5 378 décisions disponibles — page 131/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, attaché territorial, qui contestait le tableau annuel d'avancement au grade d'attaché principal pour 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du département, jugeant la requête recevable car introduite dans le délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet. Sur le fond, il a considéré que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la procédure, la discrimination liée à l'état de santé et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de La Réunion a examiné la demande de M. A, adjoint technique contractuel, qui contestait le refus implicite de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) de lui verser l'indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) et l'indemnité d'administration et de technicité (IAT). Le tribunal a jugé que les délibérations locales instaurant ces indemnités restaient applicables malgré l'entrée en vigueur du nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP), la CASUD n'ayant pas abrogé ces textes ni mis en œuvre la réforme. Constatant que l'agent avait fait l'objet d'une évaluation positive et que la collectivité ne démontrait pas une manière de servir insatisfaisante, le tribunal a annulé la décision de rejet pour erreur d'appréciation. Il a enjoint à la CASUD de réexaminer la demande de M. A et de lui verser les indemnités dues à compter du 1er janvier 2018, sur la base des coefficients maximaux prévus par les délibérations des 16 novembre 2006 et 27 février 2009, en application des décrets n° 97-1223 et n° 2002-61.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. B, agent du SDIS, qui contestait le refus implicite de lui attribuer une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 15 points pour la période du 1er janvier 2019 au 31 janvier 2020. Le SDIS avait accordé la NBI à compter du 1er février 2020, invoquant la prescription quadriennale pour la période antérieure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance relative à la période antérieure au 1er février 2020 était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, et que le requérant ne justifiait pas d’un préjudice moral indemnisable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A, agent régional, qui contestait la décision implicite de la Région lui refusant la prise en charge des frais d'avocat pour les procédures amiables et devant le tribunal administratif dans le cadre d'une demande de protection fonctionnelle pour harcèlement moral et discrimination homophobe. La Région avait accordé une protection fonctionnelle par une décision expresse du 10 juillet 2023, mais M. A estimait que cette protection était limitée aux seules instances civiles et pénales. Le tribunal a appliqué les articles L.134-1, L.134-5 et L.134-12 du code général de la fonction publique pour déterminer l'étendue de la protection. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné si la décision du 10 juillet 2023 s'était substituée à la décision implicite et si le refus de prise en charge des frais pour les procédures administratives était légal.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, assistant socio-éducatif mis à disposition de la gendarmerie nationale, qui demandait l'annulation du refus du département de lui accorder le complément de traitement indiciaire (CTI). Le tribunal a jugé que les fonctions exercées par M. B au sein d'une brigade de gendarmerie ne relevaient pas des établissements et services sociaux et médico-sociaux listés à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, auxquels renvoient le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur de droit et le principe d'égalité de traitement n'est pas méconnu, la situation de l'agent étant différente de celle des agents exerçant dans les structures visées par les textes.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la sanction de blâme infligée le 27 février 2023 par le directeur du GIP centre sécurité requin à M. B, agent contractuel. La décision a été jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 43-2 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, car elle ne précisait pas les faits reprochés. Le tribunal a également enjoint au GIP de retirer cette sanction du dossier administratif de l'agent.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, agent de la chambre de métiers et de l'artisanat de La Réunion (CMAR), qui contestait son licenciement pour inaptitude physique et demandait diverses indemnités. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 44 du statut du personnel des chambres de métiers et de l'artisanat, l'indemnité de licenciement n'est pas due lorsque l'agent refuse un emploi de reclassement, ce qui était le cas en l'espèce. Il a également estimé que la procédure de licenciement était régulière et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires de M. B.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 17 février 2023 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 27 octobre 2021. Le tribunal a jugé que l'événement, survenu alors que M. A franchissait un ralentisseur, ne pouvait être qualifié ni de nouvel accident de service ni de rechute de l'accident de 2017, faute de lien direct avec le service et en raison de l'absence de déclaration conforme aux articles 37-2 et 37-3 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 822-19 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, excluant la présomption d'imputabilité en l'absence de preuve d'un fait de service ou d'une rechute établie.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ancien gendarme, qui demandait l'annulation de la décision du ministre des finances refusant la révision de sa pension pour y inclure une bonification pour services accomplis à La Réunion. Le tribunal a jugé que la demande de révision, fondée sur une erreur de droit, avait été présentée plus d'un an après la notification initiale de la pension, soit au-delà du délai prévu par l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Il a également estimé que la décision du Conseil d'État du 12 février 2020 invoquée par le requérant n'avait pas rouvert ce délai. Par conséquent, les moyens soulevés, y compris celui tiré de la méconnaissance du principe d'égalité, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, attaché territorial, qui contestait l'arrêté du 23 décembre 2022 fixant l'avancement au grade d'attaché principal. Le tribunal a relevé d'office que le département était en situation de compétence liée pour refuser l'inscription de M. B au tableau d'avancement, car celui-ci ne satisfaisait pas aux conditions d'ancienneté prévues par le décret n°87-1099 du 30 décembre 1987. Par suite, les moyens soulevés par M. B, notamment ceux relatifs à une discrimination ou à une erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés inopérants. