Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2012310(TA95-2012310)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, agent territorial, qui sollicitait 50 000 euros de dommages et intérêts de la commune de Clichy-la-Garenne pour des fautes dans la gestion de sa carrière et un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que l'illégalité des sanctions de rétrogradation n'était pas établie, ces décisions étant devenues définitives après rejet des recours. Il a également estimé que la commune n'avait pas commis de faute en ne saisissant pas la commission de réforme pour l'accident de service, conformément à l'article 16 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA95-2106028(TA95-2106028)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de Mme B C A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, résultant de la qualification de sommes inscrites dans la comptabilité de la société Technique Européenne Nettoyage comme revenus distribués. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 9 570 euros accordé par l'administration en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet à due concurrence. Pour le surplus, la requérante, n'ayant pas contesté la proposition de rectification dans les délais, supportait la charge de prouver le caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas réussi à faire. En conséquence, le tribunal a rejeté le surplus de sa demande, appliquant les articles 39 et 111 du code général des impôts ainsi que l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2417323(TA95-2417323)
Obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour d’un an. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Incompétence territoriale constatée, transmission au tribunal administratif de Paris, lieu de résidence du requérant. Application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2113904(TA95-2113904)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL JBJ, qui contestait la pénalité de 80 % pour manœuvres frauduleuses appliquée à des rappels de TVA. L'administration fiscale avait démontré que la société utilisait un logiciel permissif (XMPS) permettant de minorer les recettes, ce qui constituait un procédé destiné à égarer le contrôle fiscal. Le tribunal a jugé que les critères matériel et intentionnel de la majoration prévue à l'article 1729 c) du code général des impôts étaient remplis. La demande de décharge et la condamnation de l'État aux frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA95-2416662(TA95-2416662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle à un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice grave et immédiat, notamment un risque réel de perte d’emploi ou de suspension des aides sociales. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2307200(TA95-2307200)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-d’Oise du 29 mars 2023 rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse, faute de ressources suffisantes. En cours d’instance, le préfet a pris une nouvelle décision le 18 août 2024 accordant le regroupement familial, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais d’instance. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2417364(TA95-2417364)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Sevran (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2305438(TA95-2305438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SASU Esfahan, qui demandait la restitution de l'impôt sur les sociétés acquitté au titre des exercices 2019 et 2020, estimant que les plus-values de cession de titres Datadog auraient dû bénéficier du régime d'exonération à 0% prévu au a quinquies du I de l'article 219 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la charge de la preuve incombait à la société requérante, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et que celle-ci n'avait pas démontré que les titres cédés constituaient des titres de participation ouvrant droit au régime fiscal de faveur. La solution retenue est le rejet des conclusions de la SASU Esfahan.
N° TA95-2400642(TA95-2400642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 2ème chambre, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, de deux recours pour excès de pouvoir dirigés contre un refus implicite (30 mars 2023) puis un refus explicite (5 janvier 2024) du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a d'abord rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours contre la décision implicite, soulevée par le préfet.
N° TA95-2400865(TA95-2400865)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées ". La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par Mme B ne démontraient pas que son état de santé remplissait ces critères, confirmant ainsi la légalité de la décision de refus.
N° TA95-2416993(TA95-2416993)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA95-2416697(TA95-2416697)
Refus de délivrance d’un titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Le juge estime que la demande, visant à obtenir une carte de résident ou une autorisation provisoire de séjour, fait obstacle à l’exécution d’une décision implicite de rejet née du silence de l’administration sur sa demande de renouvellement de titre, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2416687(TA95-2416687)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. B, ressortissant algérien, un titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, s’agissant d’une première demande de titre de séjour, et que l’intéressé ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations sur sa vie familiale et son emploi. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2416641(TA95-2416641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait des mesures utiles sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante invoquait l'urgence en raison de la privation de son droit d'exercer une activité professionnelle et de ses droits sociaux, faute de justifier de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que ces circonstances générales, non étayées par des pièces, ne démontraient pas l'urgence exigée par la loi. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été refusée.
N° TA95-2416624(TA95-2416624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite une demande de naturalisation. La requérante invoquait l’urgence liée à son insertion professionnelle et à sa grossesse, mais le juge a estimé que sa carte de résident, valable jusqu’en 2031, lui permettait déjà de travailler et de vivre normalement en France. En l’absence d’urgence justifiée, la condition posée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2416615(TA95-2416615)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 août 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré la carte professionnelle de M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en ne prouvant pas l'impossibilité d'exercer une autre activité ou de subvenir à ses besoins. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens relatifs au défaut de motivation ou à la violation de la liberté d'entreprendre.
N° TA95-2416551(TA95-2416551)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait sollicité le renouvellement de son titre de séjour huit mois après son expiration, se plaçant ainsi elle-même dans une situation de précarité. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-togolais, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence.
N° TA95-2416533(TA95-2416533)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant sénégalais, qui sollicitait la suspension d'un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que la mesure demandée, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui contredit la condition posée par l'article L. 521-3. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2416471(TA95-2416471)
Litige relatif au retrait d’une subvention « MaPrimeRenov » pour un immeuble situé à Wolfisheim (Bas-Rhin). Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B, se déclare incompétent territorialement. Il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Strasbourg, en application des articles R. 351-3, R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2416348(TA95-2416348)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 2 décembre 2024, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A B contre une décision de l'Agence nationale de l'habitat portant retrait de la subvention "MaPrimeRenov". Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3, R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que l'immeuble concerné par le litige est situé à Ouve-Wirquin, dans le Pas-de-Calais, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Lille. En conséquence, l'ordonnance transmet le dossier à cette juridiction.