Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411298(TA95-2411298)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant, déjà sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français confirmée par un jugement, s'était placé lui-même dans une situation irrégulière. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois une urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, conditions non remplies en l'espèce.
N° TA95-2408652(TA95-2408652)
**Référé mesures utiles (L. 521-3 CJA) – Demande de titre de séjour – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Rejet.** Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour pour exercer la profession d'avocat. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que l'intéressé était titulaire d'un récépissé de demande de carte de séjour valable, sans démontrer que ce document ne l'autorisait pas à travailler. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans application de la procédure contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409628(TA95-2409628)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment des vices d'incompétence, d'insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 612-1, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA95-2409940(TA95-2409940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait abrogé l'arrêté du 6 juin 2024 par un nouvel arrêté du 17 juillet 2024. En conséquence, les conclusions de M. B tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté initial sont devenues sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions.
N° TA95-2411147(TA95-2411147)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour sept mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles invoquées (licenciement), en raison de la gravité de l'infraction et du danger immédiat pour la sécurité routière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA95-2410319(TA95-2410319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C. Celui-ci demandait l'annulation d'un arrêté du ministre de l'intérieur du 8 juillet 2024 lui imposant, sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pour trois mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de signature et a jugé que les conditions légales étaient remplies, estimant que le comportement de M. C constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et qu'il entretenait des relations avec des personnes impliquées dans des actes de terrorisme.
N° TA95-2409512(TA95-2409512)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir obligeait M. B, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur le fait que l'épouse de M. B a obtenu le statut de réfugié, ce qui implique une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B.
N° TA95-2410063(TA95-2410063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme B, ressortissante ivoirienne séropositive, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l’urgence et des moyens sérieux, notamment l’absence d’avis régulier du collège de médecins de l’OFII, la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) en raison de l’indisponibilité de soins adaptés en Côte d’Ivoire, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a fait droit à la demande en suspendant l’exécution de l’arrêté préfectoral, retenant que la condition d’urgence était présumée et que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente du jugement
N° TA95-2410074(TA95-2410074)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 avril 2024 par lequel le maire de Châtillon a délivré un permis de construire à la SCCV Châtillon - rue du Plateau pour un immeuble de 70 logements. Les requérants, M. et Mme C, invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incomplétude du dossier de permis de construire, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives aux logements sociaux, à la desserte, à la hauteur et à l'aspect extérieur des constructions. Le tribunal a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, et a donc rejeté la requête.
N° TA95-2408655(TA95-2408655)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension de l’exécution des décisions implicites de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant le renouvellement du titre de séjour « passeport talent – carte bleue européenne » et la demande de carte de résident de M. B, a fait droit à la requête. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 421-11 et L. 421-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, la suspension de l’exécution des décisions attaquées a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours.
N° TA95-2408651(TA95-2408651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial de M. C avec son épouse. La condition d'urgence a été reconnue, le requérant étant privé de vivre avec son épouse depuis plus de trois ans. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, concernant l'appréciation des ressources.
N° TA95-2408649(TA95-2408649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour "salarié" de M. B et a prononcé son expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, n'était pas remplie en l'espèce, compte tenu de l'incidence immédiate de la décision sur la situation concrète de l'intéressé. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2408645(TA95-2408645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié. Le tribunal a rejeté la requête en raison de l'irrecevabilité de la demande d'annulation sous-jacente, celle-ci étant tardive au regard des délais de recours contentieux. Il a ainsi fait application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la naissance des décisions implicites de rejet.
N° TA95-2312833(TA95-2312833)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait la sanction d’exclusion temporaire d’un an (dont neuf mois avec sursis) prononcée par le directeur de l’hôpital Nord-Ouest Val-d’Oise. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 9e chambre a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a clos l’instance. Aucune analyse au fond de la légalité de la sanction n’a été effectuée.
N° TA95-2410932(TA95-2410932)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel la commune de Groslay mettait en demeure la région Île-de-France de supprimer des dépôts illégaux sous astreinte. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'Agence des espaces verts ne démontrant pas de difficultés financières imminentes malgré l'astreinte, et une subvention importante étant prévue pour la dépollution. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2214637(TA95-2214637)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société La Poste d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’un salarié protégé. Par un mémoire enregistré le 24 novembre 2023, la société requérante s’est désistée purement et simplement de l’instance et de l’action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 août 2024.
N° TA95-2212691(TA95-2212691)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre des contraintes émises par Pôle emploi pour le recouvrement d’indus d’allocation de solidarité spécifique. Par un mémoire, la requérante s’est désistée de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 2 août 2024.
N° TA95-2411121(TA95-2411121)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la suspension du refus de titre de séjour n'a pas été ordonnée.
N° TA95-2410825(TA95-2410825)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant était placé en rétention administrative à Plaisir (Yvelines), le tribunal applique les articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent.
N° TA95-2410931(TA95-2410931)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien réfugié, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute d'éléments circonstanciés sur sa situation personnelle et professionnelle, et a relevé que l'intéressé pouvait justifier de son droit au séjour par la décision de la Cour nationale du droit d'asile. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.