Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411980(TA95-2411980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de modifier l'adresse figurant sur son titre de séjour. La requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve du dépôt de sa demande préalable, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue par la première vice-présidente le 12 décembre 2024.
N° TA95-2417562(TA95-2417562)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société TLS. Celle-ci demandait la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur notifiée par la Direction générale des finances publiques, en invoquant une atteinte grave à sa liberté d'entreprendre et à son droit de propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, et a en outre relevé que les conclusions tendant à la suspension de la mesure étaient irrecevables, l'effet de la saisie s'étant épuisé dès sa notification.
N° TA95-2408267(TA95-2408267)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Argenteuil du 28 mars 2024 prononçant sa révocation. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 12 juillet 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de M. C tendant au remboursement de ses frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2109099(TA95-2109099)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, professeure de lycée professionnel, qui contestait son classement au 1er échelon sans reprise d'ancienneté par la rectrice de l'académie de Versailles. La requérante invoquait une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 7 du décret du 5 décembre 1951, estimant que 75 % de ses 17 années d'expérience professionnelle en tant que cadre devaient être pris en compte. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les textes, notamment le décret n°92-1189 du 6 novembre 1992, en ne retenant que les années d'activité professionnelle en qualité de cadre, conformément aux conditions du concours externe. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2315869(TA95-2315869)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral du 22 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés d'une insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens irrecevables ou manifestement infondés.
N° TA95-2313241(TA95-2313241)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, à la suite d’une infraction routière. En défense, le ministre a fait valoir que M. A avait obtenu un nouveau permis doté de 6 points le 27 mars 2024, ce qui équivalait au retrait des décisions contestées. Constatant que les points litigieux avaient été restitués et que le permis avait été reconstitué, le tribunal a estimé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412922(TA95-2412922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 5 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination, interdiction de retour d’un an et signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS). La juridiction a d’abord jugé irrecevable le recours contre le signalement SIS, considérant qu’il s’agit d’une simple information ne faisant pas grief. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été publiée, et a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’éléments probants. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 4° et 7° du code de justice administrative.
N° TA95-2417837(TA95-2417837)
Requête de M. A devant le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, demandant une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé pour régulariser sa situation administrative. Le juge rejette la requête au motif que le requérant n’apporte aucun élément démontrant l’urgence, condition nécessaire à l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction lorsque la demande est manifestement mal fondée.
N° TA95-2214208(TA95-2214208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester un titre de perception de 18 950 euros émis par l'administration fiscale, correspondant à un indu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 (mars à novembre 2020). Par une ordonnance du 12 décembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a constaté que M. B n’avait pas produit le mémoire récapitulatif demandé sur le fondement de l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative, malgré un délai de deux mois. En application de cet article, il est réputé s’être désisté de sa requête, et le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2417839(TA95-2417839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la requête au fond était irrecevable pour tardiveté, car une décision expresse de rejet était intervenue le 15 juillet 2024 et n'avait pas été contestée dans le délai de deux mois. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2417845(TA95-2417845)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 12 décembre 2024, concerne un litige relatif à un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La juridiction, constatant que la requérante résidait à Vannes (Morbihan) à la date de la décision attaquée, s'est déclarée territorialement incompétente. En application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, elle a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour connaître du recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2417624(TA95-2417624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS Boche d'un recours en contestation de la procédure de passation des lots 1 et 2 d'un marché public de fourniture de chaussures de protection pour les sapeurs-pompiers, organisé par un groupement de commande coordonné par le SDIS du Val-d'Oise. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 11 décembre 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 12 décembre 2024, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2417447(TA95-2417447)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme B qui demandait l’inscription en master 1 à l’université Paris-Nanterre. La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante, assistée d’un avocat, n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande (article L. 522-3 du code de justice administrative). Aucune des conclusions de Mme B n’est donc examinée au fond.
N° TA95-2416250(TA95-2416250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, et la méconnaissance des articles 3, 4, 5 et 17 du règlement Dublin III ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2402152(TA95-2402152)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C épouse E, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 septembre 2023 refusant son titre de séjour en tant qu'accompagnante d'enfant malade, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-10, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était signée par une autorité compétente et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une dérogation aux conditions légales de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2416080(TA95-2416080)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant roumain, contre deux arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, jugeant que le comportement de M. A, interpellé pour port d'arme, constituait une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions étaient légalement justifiées.
N° TA95-2416182(TA95-2416182)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 5 novembre 2024 de l’OFII refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision et accordé rétroactivement les conditions matérielles d’accueil à la requérante. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions à fin d’injonction. Il a condamné l’OFII à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2416504(TA95-2416504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante égyptienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 8 et 17 du règlement, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant l'arrêté légalement fondé et la procédure régulière, et a donc validé la décision de transfert vers l'Espagne.
N° TA95-2416612(TA95-2416612)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, ressortissant chilien, contestant un arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire était légal, l'intéressé s'étant maintenu irrégulièrement en France sans solliciter de titre de séjour, justifiant un risque de soustraction à la mesure. La solution s'appuie sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417614(TA95-2417614)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en excès de pouvoir. La requérante demandait initialement au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de demande d'asile l'autorisant à travailler, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juge des référés a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte par une ordonnance du 12 décembre 2024.