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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, ressortissant algérien, contre la décision du préfet de la Côte-d'Or du 28 avril 2023 prononçant son expulsion du territoire français et l'arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le comportement de M. D constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, justifiant l'expulsion sur le fondement de l'article L. 252-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes de M. D.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, voisin immédiat, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Varennes-Vauzelles à la société RC Dagonneau pour le changement de destination d'une habitation en bureaux et la construction d'un entrepôt. Le tribunal a d'abord jugé que M. C, en tant que voisin immédiat ayant une vue directe sur le projet, justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande, de la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et des objectifs d'aménagement, ainsi que des risques pour la sécurité publique et l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5-1 ou L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les demandes de Mme B, aide-soignante suspendue pour refus de vaccination obligatoire contre la Covid-19, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 39 999,40 euros en réparation de ses préjudices matériel et moral. La requérante invoquait la responsabilité pour faute de l’État, estimant que l’obligation vaccinale issue de la loi du 5 août 2021 méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et le droit de propriété, et qu’elle était disproportionnée. Le tribunal a jugé que l’obligation vaccinale, fondée sur les lois des 31 mai et 5 août 2021, constituait une mesure de police sanitaire proportionnée à l’objectif de protection de la santé publique, et n’a retenu aucune faute de l’État. La responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques a également été écartée, faute pour Mme B de justifier d’un préjudice grave et spécial.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 99,99 euros. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légalement fondée, tant sur sa compétence que sur le bien-fondé de l’indu. Il a notamment estimé que la matérialité et le quantum de la dette étaient établis par les pièces du dossier, et que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de l’absence de saisine de la commission de recours amiable, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de Mme E contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 333,88 euros. La requérante soutenait que la décision de rejet de son recours administratif et le titre exécutoire étaient entachés de vices de procédure et d’une erreur d’appréciation sur sa situation de concubinage. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant le bien-fondé de l’indu. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d’habilitation pour les activités de producteur de moût et de vinificateur sous les AOC « Petit Chablis », « Chablis », « Chablis Grand Cru » et « Bourgogne », décidé par la SAS Siqocert. Le tribunal a jugé que Siqocert était compétente en vertu d’une délégation de l’INAO, que la décision était régulièrement signée, et que les moyens tirés de l’inconventionnalité des cahiers des charges et de la violation du principe d’égalité étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le CREAI-BFC d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un contrat conclu entre le département de la Côte-d’Or et la société Néorizons pour la formation des professionnels de la protection de l’enfance, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a rappelé que les tiers à un contrat administratif ne peuvent contester sa validité qu’en invoquant des vices en rapport direct avec leur intérêt lésé ou des vices d’ordre public. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le cadre juridique applicable inclut le code de la commande publique, le code de l’action sociale et des familles, et la loi n°2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Nièvre d’accorder le regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que la notification de la décision attaquée était réputée accomplie le 27 octobre 2023, date de présentation du pli recommandé, et que le recours gracieux formé le 30 décembre 2023 était intervenu après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de M. B, agissant pour la SELARL Cabinet Dr B, qui sollicitait une réduction de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2023. La juridiction a jugé que, bien que la société ait cessé son activité le 1er juin 2023, l'activité de cabinet dentaire était poursuivie dans les mêmes locaux par de nouveaux praticiens à compter de janvier 2024, ce qui constitue une cession d'activité au sens de l'article 1478 du code général des impôts. Par conséquent, la société reste redevable de la CFE pour l'année entière. Les conclusions relatives à la remise gracieuse des pénalités ont été déclarées irrecevables, celles-ci ayant déjà été accordées par l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble présentant un risque pour ses occupants et le voisinage. La mission de l'expert, à réaliser sous vingt-quatre heures, consiste à décrire l'état du bâtiment, constater un éventuel danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, conformément aux articles L. 511-2 du même code et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Paragon Transaction, qui demandait l'annulation de la décision du 29 février 2024 lui refusant l'aide "gaz électricité" pour novembre-décembre 2023. La société n'a pas apporté la preuve que ses dépenses d'énergie pour cette période atteignaient le seuil de 3 % de son chiffre d'affaires de la période correspondante de 2021, condition d'éligibilité prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022. Le tribunal a donc jugé que le motif de rejet opposé par l'administration était fondé.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par les parents d’un enfant né en 2010 au centre hospitalier de Sens, qui souffrait d’une nécrose après une perfusion. Les requérants invoquaient des manquements dans la prise en charge de leur fils, partiellement reconnus par l’hôpital. Le juge a estimé que la mesure d’expertise n’était pas utile, car l’état de santé de l’enfant avait évolué de manière satisfaisante sans séquelle fonctionnelle, rendant peu probable un litige en responsabilité. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité pour un litige principal.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B et M. F, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille G pour l'année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient notamment une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, un défaut de motivation et une incohérence avec des autorisations antérieures. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, qui subordonne l'autorisation à l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission académique de Dijon.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B et M. F, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fils A. Les requérants invoquaient notamment une erreur de droit et une atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique était fondée sur les articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation, et que les moyens soulevés n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité du refus et l’obligation de scolarisation de l’enfant dans un établissement public ou privé.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en plein contentieux par la SASU La Cervoise à gogo, a examiné la légalité d'une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise le 20 février 2024 pour le recouvrement d'un trop-perçu d'aide du fonds de solidarité Covid-19. La société contestait le fondement de la créance, arguant qu'elle n'était pas exigible. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions tendant à l'annulation de la SATD relevaient de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du préfet de la Côte-d'Or refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C en qualité de parent d'enfant malade. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement opposer un refus d'enregistrement au seul motif de l'absence de résidence habituelle en France ou du diagnostic antérieur de la maladie de l'enfant en Géorgie. Cette solution est fondée sur les articles L. 425-10 et R. 425-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour même en l'absence de résidence habituelle. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B contestant la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA) et sa radiation de la liste des bénéficiaires par le département de l'Yonne. Le tribunal a rejeté l'exception de tardiveté soulevée par le département. Il a substitué au motif initial erroné (absence de contrat d'engagement réciproque) le motif valable de non-respect des termes du contrat par Mme B. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, incluant l'annulation de la décision, l'injonction et les frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 262-1, L. 262-38, R. 262-40 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné deux requêtes de M. D, un ressortissant arménien, contestant les décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La première décision (3 juillet 2023) était motivée par le refus d'embarquer de M. D suite à un arrêté de transfert, tandis que la seconde (5 janvier 2024) était fondée sur l'absence de renouvellement de son attestation de demande d'asile. Le tribunal a annulé ces deux décisions, jugeant que la première était entachée d'une erreur d'appréciation et que la seconde méconnaissait les articles L. 551-16 et D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le défaut de document valide n'étant pas imputable à l'intéressé. Il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil et de réexaminer la situation de M. D.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, aide-soignante, qui contestait la décision du 17 avril 2023 du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 19 décembre 2018. Le tribunal a jugé que la décision, bien que rétroactive, était une régularisation nécessaire de sa situation administrative irrégulière. Il a également écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance des articles L. 514-4 du code général de la fonction publique et 29 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988.