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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d'un recours contestant une décision d'orientation scolaire pour son enfant handicapé, prise par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et du décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018, seul le Pôle social du Tribunal judiciaire de Saint-Denis est compétent pour connaître de ce litige.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Louis ou de la région Réunion pour défaut d'entretien normal de la voirie après une chute sur un regard de la RN5. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre sa chute et l'état du regard, ni d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics, sans application spécifique de textes autres que ceux relatifs à la preuve. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la décharge de la taxe foncière pour 2020 et 2021. Pour 2021, l’administration lui avait refusé le plafonnement prévu à l’article 1391 B ter du code général des impôts, au motif que ses revenus devaient intégrer ceux de son fils cohabitant ; le tribunal a jugé son argumentation inopérante car elle ne contestait pas cette cohabitation. Pour 2020, sa réclamation avait été rejetée pour tardiveté, conformément à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, ce qu’elle n’a pas contesté. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui contestait la validité de la session d'examen du titre professionnel "conducteur de travaux - bâtiment génie civil" de novembre 2021. Le requérant invoquait plusieurs irrégularités, notamment dans la désignation du responsable de session et les conditions de déroulement des épreuves. Le tribunal a estimé que l'absence de preuve de désignation formelle du responsable de session ne constituait pas, en soi, une irrégularité affectant le déroulement des épreuves, et a écarté ce moyen. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen pour l'obtention du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B épouse D et Mme B. Les requérantes demandaient l'annulation de l'arrêté du 22 novembre 2021 par lequel le maire du Tampon s'était opposé à leur déclaration préalable pour édifier une clôture. Le tribunal a jugé que le maire était fondé à s'opposer au projet, car le plan local d'urbanisme (PLU) soumet les clôtures à déclaration préalable et le projet de mur plein de 2 mètres ne respectait pas les règles de transparence visuelle de la zone. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et, par voie de conséquence, des conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme (notamment l'article R. 421-12) et le règlement du PLU de la commune.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de la SARL MBTP contestant un arrêté préfectoral du 21 décembre 2021. Cet arrêté prononçait une amende administrative de 15 000 euros et une astreinte journalière de 500 euros pour non-respect d'une mise en demeure de mettre à l'arrêt définitif ses installations classées. Le tribunal écarte le moyen tiré de la prescription triennale, estimant que le délai de trois ans court à compter de la constatation du non-respect de la mise en demeure, intervenue le 29 avril 2021, et non des premiers manquements. La solution est fondée sur les dispositions des articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association ADRMONTAGNE 97417 qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Saint-Denis à la SNC IP1R pour la construction de 65 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de forme (signature du CERFA), de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, et de l'absence de consultation du SDIS. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, selon lequel un traitement approprié était disponible aux Comores, n'était pas contredit par des éléments probants fournis par Mme A. En conséquence, les moyens tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2023 du préfet de La Réunion lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a considéré que le requérant n'établissait pas l'ancienneté et l'intensité de ses liens personnels et familiaux en France, ni une insertion particulière dans la société française, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le requérant invoquait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour son propre état de santé, mais le tribunal a relevé qu'il se bornait à se prévaloir de la pathologie de son fils sans apporter d'éléments sur sa propre situation médicale. L'avis du collège de médecins de l'OFII ayant conclu à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, le moyen a été écarté. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A D, agent de sûreté aéroportuaire, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison d’une condamnation pénale pour vol et usage de chèques falsifiés, incompatible avec l’exercice des fonctions de sécurité privée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS DELEFLIE, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Leu pour n’avoir pas tenu son engagement de réviser son plan local d’urbanisme afin de rendre constructible un terrain classé en zone naturelle (NL). Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors qu’elle n’avait pris aucun engagement ferme et précis quant à un délai de modification du PLU, et que la société, en tant que professionnelle de l’immobilier, avait commis une imprudence en ne se prémunissant pas contre cet aléa. Par conséquent, l’ensemble des préjudices invoqués (perte de valeur du terrain, trop-perçu de participation, travaux engagés et perte de chance) ont été écartés. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application directe d’un texte spécifique du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A B contestant le refus implicite de la CAF de La Réunion de prendre en compte ses enfants dans le calcul de ses droits à l’allocation de logement. Après que la CAF a procédé à une régularisation et au versement d’un rappel, M. B s’est désisté de son instance. Par une ordonnance du 25 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département de La Réunion de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. B A d’un recours contre le refus de la CAF de Seine-Saint-Denis de lui ouvrir un droit au RSA, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent car le requérant est domicilié à Pantin et la décision attaquée émane de la CAF de Seine-Saint-Denis.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir fondé sur le droit au logement opposable, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire par une décision du 22 février 2024. Constatant l’absence d’offre concrète malgré l’urgence persistante, le juge a appliqué l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, issu de la loi du 22 décembre 2021, pour ordonner le relogement sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025. La solution retenue impose à l’État une obligation de résultat en matière de logement d’urgence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. B, qui demandait, au titre du droit au logement opposable, l’injonction de se voir attribuer un logement suite à une décision de la commission de médiation du 16 mars 2023 le reconnaissant prioritaire. Le juge constate que le recours, introduit le 4 septembre 2024, est manifestement irrecevable car tardif : le délai de six mois pour obtenir une offre de logement dans les départements d’outre-mer, suivi du délai de quatre mois pour saisir le tribunal, était expiré. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en urgence, a ordonné au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis février 2024. Constatant l’absence d’offre de logement malgré l’obligation de résultat pesant sur l’État en vertu de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a prononcé une injonction assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025. La décision s’appuie sur les dispositions du même code, issues de la loi du 22 décembre 2021, permettant de statuer par ordonnance lorsque le relogement est manifestement nécessaire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la délibération du jury de licence 2 mention Droit du 6 juillet 2023 ajournant Mme E. La juridiction a jugé que la composition régulière du jury n'était pas établie, faute de feuille d'émargement ou de signatures suffisantes, ce qui a privé l'étudiante d'une garantie substantielle. En conséquence, le tribunal a enjoint au président de l'université de réunir le jury pour réexaminer la situation de Mme E, sans astreinte. Cette décision s'appuie sur les articles L. 712-2 du code de l'éducation et L. 911-2 du code de justice administrative.