Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408063(TA95-2408063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
N° TA95-2407397(TA95-2407397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas le droit d'être entendu ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2312757(TA95-2312757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, majeure handicapée, pour contester le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder une prise en charge en tant que "jeune majeur" au titre de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Le département a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que Mme B était désormais prise en charge dans une structure pour adultes handicapés depuis janvier 2024. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le litige conservait son objet car la requérante maintenait ses conclusions, notamment en vue d'engager la responsabilité du département pour la période antérieure. La solution retenue est donc que la demande d'annulation de la décision de refus reste recevable, le juge pouvant statuer sur sa légalité.
N° TA95-2315078(TA95-2315078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 10 mars 2023. Cette commission avait estimé qu'une offre de logement social n'était pas adaptée à sa situation et lui avait proposé un hébergement, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que Mme B n'établissait pas que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de reconnaître son caractère prioritaire et urgent. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision attaquée.
N° TA95-2315692(TA95-2315692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 12 000 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence depuis janvier 2020, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de mars 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles subis par le foyer de cinq personnes vivant dans un logement suroccupé depuis l'expiration du délai de relogement.
N° TA95-2405977(TA95-2405977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. F, ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 8 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation de son enfant autiste. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405969(TA95-2405969)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 22 avril 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, avait été respecté. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 612-8, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2315489(TA95-2315489)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ne démontrant pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. En conséquence, la décision de refus du 28 septembre 2023 a été confirmée.
N° TA95-2316002(TA95-2316002)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant, hébergé en résidence sociale depuis plus de huit ans, invoquait sa situation de précarité et son souhait d’accueillir ses enfants résidant au Sénégal. Le tribunal a estimé que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2400060(TA95-2400060)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d’urgence en avril 2021 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte en mars 2022, restée inexécutée jusqu’à son relogement en mars 2023. La requérante demandait la condamnation de l’État à lui verser 34 000 euros pour les troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a ainsi condamné l’État à réparer les préjudices subis par Mme A du fait de cette carence.
N° TA95-2407749(TA95-2407749)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a clôturé la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles L. 423-7 et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison du caractère incomplet du dossier de la requérante. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
N° TA95-2407702(TA95-2407702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 6 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, méconnaissance des articles L. 423-3 du CESEDA, 7 ter et 7 quater de l'accord franco-tunisien, article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2408839(TA95-2408839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à suspendre la décision implicite de refus de titre de séjour et le refus de délivrance d’un récépissé par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait l’urgence et des moyens tirés du défaut de motivation, de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a relevé un moyen d’ordre public tiré de l’inexistence des décisions contestées, ce qui rendait les conclusions irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’urgence ou les autres moyens.
N° TA95-2409685(TA95-2409685)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 obligeant M. B à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. Par ordonnance du 8 juillet 2024, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour statuer.
N° TA95-2408832(TA95-2408832)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La requérante invoquait l’urgence, notamment en raison du risque de perte de son emploi et de son logement social, ainsi que plusieurs moyens de fond, dont la violation des articles L. 423-9 et L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le préfet a conclu au non-lieu à statuer, arguant que la requérante n’avait pas transmis un dossier complet. Le tribunal a examiné la condition d’urgence et les moyens soulevés pour apprécier s’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA95-2409671(TA95-2409671)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. D qui demandait la suspension de la décision du conseil de l'ordre des médecins des Hauts-de-Seine de ne pas engager de poursuites disciplinaires contre un médecin, ainsi que des conclusions indemnitaires et disciplinaires. Le juge des référés rappelle qu'il ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ni prononcer une sanction disciplinaire (radiation du tableau) ni condamner au versement d'indemnités. La demande de suspension est également irrecevable car non accompagnée de la requête en annulation et sans justification de l'urgence, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code.
N° TA95-2409441(TA95-2409441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent car le requérant était placé en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-Saint-Denis) au moment de l’introduction de la requête.
N° TA95-2208664(TA95-2208664)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui sollicitait 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise le 20 décembre 2019 et à une ordonnance du 23 décembre 2020. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car M. B n'avait pas donné suite à une proposition de logement reçue le 18 janvier 2021, son absence prolongée à l'étranger ne constituant pas un motif valable de refus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3-1, et le code de justice administrative.
N° TA95-2317431(TA95-2317431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation de 9 688,27 euros, fondée sur la responsabilité de l’État pour refus de concours de la force publique lors de l’expulsion d’une occupante à Nanterre. Par un mémoire du 6 juin 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 8 juillet 2024, sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA95-2408702(TA95-2408702)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait la suspension du rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté qu'une carte de résident lui avait déjà été délivrée le 18 avril 2024, retirant ainsi la décision implicite contestée, rendant la requête irrecevable. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.