanction compromettrait gravement sa situation, notamment au regard de l’examen d’une demande d’aménagement de peine. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 234-2, R. 234-3 et R. 234-17 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, compte tenu de la situation de l'intéressé. Par conséquent, le tribunal a confirmé la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme D... contestant des amendes administratives de 14 200 € pour manquements au temps de travail, prononcées à son encontre en tant que gérante de la SARL Yvonne Deauville. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la notification, la méconnaissance du contradictoire, et une erreur de droit sur la qualité de redevable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du 9 mars 2020 avait été régulièrement notifiée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 8115-1 et suivants du code du travail, ainsi que sur les règles de notification et de délai de recours.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Saint-Pierre-en-Auge. Cette mesure vise à décrire les désordres (fissures, cloques, décollements) affectant des bâtiments sportifs construits en 2013. Le tribunal a rejeté les demandes des parties visant à faire acter des protestations et réserves, ainsi que celles tendant à imputer les frais d'expertise dès à présent.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) était saisi d’un recours en plein contentieux par M. B... contestant des amendes fiscales pour défaut de déclaration de comptes à l’étranger (comptes courants d’associé) au titre des années 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que les comptes courants d’associé, inscrits dans les écritures comptables d’une société, ne constituent pas des comptes bancaires au sens de l’article 1649 A du code général des impôts, même après l’extension de l’obligation de déclaration aux comptes « détenus » en 2019. Par conséquent, il a prononcé la décharge des quatre amendes infligées sur le fondement de l’article 1736 du même code, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tchadien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que M. A, entré en France en septembre 2021 pour y étudier, avait déposé sa demande d'asile le 25 novembre 2024, soit au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que le bref retour au Tchad pour raisons administratives ne constituait pas une nouvelle entrée en France et que les menaces alléguées, non étayées, ne justifiaient pas ce retard. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de l'OFII fondée sur l'article L. 551-15 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2019, consécutives à la cession non déclarée d'actions. Les requérants sollicitaient le bénéfice de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé que cette procédure ne permet pas de pallier le défaut de souscription d'une déclaration, ce qui était le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, incluant la réduction des impositions et la décharge des majorations, sur le fondement des articles L. 62 du livre des procédures fiscales et 150-0 A du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l’EARL Haras du Quesnay contestant des rappels de TVA pour la période 2015-2018. La société, qui avait appliqué une exonération de TVA à des prestations fournies à une cliente allemande, contestait la procédure et le bien-fondé de l’imposition. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l’administration n’étant pas tenue de communiquer les informations issues du système VIES, librement accessible, ni les échanges postérieurs avec les autorités allemandes qui n’avaient pas fondé les rectifications. Sur le fond, l’EARL n’a pas démontré que sa cliente était un assujetti à la TVA, condition nécessaire pour l’exonération, et la simple communication d’un numéro de TVA invalide ne suffit pas à établir cette qualité. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme irrecevable la requête de M. C, ressortissant portugais, contestant l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 27 novembre 2024, était tardive car présentée après l’expiration du délai d’un mois prévu à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’erreur dans la notification mentionnant un délai de 48 heures a été jugée sans incidence sur la tardiveté du recours.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la perte d'emploi du requérant, liée à l'absence de renouvellement de son récépissé. Un doute sérieux a été soulevé quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. E, ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 12 novembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de bureau disposant d'une délégation régulière. Il a également rejeté l'exception d'illégalité des décisions d'éloignement sous-jacentes, faute d'éléments suffisants, et le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, l'intéressé n'ayant pas démontré l'incompatibilité de l'assignation avec son emploi. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.