Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408179(TA95-2408179)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison d'un délai d'attente anormal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières imposant une réponse rapide, malgré sa situation personnelle et familiale. La décision rappelle que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que l'urgence n'est présumée que pour les renouvellements de titres de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407864(TA95-2407864)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant était titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2031 et de récépissés en cours de validité, ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409238(TA95-2409238)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un référé suspension, formé par Mme A B, visant à suspendre le refus du recteur de l'académie de Versailles de l'autoriser à instruire son enfant en famille. Le juge des référés rappelle que l'instruction obligatoire est prioritairement donnée dans les établissements scolaires et que l'instruction en famille n'est possible que sur autorisation dérogatoire, pour des motifs limitativement énumérés par l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de la requête par une ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Ce rejet est fondé sur le constat que la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou qu'elle est manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406216(TA95-2406216)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature était valide, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, dont la méconnaissance des articles L. 611-1, L. 425-9, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceAUTRE

N° TA95-2109595(TA95-2109595)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert judiciaire visant à étendre une expertise déjà ordonnée concernant des désordres affectant une maison individuelle à Viarmes. L’ordonnance étend la mission d’expertise à la société SMA SA, en tant qu’assureur de la société Cochery Ile de France, et ajoute de nouvelles missions techniques portant sur l’analyse d’un ouvrage d’infiltration lié à des travaux de voirie et de parking communal. Cette extension a été jugée utile et non contestée, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2312023(TA95-2312023)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Mme A invoquait sa situation de logement étudiant qu'elle devait quitter et l'ancienneté de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission de médiation avait procédé à un examen global de la situation de la requérante et que les éléments fournis ne permettaient pas de la regarder comme remplissant les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2311636(TA95-2311636)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 novembre 2021, pour la carence fautive à le reloger. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du défaut d'exécution de l'injonction prononcée par une précédente ordonnance. Il a évalué le préjudice subi par M. B, lié aux troubles dans ses conditions d'existence, à la somme de 2 000 euros, rejetant le surplus de ses demandes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407981(TA95-2407981)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B, ressortissante algérienne entrée via le regroupement familial, pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis août 2023, d'une impossibilité d'accéder au téléservice ANEF, et d'une situation d'urgence liée à la naissance de son enfant en avril 2024. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311249(TA95-2311249)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 10 mai 2023, qui avait rejeté sa demande de logement comme non prioritaire et non urgente. La requérante invoquait sa situation de logement insalubre et suroccupé avec ses enfants. Le tribunal, appliquant les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, a annulé la décision de la commission, estimant que Mme B remplissait les conditions de priorité et d'urgence au regard de sa situation familiale et des conditions de logement. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, enjoignant à la commission de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408007(TA95-2408007)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauricien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières ou d'un risque imminent de perte d'emploi, et en l'absence de démarches suffisantes avant octobre 2023. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que les principes relatifs aux demandes de rendez-vous en ligne pour les titres de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2307772(TA95-2307772)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la Caisse des dépôts et consignations d’une demande d’indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique afin d’exécuter une expulsion. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’État était engagée à compter du 27 août 2022, date à laquelle la demande de concours était devenue valable, et a condamné l’État à réparer le préjudice subi. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, qui imposent à l’État de prêter son concours à l’exécution des décisions de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2408985(TA95-2408985)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Versailles refusant l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants de M. et Mme A. Le juge constate que la requête ne présente pas un caractère d'urgence justifiant le prononcé de mesures provisoires, et qu'aucun moyen n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Il applique les dispositions du code de l'éducation, notamment les articles L. 131-1-1 et L. 131-5, qui subordonnent l'instruction en famille à une autorisation préfectorale dérogatoire, accordée pour des motifs limitativement énumérés. En conséquence, la requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409253(TA95-2409253)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le non-respect du délai de 96 heures pour statuer n'entache pas la procédure de nullité et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, ni ne méconnaissait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuves suffisantes de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. La décision se fonde sur les articles L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408040(TA95-2408040)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "étudiant". Le juge retient que la clôture de son dossier en octobre 2022, faute de réponse à une demande de pièces complémentaires, n'est pas imputable à un dysfonctionnement du téléservice ANEF, et que la requérante n'a pas utilisé les voies de substitution prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'est pas remplie.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2315078(TA95-2315078)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 10 mars 2023. Cette commission avait estimé qu'une offre de logement social n'était pas adaptée à sa situation et lui avait proposé un hébergement, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que Mme B n'établissait pas que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de reconnaître son caractère prioritaire et urgent. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision attaquée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2315418(TA95-2315418)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser Mme B pour la carence fautive de l'administration à exécuter une décision de la commission de médiation (2 octobre 2019) et un jugement du même tribunal (28 octobre 2020) ordonnant son relogement urgent. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille (logement trop étroit, menace d'expulsion). Le tribunal a accordé une indemnité de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 28 mai 2021, tout en rejetant la demande d'astreinte et les conclusions relatives aux frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305412(TA95-2305412)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme A et ses ayants droit pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du 25 mars 2015 et plusieurs jugements antérieurs ayant déjà enjoint le préfet des Hauts-de-Seine à agir sous astreinte. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien des requérants dans un logement de transition précaire. Le tribunal a écarté les arguments du préfet sur les propositions de logement infructueuses, déjà jugées irrecevables par le passé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2316733(TA95-2316733)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société In'li d'une demande d'indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée à compter du 12 septembre 2022, en application des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retient que l'État est responsable de l'inexécution de la décision de justice entre le 12 septembre 2022 et le 30 novembre 2023. Le préjudice indemnisable est limité à la perte de loyers et charges, à l'exclusion des frais non directement liés au refus de concours de la force publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311637(TA95-2311637)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de logement social prioritaire et urgent. La commission avait motivé son refus par l’existence d’une dette locative importante, estimant que M. B ne justifiait pas de circonstances indépendantes de sa volonté. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant ne contestait pas utilement ce motif. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2311582(TA95-2311582)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique (Pôle Social), a annulé la décision du 7 juin 2023 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté le recours de M. A tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission de médiation ne pouvait légalement fonder son rejet sur le seul motif que M. A n’avait pas fourni les pièces obligatoires dans le délai imparti, dès lors qu’il avait informé la commission de son empêchement (voyage au Libéria) et que les documents avaient été reçus avant la date limite fixée par la commission elle-même. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent à la commission de se prononcer au vu de l’ensemble des éléments de la situation du demandeur, sans pouvoir opposer un simple défaut de production de pièces dans un délai non prescrit par les textes.

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