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D épouse B, qui contestait une convention d’occupation du domaine public conclue en 2017 avec la SPL Tamarun et demandait réparation de divers préjudices. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de contestation préalable de la résiliation de la convention intervenue en 2018, et a également écarté les demandes reconventionnelles de la SPL Tamarun ainsi que la demande de la commune de Saint-Paul pour procédure abusive. La solution retenue s’appuie sur les règles de recevabilité du contentieux contractuel et indemnitaire, sans application directe des textes d’urbanisme invoqués.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme C, représentante légale de sa fille D H, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis par cette dernière, blessée à l’œil par un enfant accueilli dans le cadre d’un contrat d’assistance familiale. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département de La Réunion sur le fondement de l’article L. 421-13 du code de l’action sociale et des familles, cette responsabilité s’étendant aux dommages subis par les personnes résidant au domicile de l’assistante maternelle. La solution retenue est que le département est tenu de réparer les préjudices de la jeune D, sans que soit établie une faute de la victime ou un cas de force majeure. Le montant de l’indemnisation sera fixé ultérieurement, après évaluation des chefs de préjudice invoqués.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A, fonctionnaire, contestant la décision du maire de Saint-Paul de refuser le versement de son traitement pour avril 2022, ainsi que les arrêtés mettant fin à son détachement et la remettant à disposition de son administration d'origine. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (absence d'entretien préalable et défaut d'information du CNFPT et du conseil municipal) en méconnaissance des articles L. 544-1 du code général de la fonction publique et 65 de la loi du 22 avril 1905, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La commune de Saint-Paul a soulevé l'irrecevabilité de la requête et contesté le bien-fondé des moyens. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, jugeant les moyens inopérants ou non fondés, et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 26 mai 2023 par laquelle le département de La Réunion a refusé d’accorder à Mme A, rédactrice territoriale exerçant comme conseiller d’insertion, le bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI). Le tribunal a jugé que Mme A exerçait à titre principal des fonctions d’accompagnement socio-éducatif au sein d’un service relevant de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, remplissant ainsi les conditions prévues par le décret du 30 novembre 2022. Il a enjoint au département de lui attribuer ce complément avec effet rétroactif au 1er avril 2022.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, attaché territorial, qui contestait le refus du département de La Réunion de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que la décision expresse de refus du 4 avril 2023 était confirmative de la décision implicite de rejet née le 5 mai 2022, laquelle était devenue définitive faute de recours dans les délais. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable pour tardiveté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette solution s'appuie sur les articles L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 421-2 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de La Réunion concerne un litige de plein contentieux portant sur l'occupation sans titre du domaine public. La SPL TAMARUN, délégataire de service public, réclame une provision à la SAS COD Restauration pour son maintien irrégulier dans les lieux après l'échéance de sa convention d'occupation temporaire. Le juge des référés rappelle que l'occupant sans titre doit une indemnité compensant les revenus qu'aurait pu percevoir un occupant régulier, calculée par référence à un tarif existant ou au revenu potentiel. La solution retenue est que l'obligation de la SAS COD Restauration n'est pas sérieusement contestable pour la période d'occupation irrégulière, sur le fondement des principes généraux de l'occupation domaniale et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du préfet de La Réunion du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que le moyen tiré de l'inexacte application des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), concernant l'insuffisance de contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de justificatifs récents. Ce motif étant suffisant pour justifier le refus, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de "clôture" de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la décision attaquée n'était plus d'actualité et que l'instruction de la demande se poursuivait, l'intéressé bénéficiant d'une autorisation provisoire de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant comorien, d'une demande de suspension du refus implicite du préfet de lui délivrer une carte de résident en tant qu'enfant d'un ressortissant français, sur le fondement de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, le préfet ayant finalement accepté de délivrer le titre, le juge a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions principales et donné acte du désistement de M. A. Il a en outre condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B A pour contester le refus du département de La Réunion de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car M. A n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.