Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2315491(TA95-2315491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en 2019 et une injonction du tribunal en 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet selon lequel un refus de logement par M. B l'aurait délié de son obligation, faute de preuve d'une proposition valable. M. B a obtenu une somme de 4 834 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable.
N° TA95-2403686(TA95-2403686)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une activité professionnelle et donc d'un risque de perte d'emploi. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2315426(TA95-2315426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence le 1er mars 2019, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. La juridiction a reconnu la carence fautive de l'État à compter du 1er septembre 2019, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Cependant, le tribunal a rejeté la demande indemnitaire, estimant que le logement actuel de Mme A (un T4 de 70 m² pour elle et ses cinq enfants) n'était pas suroccupé et que le préjudice lié au loyer disproportionné n'était pas établi de manière certaine. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2405670(TA95-2405670)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation quant au risque de traitements inhumains en cas de retour au Congo. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante et les risques non établis, en l'absence de preuves nouvelles après le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2109595(TA95-2109595)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert judiciaire visant à étendre une expertise déjà ordonnée concernant des désordres affectant une maison individuelle à Viarmes. L’ordonnance étend la mission d’expertise à la société SMA SA, en tant qu’assureur de la société Cochery Ile de France, et ajoute de nouvelles missions techniques portant sur l’analyse d’un ouvrage d’infiltration lié à des travaux de voirie et de parking communal. Cette extension a été jugée utile et non contestée, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2405857(TA95-2405857)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 10 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même convention concernant le pays de destination a été rejeté.
N° TA95-2315211(TA95-2315211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La décision attaquée, prise par la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise, a été jugée fondée sur une application correcte des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que Mme C ne démontrait pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en ne prouvant pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou un recours systématique à une aide humaine ou technique. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le refus de délivrance de la carte.
N° TA95-2405979(TA95-2405979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé une ressortissante pakistanaise à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation de l'enfant aîné de la requérante, atteint d'autisme et de stress post-traumatique, sans que le préfet ait suffisamment pris en compte son intérêt supérieur. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) a été annulé.
N° TA95-2405991(TA95-2405991)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sri lankaise, contestant l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour la requérante de justifier d’une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA95-2406000(TA95-2406000)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation personnelle et la méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2406076(TA95-2406076)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adresse pas aux États membres, et a jugé que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an. Les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400060(TA95-2400060)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d’urgence en avril 2021 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte en mars 2022, restée inexécutée jusqu’à son relogement en mars 2023. La requérante demandait la condamnation de l’État à lui verser 34 000 euros pour les troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a ainsi condamné l’État à réparer les préjudices subis par Mme A du fait de cette carence.
N° TA95-2409671(TA95-2409671)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. D qui demandait la suspension de la décision du conseil de l'ordre des médecins des Hauts-de-Seine de ne pas engager de poursuites disciplinaires contre un médecin, ainsi que des conclusions indemnitaires et disciplinaires. Le juge des référés rappelle qu'il ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ni prononcer une sanction disciplinaire (radiation du tableau) ni condamner au versement d'indemnités. La demande de suspension est également irrecevable car non accompagnée de la requête en annulation et sans justification de l'urgence, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code.
N° TA95-2407749(TA95-2407749)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a clôturé la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles L. 423-7 et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison du caractère incomplet du dossier de la requérante. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
N° TA95-2317431(TA95-2317431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation de 9 688,27 euros, fondée sur la responsabilité de l’État pour refus de concours de la force publique lors de l’expulsion d’une occupante à Nanterre. Par un mémoire du 6 juin 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 8 juillet 2024, sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA95-2317433(TA95-2317433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande de provision de 9 688,27 euros, fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation du préjudice résultant du refus du préfet des Hauts-de-Seine d’accorder le concours de la force publique pour une expulsion. Par un mémoire du 6 juin 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 8 juillet 2024, sans examiner le fond du litige. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au-delà des règles de procédure administrative.
N° TA95-2409441(TA95-2409441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent car le requérant était placé en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-Saint-Denis) au moment de l’introduction de la requête.
N° TA95-2408446(TA95-2408446)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que M. B résidait dans le Morbihan à la date de la décision attaquée, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Rennes, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2408702(TA95-2408702)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait la suspension du rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté qu'une carte de résident lui avait déjà été délivrée le 18 avril 2024, retirant ainsi la décision implicite contestée, rendant la requête irrecevable. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA95-2405977(TA95-2405977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. F, ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 8 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation de son enfant autiste. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.