Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301768(TA45-2301768)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. La juridiction estime que le requérant, père d’un enfant français placé à l’aide sociale à l’enfance, exerce toujours partiellement l’autorité parentale via un droit de visite, conformément à l’article 375-7 du code civil. Dès lors, le refus méconnaît les stipulations du 4) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoient la délivrance de plein droit d’un certificat de résidence à l’ascendant direct d’un enfant français.
N° TA45-2100886(TA45-2100886)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus de permis de construire pour une maison individuelle à Pocé-sur-Cisse. Le tribunal a jugé que le délai d'instruction anormalement long était inopérant et qu'aucune disposition n'imposait à l'administration de demander une modification du projet avant un refus. Il a également estimé que le moyen tiré de l'application du PLUi plutôt que du PLU était infondé, le PLU étant applicable à la date de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'urbanisme.
N° TA45-2304143(TA45-2304143)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A, ressortissant géorgien, contre un arrêté préfectoral du 6 juillet 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre de séjour si l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si un traitement approprié n'est pas disponible dans le pays d'origine. Le juge a rappelé que la charge de la preuve est partagée et que sa conviction se forme au vu des échanges contradictoires, notamment l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement indique que le tribunal s'appuie sur l'avis médical du 9 mai 2023 pour apprécier la situation.
N° TA45-2304307(TA45-2304307)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Leplatre d’une requête en décharge d’un supplément de cotisation foncière des entreprises pour 2021. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de cette imposition, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ce point. L’administration étant considérée comme partie perdante, l’Etat est condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2200537(TA45-2200537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts D, qui contestaient le refus du président de la communauté de communes du Val de Cher-Controis d'inscrire à l'ordre du jour l'abrogation du classement de leurs parcelles en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) approuvé le 9 décembre 2019. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions directes contre cette délibération, car le délai de recours de deux mois était expiré. Il a également rejeté les conclusions contre le refus d'abroger, estimant que les moyens soulevés (insuffisance du rapport de présentation, de l'enquête publique, erreur manifeste d'appréciation, rupture d'égalité et incohérence avec le PADD) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux PLUi.
N° TA45-2403990(TA45-2403990)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 21 juin 2024 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant malien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA45-2302427(TA45-2302427)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète d'Eure-et-Loir. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de circonstances exceptionnelles ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve d'une communauté de vie avec sa compagne. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2304306(TA45-2304306)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Leplatre d'une demande en décharge d'un supplément de cotisation foncière des entreprises pour 2020. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur la demande de décharge. L'Etat, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403938(TA45-2403938)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 18 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2008/115/CE.
N° TA45-2400006(TA45-2400006)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Ingénimmo. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 120 864 euros par la commune de Dreux pour des études liées à un projet immobilier. Le juge a estimé que la lettre de l'adjoint au maire, invoquée comme engagement contractuel, ne constituait qu'un accord de principe conditionnel, rendant l'obligation alléguée sérieusement contestable. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA45-2203834(TA45-2203834)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Tours Habitat. L'office public de l'habitat réclamait le versement d'une provision de 40 976,64 euros à la société Novatio, correspondant à un trop-perçu sur un marché de travaux de peinture. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, car la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 était susceptible d'être acquise, le décompte général étant devenu définitif en 2019 et la requête introduite en 2022. En conséquence, la demande de provision a été rejetée et Tours Habitat a été condamné à verser 1 500 euros à Novatio au titre des frais de justice.
N° TA45-2303203(TA45-2303203)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Eiffage Route Ile de France Centre Ouest d'une demande de provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, relative au solde d'un marché de travaux pour la construction d'une aire de grand passage pour les gens du voyage à Saint-Cyr-en-Val. La société soutenait que son projet de décompte général était devenu définitif faute de réponse de la part d'Orléans Métropole dans les délais prévus par le CCAG Travaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la créance était sérieusement contestable, la société n'établissant pas avoir adressé son projet de décompte final aux deux destinataires requis. La demande de provision a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403913(TA45-2403913)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le magistrat désigné a constaté que, suite à son assignation à résidence à Rouen, le requérant résidait en Seine-Maritime. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent et a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Rouen.
N° TA45-2403999(TA45-2403999)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du 24 juin 2024 du préfet d'Indre-et-Loire lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles R. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à l'état de santé, ainsi qu'un défaut de motivation de l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision attaquée ayant été notifiée le 24 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, et la requête n'ayant été enregistrée que le 24 septembre 2024, soit au-delà du délai de quinze jours prévu à l'article L. 614-5 du CESEDA.
N° TA45-2402139(TA45-2402139)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, assistante maternelle, qui sollicitait le versement d'une provision de 15 653,57 euros au titre d'une indemnité de licenciement et d'un préjudice moral. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la requérante était sérieusement contestable, dès lors que le département d'Indre-et-Loire soutenait sans être contredit que Mme A avait mis fin à ses fonctions et n'avait pas fait l'objet d'un licenciement. En conséquence, la condition de l'existence d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la demande de provision a été rejetée.
N° TA45-2300245(TA45-2300245)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B, ressortissant congolé, qui contestait l'arrêté du 18 novembre 2022 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'illégalité, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires suffisants, et que sa résidence habituelle en France depuis moins de dix ans ne rendait pas obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. La décision d'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale par voie de conséquence.
N° TA45-2203914(TA45-2203914)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait son arrêté de suspension de six mois d'exercice auprès de mineurs, pris par la préfète d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était remplie, justifiant la suspension sans consultation préalable de la commission départementale, conformément à l'article L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du contradictoire, de l'erreur de fait et de la disproportion de la mesure. La décision a été confirmée sur le fondement des dispositions précitées et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2301505(TA45-2301505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A. Ce dernier, éducateur salarié d'une association de droit privé, sollicitait une provision de 10 000 euros en réparation des préjudices subis suite à son agression par un mineur placé dans un centre éducatif fermé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État était sérieusement contestable, car la responsabilité sans faute pour les dommages causés par des mineurs placés ne s'applique qu'aux tiers, et M. A, en tant que salarié de l'association assurant la garde du mineur, ne pouvait être regardé comme un tiers au service.
N° TA45-2402537(TA45-2402537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 15 janvier 2024 refusant à Mme B l'admission au parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 316-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui concerne les autorisations provisoires de séjour, alors que les conditions d'admission au parcours sont régies par les articles L. 121-9, R. 121-12-9 et R. 121-12-10 du code de l'action sociale et des familles, lesquels n'exigent pas l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal enjoint au préfet d'admettre Mme B au parcours dans un délai d'un mois et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2102687(TA45-2102687)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A B, gardien de la paix, contestant l'arrêté du 26 mai 2021 du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest le plaçant en disponibilité d'office pour trois mois après épuisement de ses droits à congé de maladie ordinaire. Le requérant soutenait notamment que l'administration aurait dû, avant de le placer en disponibilité, rechercher un aménagement de poste ou un reclassement, comme le prévoient les articles 51 et 63 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était légale et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en l'absence d'obligation de reclassement préalable à la mise en disponibilité d'office.