Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2102001(TA45-2102001)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la SAS Océalis Europ Assistance et de l'AFRATA contestant un avis de sommes à payer de 208 euros émis par le SDIS d'Indre-et-Loire pour une intervention au domicile d'un abonné. Le tribunal a jugé que l'intervention du SDIS, déclenchée par l'opérateur de téléassistance après l'activation d'une alarme, relevait de la mission de secours d'urgence aux personnes prévue à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, cette intervention ne pouvait donner lieu à une participation financière de l'opérateur, et le titre exécutoire a été annulé, la SAS Océalis Europ Assistance étant déchargée de l'obligation de payer.
N° TA45-2204485(TA45-2204485)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, adjoint technique territorial, contestant son absence d'inscription au tableau d'avancement 2022 pour le grade d'adjoint technique principal de 1ère classe. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par Tours métropole Val de Loire concernant la tardiveté de la requête. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'inscription et le tableau d'avancement en tant qu'il ne comporte pas le nom de M. C, au motif que l'administration n'a pas justifié avoir respecté les lignes directrices de gestion ni avoir procédé à un examen individualisé des mérites de l'agent, en violation des articles L. 522-16 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2203782(TA45-2203782)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, une puéricultrice, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2022 du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir lui infligeant un blâme. La requérante invoquait notamment l'incomplétude de son dossier disciplinaire et le caractère infondé des faits reprochés. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, considérant que l'agent avait eu accès à son dossier dans un délai suffisant et que les documents contestés n'avaient pas à y figurer. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 533-1 et L. 532-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire des fonctionnaires territoriaux.
N° TA45-2203218(TA45-2203218)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B D, gardien de la paix, contestant l'arrêté du 4 juillet 2022 du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest le radiant des cadres et l'admettant à la retraite anticipée pour invalidité non imputable au service. Le requérant soutenait notamment que son invalidité, résultant d'un accident de service et d'un syndrome anxiodépressif consécutif, aurait dû être reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, dont l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires et du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA45-2202432(TA45-2202432)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Image Inn, représentée par son liquidateur judiciaire, qui demandait l'annulation de la décision du 23 mai 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait refusé d'autoriser le licenciement de M. J, salarié protégé. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions à fin de suspension, car présentées dans la même requête que les conclusions d'annulation, en violation de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que l'inspectrice du travail avait été régulièrement désignée par le directeur régional conformément à l'article R. 8122-4 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
N° TA45-2103842(TA45-2103842)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B E veuve A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 août 2021 par lequel la préfète du Loiret a autorisé Mme F E à exploiter 24,96 hectares de terres agricoles. La requérante, propriétaire indivis, soutenait notamment que Mme F E n'avait pas informé tous les indivisaires et qu'elle exerçait une activité salariée incompatible avec l'exploitation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que Mme F E avait bien informé les propriétaires par voie d'huissier et que l'exercice d'une autre activité n'est pas un motif de refus d'autorisation d'exploiter. La décision s'appuie sur les articles R. 331-4 et R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime.
N° TA45-2303382(TA45-2303382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel la préfète d'Eure-et-Loir refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la prise en charge de l'intéressée par l'aide sociale à l'enfance, de ses excellents résultats en formation CAP fleuriste et de son insertion professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA45-2303770(TA45-2303770)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de Loir-et-Cher de l'admettre au parcours de sortie de la prostitution et d'insertion professionnelle. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas remplir les conditions légales pour bénéficier de ce dispositif, notamment en raison de l'absence d'éléments probants sur sa situation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de Mme A, incluant l'annulation de la décision, l'injonction sollicitée et les frais de justice. Cette solution s'appuie sur les articles L. 121-9 et R. 121-12-9 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2204280(TA45-2204280)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 411-5 et L. 411-6 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a écarté le premier moyen comme inopérant faute de demande de communication des motifs, et le second comme inopérant en raison de l'application des dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-10 à R. 431-12). La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303081(TA45-2303081)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour quatre mois prononcée par le préfet de Loir-et-Cher le 4 mai 2023. Faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2303192(TA45-2303192)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour huit mois prononcée par le préfet d'Indre-et-Loire le 14 juillet 2023. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA45-2303353(TA45-2303353)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juillet 2023 suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
N° TA45-2300248(TA45-2300248)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher du 19 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour des étrangers justifiant d'une activité bénévole de trois ans. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour.
N° TA45-2400227(TA45-2400227)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SCI Bellis Immo d’un recours pour excès de pouvoir contre une contrainte émise par la CAF de Loir-et-Cher pour un indu de 117 euros. En défense, la CAF a indiqué avoir annulé cette contrainte le 18 avril 2024, rendant la requête sans objet. Le tribunal constate que l’acte attaqué a été retiré de manière définitive sans avoir reçu exécution. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.
N° TA45-2402559(TA45-2402559)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A contestant un permis d'aménager délivré par le maire d'Azay-le-Rideau pour la création d'une voie verte. Les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité, qui ne pouvait plus être couverte après l'expiration du délai de recours, a conduit au rejet de l'affaire par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403587(TA45-2403587)
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif d'Orléans. Donne acte du désistement pur et simple du requérant. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400228(TA45-2400228)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SCI Bellis Immo d'une requête en annulation d'une contrainte émise par la CAF de Loir-et-Cher pour un indu de 967 euros. La CAF a fait valoir que l'indu, après révision et remboursement intégral, était soldé, rendant la contestation sans objet. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA45-2402637(TA45-2402637)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. En défense, la préfète du Loiret a indiqué que cette décision avait été abrogée par un arrêté du 17 juillet 2024, devenu définitif. Constatant que l'acte attaqué n'avait reçu aucune exécution et que son abrogation était définitive, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2302240(TA45-2302240)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Bral Promotion d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de préemption du 15 décembre 2022 prise par la SNC Foncier Conseil sur une parcelle à Parçay-Meslay. La requérante invoquait notamment l’absence de notification à tous les propriétaires indivis, l’ancienneté de l’avis du service des domaines et l’absence de projet d’intérêt général au sens de l’article L. 210-1 du code de l’urbanisme. Par un mémoire du 27 août 2024, la SAS Bral Promotion s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, par ordonnance du 23 septembre 2024, a donné acte de ce désistement d’instance en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA45-2403927(TA45-2403927)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait la suspension de la décision de la commission de l'académie d'Orléans-Tours refusant l'autorisation d'instruire en famille son fils B pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré que la scolarisation de son enfant en établissement, à la suite de ce refus, porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.