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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de La Réunion

Jurisprudence — Tribunal Administratif de La Réunion

5 378 décisions disponibles — page 129/269

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA101-1900338(TA101-1900338)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi en plein contentieux par un groupement d'entreprises (Vinci, Bouygues, Dodin Campenon Bernard, Demathieu Bard) pour obtenir la condamnation de la région Réunion à leur verser 56 992 134 euros. Cette somme était réclamée au titre de surcoûts liés à l'exécution du marché de construction du viaduc de la nouvelle route du littoral, en raison de données géotechniques erronées et de restrictions portuaires imprévues. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les difficultés invoquées ne constituaient ni une faute de la personne publique ni des sujétions imprévues bouleversant l'économie du contrat, et a appliqué les principes du droit des marchés publics, notamment le caractère forfaitaire du prix. Les demandes fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

8 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2401189(TA101-2401189)

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 décembre 2023 par lequel le préfet de La Réunion a refusé le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant comorien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des droits de la défense et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées par voie de conséquence, et l'État n'a pas été condamné au titre des frais de justice.

4 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2400161(TA101-2400161)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de La Réunion de prendre en compte plusieurs éléments pour le calcul de sa retraite (congé parental, bonification de dépaysement, congé bonifié). Le tribunal a jugé que l'estimation de pension du 15 juin 2023, qui était au cœur du litige, constituait une simple simulation dépourvue de caractère décisoire et ne pouvait donc pas faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA101-2400995(TA101-2400995)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension, M. B était tenu de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation et de pourvoi en cassation, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 4 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.

4 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA101-2201656(TA101-2201656)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Merceron TP d’un recours en plein contentieux contestant la régularité de l’attribution d’un marché de conception-réalisation pour la remise en état de la cale AMS aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). La société requérante invoquait plusieurs irrégularités dans la procédure de sélection des candidatures et d’analyse des offres, notamment des critères de sélection illégaux, un défaut d’analyse des candidatures, une négociation irrégulière et une évaluation biaisée des offres variantes. Elle sollicitait, à titre principal, la communication des caractéristiques techniques de l’offre attributaire et l’indemnisation de son manque à gagner, et à titre subsidiaire, le remboursement des frais d’élaboration de son offre. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Merceron TP, considérant que les irrégularités alléguées n’étaient pas établies et que la procédure de passation du marché était conforme aux dispositions applicables du code de la commande publique.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300703(TA101-2300703)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commune de Saint-Paul de renouveler son contrat de travail. Le requérant soutenait qu’en raison de son ancienneté de plus de six ans, il devait se voir proposer un contrat à durée indéterminée (CDI) en application de l’article L. 332-10 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que ces dispositions ne confèrent pas à l’agent un droit au renouvellement de son contrat ni un droit à un CDI, même s’il justifie de six ans de services. La décision de non-renouvellement n’étant pas entachée d’illégalité, la demande d’annulation et d’injonction a été rejetée.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA101-2301088(TA101-2301088)

