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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de la commune de Saint-André, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a jugé que l'agent ne bénéficiait pas d'un droit au renouvellement et que la décision de la commune, motivée par une rationalisation budgétaire suite à un rapport de la chambre régionale des comptes, était fondée sur l'intérêt du service. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation, d'un détournement de pouvoir et d'une prétendue promesse de contrat à durée indéterminée. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 332-9 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD), qui contestait le refus implicite de reconstituer sa carrière et de réévaluer son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale était acquise pour les créances antérieures au 1er janvier 2018, conformément à la loi du 31 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond des moyens soulevés par M. A.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme Taristas, agent territorial, contestant le refus du président du conseil départemental de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 29 mars 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que la requête était recevable. Sur le fond, il a annulé l'arrêté du 13 septembre 2022, considérant que l'accident survenu sur le lieu de travail, même en récupérant un effet personnel, présentait un lien direct avec le service. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 octobre 2024 plaçant M. A, détenu, en cellule disciplinaire pour quinze jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant déjà quitté le quartier disciplinaire le 4 octobre 2024, soit deux jours après son placement. Il a également écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de la justice, considérant que la décision litigieuse n'avait pas cessé de produire ses effets. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait un refus de reconnaissance prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) du 4 juillet 2024. La requête se bornait à transmettre un recours gracieux sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, ce qui la rendait manifestement irrecevable. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a prononcé le rejet par ordonnance.
Litige relatif aux droits à l'allocation aux adultes handicapés (AAH) de M. A B. Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il applique les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et le décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018, qui attribuent compétence exclusive au Pôle social du Tribunal judiciaire de Saint-Denis pour ce type de litige.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A contestant le refus du département de La Réunion de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas, préalablement à sa saisine, exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue le 16 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 22 février 2024. Constatant l'absence d'offre concrète et l'urgence persistante, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B C, qui demandait une injonction de logement au titre du droit au logement opposable (DALO) suite à sa reconnaissance comme prioritaire le 27 juin 2023. La juridiction a constaté que le recours, introduit le 28 août 2024, était manifestement irrecevable car présenté après l'expiration du délai de quatre mois suivant le délai de six mois accordé à l'administration dans les départements d'outre-mer. Cette solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis le 7 décembre 2023. Constatant l’absence d’offre concrète et l’urgence persistante, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH). Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable. Constatant que l'intéressé n'avait reçu aucune offre de logement depuis la décision de la commission de médiation en août 2023, le juge a ordonné son relogement sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025. La solution retenue applique les dispositions du CCH issues de la loi du 22 décembre 2021, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de logement des demandeurs prioritaires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B C, brigadier-chef de police, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 3 962,40 euros pour préjudice financier et 1 000 euros pour préjudice moral, en raison de l'absence de transmission de son dossier à la caisse d'allocations familiales (CAF) par le secrétariat général de l'administration de la police nationale (SGAP). La requérante soutenait que cette carence fautive l'avait privée d'allocations familiales pour la période du 1er janvier 2017 au 30 juin 2019. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée. Il a notamment relevé que la compétence pour verser les prestations familiales avait été transférée à la CAF à compter du 1er janvier 2017 en application de l'article L. 212-1 du code de la sécurité sociale et de la circulaire du 27 mai 2016, et que Mme C n'avait pas démontré que le SGAP avait commis une faute en ne transmettant pas son dossier, ni qu'elle avait subi un préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, un ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard des articles L. 422-1 (étudiant) et L. 426-1 (parent d'enfant français) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait ou d'appréciation en refusant le titre, faute pour M. B d'avoir produit, à la date de la décision, une attestation d'inscription pour l'année universitaire suivante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme A d’une contestation de six saisies administratives à tiers détenteur (SATD) émises le 15 mai 2023 pour un montant total de 87 217,09 euros, portant sur des impôts impayés (impôt sur le revenu 1998-1999, taxe d’habitation 2004, taxe professionnelle 2005, etc.). La requérante invoquait notamment la prescription de l’action en recouvrement pour certaines créances. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet du recours gracieux du 30 août 2023, cette décision n’étant pas détachable de la procédure de recouvrement. Sur le fond, il a examiné le moyen de prescription au regard de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales, qui prévoit une déchéance de l’action du comptable public après quatre années consécutives sans poursuite à compter de la mise en recouvrement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Osiris Sécurité Réunion d’un litige l’opposant à la commune de Saint-Denis, portant sur le paiement de factures impayées (185 716,96 €) et l’indemnisation d’un préjudice lié à la résiliation d’un marché de gardiennage (lot n°4). Le tribunal a constaté que la commune avait déjà réglé les factures des mois de janvier à juillet 2021, et que les prestations postérieures à la résiliation du 17 août 2021 ne pouvaient être indemnisées. La demande d’indemnisation pour résiliation fautive a été jugée irrecevable, car le mémoire en réclamation de la société était tardif et les stipulations contractuelles excluaient toute indemnité en cas de résiliation pour motif d’intérêt général. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la société Osiris Sécurité Réunion, en application du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2013. La juridiction a estimé que le litige était identique à celui déjà tranché par l'ordonnance définitive de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 7 avril 2021, caractérisant une triple identité de parties, d'objet et de cause. En application du principe de l'autorité de la chose jugée, la nouvelle demande a été déclarée irrecevable. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, professeur de mathématiques, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par le ministre de l'éducation nationale. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant que la décision était fondée sur l'article L. 911-5 du code de l'éducation. Il a estimé que la condamnation pénale de M. C pour agression sexuelle sur mineur justifiait légalement son incapacité à exercer des fonctions d'enseignement, sans erreur manifeste d'appréciation.
Cette décision du Tribunal Administratif de La Réunion (1ère chambre) rejette la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de la santé de lui accorder un congé bonifié pour se rendre en métropole. Le tribunal a appliqué le décret n° 78-399 du 20 mars 1978, qui conditionne ce congé à la localisation du centre des intérêts matériels et moraux du fonctionnaire. Il a estimé que Mme A, née à La Réunion et y résidant avec son conjoint et sa fille, avait son centre d’intérêts à La Réunion, et non en métropole, malgré la présence de certains membres de sa famille en France hexagonale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision ministérielle.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SASU Millet Travaux Océan Indien, qui demandait la restitution du reliquat du crédit d'impôt recherche au titre de l'année 2017. La société soutenait que le taux majoré de 50 % prévu à l'article 244 quater B du code général des impôts pour les dépenses exposées dans un département d'outre-mer devait s'appliquer aux dépenses de personnel domicilié en métropole, dès lors que ces personnels étaient affectés à son exploitation réunionnaise. Le tribunal a jugé que ces dépenses ne pouvaient bénéficier du taux majoré, car les activités de recherche étaient réalisées par des salariés domiciliés en métropole et employés par des sociétés basées en métropole. La solution retenue est fondée sur l'application de l'article 244 quater B du code général des impôts.