31 596 décisions disponibles — page 739/1580
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B A, ressortissant portugais, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet des Yvelines le 12 avril 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il estime que la décision est légalement fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public que constitue le comportement de l'intéressé, condamné pour violences conjugales et menaces de mort.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E, ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation des arrêtés du préfet de police du 5 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, estimant que les décisions étaient légalement fondées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 28 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une présence continue et d'une insertion professionnelle ou sociale stable. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de l'Essonne refusant de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas être effectivement prise en charge par sa fille et son conjoint, condition requise par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas atteinte à l'intérêt supérieur de ses petits-enfants au sens de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien, contestant l'arrêté du 25 mars 2024 de la préfète de l'Essonne refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que M. A ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'ayant sollicité son admission que sur le fondement de l'article L. 435-1. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 13 septembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B, au motif qu'il ne résidait pas à l'adresse indiquée. Le juge estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation, dès lors que le requérant a produit des documents (courriers, bulletins de paie, attestation d'assurance maladie) établissant sa résidence effective à cette adresse. La décision est fondée sur l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 23 juin 2022 lui retirant sa carte de résident. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le retrait était légalement fondé sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de condamnations pénales définitives pour rébellion. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Compagnie Réalisation Immobilière d'une demande d'indemnisation fondée sur le refus du préfet de l'Essonne de prêter le concours de la force publique pour exécuter l'expulsion d'un occupant. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État est engagée à compter du refus du concours de la force publique, ou à l'issue de la période de sursis hivernal prévue à l'article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retenue précise que la période de responsabilité s'achève lorsque l'administration octroie le concours, ou à la date de sa mise en œuvre effective si celle-ci intervient plus de quinze jours après la décision, sauf circonstances particulières. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 153-1, R. 153-1, L. 412-1, L. 412-5 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A contestant le retrait de 17 points de son permis de conduire suite à neuf infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour quatre infractions, les points correspondants ayant été restitués par l'administration. Pour les autres infractions, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des décisions mais seulement leur opposabilité. Enfin, le tribunal a écarté le moyen contestant la réalité des infractions, sans préciser de solution définitive sur ce point dans l'extrait fourni.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B d’un recours contestant le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, sans examen du fond.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 24 mars 2023 par lequel le préfet de l'Essonne a retiré sa carte de séjour pluriannuelle à Mme D, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce retrait, motivé par l'emploi d'un étranger sans titre de séjour, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été prise en considération de l'ancienneté de séjour de l'intéressée (8 ans), de sa situation familiale (mariée, mère de deux enfants nés en France) et de l'absence de délivrance de plein droit d'un titre de séjour "vie privée et familiale". L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé par le département de l'Essonne pour ordonner une expertise sur l'origine des désordres affectant la route départementale RD 50 à Montgeron. La société GER et son assureur, GAN assurances, ont demandé à être mis hors de cause, arguant que la société n'était jamais intervenue sur le chantier et avait été remplacée par un sous-traitant. Le juge des référés a fait droit à cette demande en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, constatant que la société GER n'avait pas participé aux travaux. La demande de remboursement des frais d'instance a été rejetée, le juge des référés n'étant pas compétent pour statuer sur ces frais.
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui demandait une injonction à la préfète de l’Essonne de lui proposer un logement adapté sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. La requête est devenue sans objet après que M. A a signé un bail pour un logement de type F3 à Palaiseau le 3 septembre 2024. L’ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne un litige portant sur le rejet d'une demande de bourse sur critères sociaux. La juridiction se déclare incompétente territorialement au profit du Tribunal administratif de Paris, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le transfert du dossier, car le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée (le recteur délégué pour l'enseignement supérieur de la région académique Ile-de-France) se situe à Paris.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B contestant l'affectation de sa fille en classe de seconde au lycée Joliot Curie de Nanterre. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à la requérante, celle-ci n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé sa demande après y avoir été invitée, notamment en ne produisant pas l'original de l'acte attaqué ou une copie conforme par les voies prescrites (voie postale ou téléservice). Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 414-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, qui contestait le retrait de cinq points de son permis de conduire suite à des infractions commises en juillet 2023. Le requérant soutenait ne pas être l’auteur des infractions, mais ce moyen a été jugé inopérant car l’imputabilité d’une infraction pénale relève de la compétence du juge judiciaire, non du juge administratif. La décision, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue par ordonnance, sans audience.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A C contestant son ajournement à l’épreuve pratique du permis de conduire de catégorie CE. Le requérant remettait en cause l’appréciation de sa conduite par l’inspecteur, mais le juge a rappelé que cette appréciation relève du pouvoir souverain de l’examinateur et n’est pas discutable devant le juge de l’excès de pouvoir. En l’absence d’autre moyen, la requête, fondée sur des moyens inopérants, a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A pour contester un arrêté du 3 avril 2023 par lequel la commune de Neauphle-le-Château n'avait pas été reconnue en état de catastrophe naturelle. Cependant, un arrêté ultérieur du 25 avril 2023 a finalement reconnu cet état pour la période concernée. En conséquence, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait de trois points de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué (la décision de retrait de points), malgré une demande de régularisation du tribunal. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.