Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2304308(TA45-2304308)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Leplatre d’une demande de décharge d’un supplément de cotisation foncière des entreprises pour 2022. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement sollicité après l’introduction de la requête, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En revanche, l’État, considéré comme partie perdante, est condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2103218(TA45-2103218)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du maire de Luynes du 14 avril 2021 en tant qu'il ordonnait la démolition de l'extension irrégulièrement édifiée, au motif que le maire ne dispose pas du pouvoir de prononcer une telle mesure, celle-ci relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu des articles L. 480-5 et L. 480-14 du code de l'urbanisme. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de permis de construire, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, dès lors que la demande devait porter à la fois sur l'extension projetée et sur le changement de destination du bâtiment existant, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 480-5, L. 480-14 et L. 481-1.
N° TA45-2304299(TA45-2304299)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'engagement associatif et les courtes missions d'intérim de M. A ne constituant pas des motifs exceptionnels. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. En conséquence, les moyens tirés de l'illégalité des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ont été écartés.
N° TA45-2304310(TA45-2304310)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 24 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulier et que la situation personnelle du requérant avait été prise en compte. S'agissant du fond, il a jugé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa présence en France n'étant établie qu'à compter de 2017, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2304307(TA45-2304307)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Leplatre d’une requête en décharge d’un supplément de cotisation foncière des entreprises pour 2021. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de cette imposition, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ce point. L’administration étant considérée comme partie perdante, l’Etat est condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2200537(TA45-2200537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts D, qui contestaient le refus du président de la communauté de communes du Val de Cher-Controis d'inscrire à l'ordre du jour l'abrogation du classement de leurs parcelles en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) approuvé le 9 décembre 2019. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions directes contre cette délibération, car le délai de recours de deux mois était expiré. Il a également rejeté les conclusions contre le refus d'abroger, estimant que les moyens soulevés (insuffisance du rapport de présentation, de l'enquête publique, erreur manifeste d'appréciation, rupture d'égalité et incohérence avec le PADD) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux PLUi.
N° TA45-2200618(TA45-2200618)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le classement de ses parcelles en zone agricole par le PLUi de la communauté de communes Val de Cher-Controis. Les conclusions dirigées contre la délibération du 9 décembre 2019 ont été jugées irrecevables en raison de leur tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. Le tribunal a également rejeté les conclusions subsidiaires à fin d'abrogation, faute d'annulation préalable de l'acte. Enfin, la demande d'annulation de la décision de refus du 13 décembre 2021 a été rejetée comme irrecevable, une décision explicite étant intervenue antérieurement.
N° TA45-2402298(TA45-2402298)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Montrichard Val de Cher à l’indemniser pour le refus de versement de la prime COVID-19 et de chèques-cadeaux de Noël. La juridiction a constaté que, malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n’a pas chiffré ses conclusions indemnitaires dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA45-2304306(TA45-2304306)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Leplatre d'une demande en décharge d'un supplément de cotisation foncière des entreprises pour 2020. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur la demande de décharge. L'Etat, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303629(TA45-2303629)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction des services départementaux de l’éducation nationale d’Indre-et-Loire refusant l’admission de son fils en classe de 3ème. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 26 septembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a constaté le désistement d’office de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2303763(TA45-2303763)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus de l'université de Tours de l'admettre en Master 1 de santé publique. La requérante n'ayant pas répondu à l'invitation du tribunal, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 26 septembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2403623(TA45-2403623)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'une amende pénale et d'une amende forfaitaire majorée. Le juge a estimé que ce litige relevait de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2100886(TA45-2100886)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus de permis de construire pour une maison individuelle à Pocé-sur-Cisse. Le tribunal a jugé que le délai d'instruction anormalement long était inopérant et qu'aucune disposition n'imposait à l'administration de demander une modification du projet avant un refus. Il a également estimé que le moyen tiré de l'application du PLUi plutôt que du PLU était infondé, le PLU étant applicable à la date de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'urbanisme.
N° TA45-2302905(TA45-2302905)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté préfectoral du 10 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
N° TA45-2403922(TA45-2403922)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un titre de pension du 27 mai 2024 par un recours pour excès de pouvoir. Le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2301736(TA45-2301736)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du 16 janvier 2023 par lequel la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que ce refus est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches personnelles et de son insertion professionnelle en France. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi sont annulées par voie de conséquence.
N° TA45-2301767(TA45-2301767)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la présence en France du requérant, bien que longue, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour au regard des critères légaux et de sa situation personnelle.
N° TA45-2301768(TA45-2301768)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. La juridiction estime que le requérant, père d’un enfant français placé à l’aide sociale à l’enfance, exerce toujours partiellement l’autorité parentale via un droit de visite, conformément à l’article 375-7 du code civil. Dès lors, le refus méconnaît les stipulations du 4) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoient la délivrance de plein droit d’un certificat de résidence à l’ascendant direct d’un enfant français.
N° TA45-2302427(TA45-2302427)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète d'Eure-et-Loir. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de circonstances exceptionnelles ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve d'une communauté de vie avec sa compagne. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2303079(TA45-2303079)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de la requête de Mme B, qui contestait son affectation en DFGSM2 à Orléans par l'université de Tours. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.