Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409638(TA95-2409638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant une attestation de demandeur d’asile et obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Grigny (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Versailles, territorialement compétent.
N° TA95-2409009(TA95-2409009)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 31 mai 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante n’apportant pas la preuve de circonstances particulières justifiant une nécessité de bénéficier d’une mesure provisoire à très bref délai, s’agissant d’un premier refus de titre de séjour et non d’un refus de renouvellement. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2409625(TA95-2409625)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B A contre un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2409167(TA95-2409167)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, ressortissant bangladais reconnu réfugié, qui contestait les décisions implicites de refus de délivrance d'un titre de séjour et de renouvellement de son récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la situation de précarité invoquée par le requérant résultait de son propre comportement et non des décisions contestées. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409223(TA95-2409223)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance d'un certificat de résidence algérien ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que ces conclusions, visant à obtenir un titre de séjour, ne relevaient pas des mesures pouvant être ordonnées dans le cadre de ce référé subsidiaire et qu'elles faisaient obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet. La demande a donc été jugée irrecevable.
N° TA95-2409639(TA95-2409639)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d’une attestation de demandeur d’asile et portant obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que la requérante résidait à Grigny (Essonne) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Versailles. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2409390(TA95-2409390)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B ép. Liu. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le titre de séjour de l'intéressée n'expirant que le 18 octobre 2024, soit plusieurs mois après l'introduction de sa requête. La solution retenue est un rejet pour défaut d'urgence, sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2409558(TA95-2409558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A. Celui-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de statuer sur sa demande de titre de séjour, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge constate que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. En l'absence de démonstration de l'urgence, condition cumulative requise par l'article L. 521-2, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409422(TA95-2409422)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’un duplicata de carte de séjour présentée par un ressortissant portugais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant se bornant à des allégations générales sans démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré l’absence de titre de séjour. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2409548(TA95-2409548)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour ou la fixation d’un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière exigée par cette procédure n’était pas remplie, la requérante disposant d’un titre valable jusqu’au 20 juillet 2024 et n’établissant pas une situation d’extrême urgence nécessitant une intervention sous 48 heures. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2409381(TA95-2409381)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans l'attente du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2409503(TA95-2409503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C visant à annuler le renouvellement d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance prise par le ministre de l’intérieur sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. Le requérant contestait la décision du 29 juin 2024 en soutenant qu’aucun élément ne caractérisait un risque de passage à l’acte violent et que le ministre avait ajouté une condition non prévue par la loi en se fondant sur le risque terroriste lié aux Jeux Olympiques. Le tribunal a estimé que la mesure était justifiée par les raisons sérieuses de penser que le comportement de M. C, déjà condamné pour apologie du terrorisme, constituait une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics, et n’était pas disproportionnée.
N° TA95-2205394(TA95-2205394)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les demandes de la SCI PB10, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022 concernant un immeuble situé à Puteaux. La société soutenait que l'immeuble était totalement dépourvu de murs extérieurs et impropre à toute utilisation au 1er janvier de chaque année d'imposition. Le tribunal a jugé que la seule circonstance que l'immeuble soit inutilisable ne suffit pas à le soustraire à la taxe foncière, dès lors que les travaux n'ont pas entraîné une destruction intégrale ou une atteinte suffisante au gros œuvre le rendant impropre à toute utilisation. La décision est fondée sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts.
N° TA95-2004868(TA95-2004868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 20 janvier 2020 par laquelle le président de la CCIR Paris Île-de-France a prononcé son licenciement pour suppression de poste. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (absence d’entretien préalable régulier, irrégularités dans la consultation de la commission paritaire régionale), l’illégalité de la délibération fondant la suppression de son poste, et un manquement à l’obligation de reclassement. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions de l’arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel des CCI.
N° TA95-2206780(TA95-2206780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SA BPCE LEASE IMMO, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que son immeuble, en raison de travaux de réhabilitation, ne constituait plus une propriété bâtie. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas rendu l'immeuble totalement inutilisable au 1er janvier des années d'imposition, notamment en raison de la persistance de la toiture, des planchers et des murs. En application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts, l'immeuble a conservé son caractère de propriété bâtie, justifiant le maintien de l'imposition.
N° TA95-2400786(TA95-2400786)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400797(TA95-2400797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que Mme B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué et enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée.
N° TA95-2400803(TA95-2400803)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. C B, ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai. La décision est annulée car le préfet n'a pas démontré que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, condition requise par l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal relève notamment que M. C B est inconnu des services de police et qu'il suit une scolarité en France depuis 2018, ce qui constitue une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2401065(TA95-2401065)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées.
N° TA95-2400467(TA95-2400467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.