Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2402537(TA45-2402537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 15 janvier 2024 refusant à Mme B l'admission au parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 316-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concerne les autorisations provisoires de séjour, alors que les conditions d'admission au parcours sont régies par les articles L. 121-9, R. 121-12-9 et R. 121-12-10 du code de l'action sociale et des familles, lesquels n'exigent pas l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal enjoint au préfet d'admettre Mme B au parcours dans un délai d'un mois et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2300245(TA45-2300245)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B, ressortissant congolé, qui contestait l'arrêté du 18 novembre 2022 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'illégalité, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires suffisants, et que sa résidence habituelle en France depuis moins de dix ans ne rendait pas obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. La décision d'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale par voie de conséquence.
N° TA45-2300259(TA45-2300259)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B, gardien de la paix, d'une demande d'indemnisation pour 45,5 jours de congés annuels non pris et 37 heures supplémentaires non rémunérées, suite à son placement en congé maladie puis à sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande en condamnant l'État à lui verser une indemnité compensatrice pour 8,5 jours de congés annuels au titre de l'année 2021, conformément à l'article 7 de la directive 2003/88/CE, qui impose le paiement des congés non pris en cas de fin de relation de travail. En revanche, il a rejeté ses prétentions concernant les congés des années antérieures et les heures supplémentaires, faute de preuve d'un préjudice ou d'un droit au paiement en l'absence de repos compensateur. La solution s'appuie sur le décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 et la jurisprudence européenne relative au droit au congé annuel payé.
N° TA45-2301505(TA45-2301505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A. Ce dernier, éducateur salarié d'une association de droit privé, sollicitait une provision de 10 000 euros en réparation des préjudices subis suite à son agression par un mineur placé dans un centre éducatif fermé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État était sérieusement contestable, car la responsabilité sans faute pour les dommages causés par des mineurs placés ne s'applique qu'aux tiers, et M. A, en tant que salarié de l'association assurant la garde du mineur, ne pouvait être regardé comme un tiers au service.
N° TA45-2403959(TA45-2403959)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé-suspension de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 juillet 2024 le privant de traitement pour service non fait. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas présenté de conclusions aux fins de suspension ni formé de requête en annulation, rendant sa demande manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. La décision ne se prononce pas sur le fond du litige, ni sur l'application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
N° TA45-2403966(TA45-2403966)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant marocain confié à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C, qui bénéficiait d'un récépissé valable jusqu'au 20 septembre 2024, n'a pas démontré que la décision litigieuse compromettait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation, notamment au regard de la suspension de son contrat d'apprentissage et de son hébergement. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2403949(TA45-2403949)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, conseiller municipal de Preuilly-sur-Claise. Ce dernier contestait la délibération du 15 mai 2024 portant règlement intérieur du conseil municipal, estimant que ses articles 8.4, 9.2, 9.3, 9.4, 9.5 et 10.3 portaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'expression des élus. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant saisi le juge des référés que plus de quatre mois après l'adoption de la délibération, sans justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2302908(TA45-2302908)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, fonctionnaire de police, contestant un titre de perception émis pour le recouvrement d'un indu de rémunération de 5 275,44 euros. Le tribunal a annulé ce titre de perception, jugeant que le demi-traitement versé à l'agent pendant la période de disponibilité d'office, en application de l'article 27 du décret du 14 mars 1986, reste acquis même en cas de placement rétroactif dans une autre position statutaire. Par conséquent, l'administration ne pouvait répéter cette somme, et la décision implicite de rejet du recours administratif a également été annulée.
N° TA45-2300115(TA45-2300115)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 janvier 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que l'état de santé de l'intéressé ne faisait pas obstacle à son éloignement et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2204280(TA45-2204280)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 411-5 et L. 411-6 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a écarté le premier moyen comme inopérant faute de demande de communication des motifs, et le second comme inopérant en raison de l'application des dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-10 à R. 431-12). La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2204485(TA45-2204485)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, adjoint technique territorial, contestant son absence d'inscription au tableau d'avancement 2022 pour le grade d'adjoint technique principal de 1ère classe. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par Tours métropole Val de Loire concernant la tardiveté de la requête. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'inscription et le tableau d'avancement en tant qu'il ne comporte pas le nom de M. C, au motif que l'administration n'a pas justifié avoir respecté les lignes directrices de gestion ni avoir procédé à un examen individualisé des mérites de l'agent, en violation des articles L. 522-16 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2303770(TA45-2303770)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de Loir-et-Cher de l'admettre au parcours de sortie de la prostitution et d'insertion professionnelle. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas remplir les conditions légales pour bénéficier de ce dispositif, notamment en raison de l'absence d'éléments probants sur sa situation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de Mme A, incluant l'annulation de la décision, l'injonction sollicitée et les frais de justice. Cette solution s'appuie sur les articles L. 121-9 et R. 121-12-9 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2303382(TA45-2303382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel la préfète d'Eure-et-Loir refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la prise en charge de l'intéressée par l'aide sociale à l'enfance, de ses excellents résultats en formation CAP fleuriste et de son insertion professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA45-2401187(TA45-2401187)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. et Mme A..., agissant en leur nom et en tant que représentants légaux de leur fils mineur, d’une demande d’indemnisation dirigée contre le département d’Indre-et-Loire pour des préjudices subis par leur enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 24 septembre 2024, la présidente de la 4ème chambre a donc donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA45-2401236(TA45-2401236)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours pour excès de pouvoir contestant la perte de validité de son permis de conduire et le refus de reconstitution de points. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a retiré la décision d'invalidation après l'enregistrement du stage de sensibilisation, ce qui a permis la restitution des points et un solde positif. Ce retrait étant devenu définitif, le juge a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2403756(TA45-2403756)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Nantes, lieu de résidence de l'intéressé. Par ordonnance du 24 septembre 2024, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2403872(TA45-2403872)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue par un magistrat désigné, concerne un litige relatif à une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Maritime à l'encontre de M. B A. Le tribunal se déclare territorialement incompétent pour connaître de cette requête en excès de pouvoir. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant suite à son assignation à résidence. Par conséquent, l'ordonnance transmet le dossier de la requête au Tribunal Administratif de Rouen.
N° TA45-2203308(TA45-2203308)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme F et de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation de la commune de Blois à réparer les dommages causés à leur pierre tombale par la chute d'une branche de cèdre dans le cimetière communal. Les requérants invoquaient une faute contractuelle liée à leur concession funéraire et un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a écarté la responsabilité contractuelle, l'endommagement de la stèle ne remettant pas en cause le droit d'occupation. Sur le terrain extra-contractuel, il a jugé que la commune démontrait un entretien normal et régulier des arbres, et qu'aucune faute dans l'exercice des pouvoirs de police du maire n'était établie. La décision est fondée sur les articles L. 2223-13 et L. 2213-8 du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2303192(TA45-2303192)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour huit mois prononcée par le préfet d'Indre-et-Loire le 14 juillet 2023. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA45-2303081(TA45-2303081)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour quatre mois prononcée par le préfet de Loir-et-Cher le 4 mai 2023. Faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.