Le Tribunal administratif de La Réunion a annulé partiellement l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel le président du SDIS avait suspendu à titre conservatoire M. Boyer, adjudant-chef sapeur-pompier, pour des faits survenus lors d'une intervention de secours. Le tribunal a jugé que la suspension était légalement justifiée au fond, les faits reprochés présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, et que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant. En revanche, il a retenu le moyen de non-rétroactivité des actes administratifs, en application du principe général du droit, et annulé l'arrêté en tant qu'il fixait son effet au 23 juin 2023, soit avant sa notification du 26 juin 2023. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique et l'article L. 723-2 du code de la sécurité intérieure.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2301176(TA101-2301176)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, agent du CCAS de Sainte-Marie, qui contestait le refus d’attribution d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 15 points pour l’encadrement d’une équipe technique. La juridiction a estimé que la requérante n’établissait pas exercer effectivement les fonctions d’encadrement de proximité requises, ces missions étant en réalité assurées par un autre agent déjà bénéficiaire de la NBI. La solution retenue s’appuie sur le décret n°2006-779 du 3 juillet 2006 et la loi n°91-73 du 18 janvier 1991, qui subordonnent l’octroi de la NBI à des conditions cumulatives de responsabilité et de technicité. Les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA101-2400103(TA101-2400103)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A, agent de maîtrise territorial, contestant deux arrêtés du maire du Tampon du 4 décembre 2023 fixant les coefficients de son indemnité d'administration et de technicité (IAT) à 1,85 et de son indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) à 0,3 pour des périodes rétroactives. M. A invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une rupture d'égalité pour l'IAT, ainsi qu'une erreur de droit et d'appréciation pour l'IEMP. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la commune n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni violation des textes applicables, notamment le décret n° 97-1223 du 26 décembre 1997 pour l'IEMP. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés attaqués.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA101-2101516(TA101-2101516)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, agent de maîtrise territorial, d’une demande de condamnation de la commune du Tampon à lui verser des rappels d’indemnité d’administration et de technicité (IAT) et d’indemnité d’exercice de missions des préfectures (IEMP), ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions indemnitaires de M. A portant sur le préjudice matériel avaient le même objet que les recours déjà jugés par le tribunal concernant les arrêtés fixant ses coefficients d’indemnités. En l’absence de faute de la commune établie, la demande de réparation du préjudice moral a également été rejetée.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA101-2301069(TA101-2301069)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la commune de Saint-Leu, qui contestait son licenciement pour faute grave. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, la requête électronique étant valablement signée via l'application Télérecours. Sur le fond, il a jugé que les propos injurieux et diffamatoires tenus par l'agent sur sa page Facebook, bien que relevant de sa vie privée, constituaient une faute grave en raison de leur publicité et de leur lien avec ses fonctions, justifiant la sanction de licenciement sans préavis ni indemnité. La décision a été prise en application du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA101-2301058(TA101-2301058)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la commune de Saint-Denis de rectifier son attestation employeur pour y mentionner une "fin de contrat à durée déterminée" au lieu d'une "rupture anticipée à l'initiative du salarié". Le tribunal a jugé que la demande de M. A était recevable, mais a estimé que la commune n'avait commis ni détournement de pouvoir ni erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que M. A, en refusant le renouvellement de son contrat proposé par la commune, ne pouvait être regardé comme involontairement privé d'emploi au sens des articles L. 5422-1 du code du travail et 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. Par conséquent, la décision implicite de rejet a été validée et les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300805(TA101-2300805)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, attachée d'administration hospitalière, qui contestait le refus de l'Agence régionale de santé (ARS) de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement, et l'administration a démontré que les agissements en cause étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de ce que l'ARS serait liée par les constatations du juge d'instruction, rappelant l'indépendance des procédures administrative et pénale. En conséquence, la décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et les demandes indemnitaires et d'injonction ont été rejetées.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300795(TA101-2300795)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la protestation de M. A contre les élections départementales du collège libéral de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de La Réunion-Mayotte du 8 juin 2023. M. A soutenait qu'une erreur sur la date limite de candidature (24 mai au lieu du 9 mai) sur le site internet l'avait empêché, avec son binôme, de se présenter. Le tribunal a jugé que cette irrégularité n'était pas de nature à vicier le scrutin, car M. A avait reçu une convocation par courriel le 7 avril 2023 mentionnant la date correcte. La décision s'appuie sur le code de la santé publique et le règlement électoral de l'ordre.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA101-2300791(TA101-2300791)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la protestation de Mme A et M. B, qui contestaient le rejet de leur candidature et demandaient l'annulation des élections du 8 juin 2023 au conseil interdépartemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de La Réunion-Mayotte. Les requérants soutenaient que l'erreur de Mme A sur son titre professionnel dans le formulaire de candidature était une simple erreur de plume sans conséquence. Le tribunal a jugé que cette erreur, bien que matérielle, n'était pas de nature à altérer la sincérité du scrutin, et a donc rejeté la demande d'annulation des opérations électorales. La décision s'appuie sur les articles R. 4321-34 et R. 4125-6 du code de la santé publique.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300623(TA101-2300623)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D, qui contestait un arrêté d’affectation d’un agent au SDIS de La Réunion. La requête a été jugée irrecevable, Mme D ne justifiant pas d’un intérêt à agir, n’étant ni agent titulaire ni contractuel du SDIS. Le tribunal a également condamné Mme D à verser 500 euros au SDIS au titre des frais de justice.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA101-2300430(TA101-2300430)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, agent contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat et le rejet de sa candidature à un poste d'agent routier polyvalent. Le tribunal a rappelé qu'un agent en contrat à durée déterminée ne bénéficie d'aucun droit au renouvellement de son contrat. Il a également jugé que les manquements allégués, notamment au délai de prévenance prévu par le décret n° 88-145 du 15 février 1988, n'étaient pas établis ou ne justifiaient pas de préjudices indemnisables. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300154(TA101-2300154)

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, infirmière au CHU de La Réunion, qui contestait le remboursement d’un trop-perçu d’indemnité compensatrice de 480,48 euros. Le tribunal a jugé que le courrier du 5 décembre 2022 informait suffisamment des bases de liquidation de la créance, conformément à l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également estimé que le maintien du versement de l’indemnité constituait une simple erreur de liquidation, non créatrice de droits, et ne pouvait donc être retiré dans le délai de quatre mois. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins de décharge de l’obligation de payer.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA101-2300050(TA101-2300050)

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme B visant l'annulation d'une délibération du conseil d'administration du SDIS de La Réunion du 26 octobre 2022 portant organisation de la sous-direction des ressources humaines. Le tribunal a d'abord écarté les exceptions de procédure soulevées par la requérante, jugeant recevable le mémoire en défense du SDIS. Au fond, il a considéré que la délibération contestée, relative à l'organisation du service public, ne faisait pas grief à Mme B et que celle-ci ne justifiait pas d'un intérêt à agir, la requête étant par conséquent irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA101-2201578(TA101-2201578)

Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par la société SEDRE d’un litige l’opposant à la commune de Saint-Paul au sujet du refus de cette dernière d’inscrire au bilan de la concession d’aménagement de la ZAC de l’Éperon les indemnités dues à des acquéreurs. Le tribunal a jugé que la décision de la commune du 23 juin 2022 constituait un acte pris pour l’exécution du contrat de concession et non une décision administrative détachable, rendant irrecevables les conclusions en annulation de la SEDRE. Sur le fond, il a estimé que la SEDRE avait commis des manquements constitutifs d’une faute lourde, excluant ainsi la prise en charge des indemnités par la commune, et a rejeté l’intégralité de la requête. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant l’exécution des contrats administratifs et la responsabilité des concessionnaires.

3 octobre 2024Résumé IA
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