433 518textes du droit de l'Union européenne.
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83 469Accord international · PESC · Traité
23 130Budget · Avis · Résolution · Divers
164 457La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2003/4/CE, transposant la convention d'Aarhus, s'oppose à une réglementation nationale qui exige des demandeurs d'informations environnementales qu'ils communiquent leur nom réel et une adresse physique actuelle pour que leur demande soit valide. Les notions de "demandeur" et de "demande" incluent les personnes agissant de manière anonyme ou sous pseudonyme, dès lors que l'administration peut vérifier l'existence d'une personne physique et communiquer avec elle. Cette décision interdit donc aux États membres d'imposer des formalités excessives qui restreindraient l'accès du public à l'information environnementale.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne confirme l'irrecevabilité du recours en annulation formé par une association professionnelle contre une décision de la Commission de ne pas ouvrir la procédure formelle d'examen concernant une aide d'État sous forme de compensation pour le service postal universel. Elle juge que l'association n'est pas individuellement concernée par la décision au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, faute de démontrer une atteinte à ses intérêts propres ou à ceux de ses membres de manière distincte. Cet arrêt rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des associations professionnelles en matière d'aides d'État.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 15 janvier 2026 (affaire C-124/24 P), rejette le pourvoi de l'Asociación Profesional de Empresas de Reparto y Manipulado de Correspondencia (Asempre) contre une décision de la Commission européenne de ne pas ouvrir la procédure formelle d'examen concernant une aide d'État sous forme de compensation pour le service postal universel. La Cour confirme que l'association professionnelle n'est pas individuellement concernée par la décision au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, et que son recours en annulation est irrecevable, faute de démontrer une atteinte spécifique à ses intérêts ou à ceux de ses membres. Cet arrêt précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation introduits par des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État, en particulier l'exigence d'un intérêt individuel et direct.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 15 janvier 2026 (affaire C-124/24 P), rejette le pourvoi de l’association Asempre contre l’ordonnance du Tribunal ayant déclaré irrecevable son recours en annulation d’une décision de la Commission de ne pas ouvrir la procédure formelle d’examen concernant une aide d’État pour le service postal universel. La Cour confirme que l’association, bien que représentant les intérêts de ses membres, n’est pas individuellement concernée par la décision litigieuse au sens de l’article 263, quatrième alinéa, TFUE, et que le droit à une protection juridictionnelle effective n’impose pas une interprétation plus large de cette condition. Cet arrêt rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des associations professionnelles contre les décisions de la Commission en matière d’aides d’État.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre du règlement Rome II, que l'action en remboursement de pertes de jeu intentée contre un opérateur de jeux en ligne dépourvu de concession relève de la responsabilité délictuelle. Le lieu de survenance du dommage, déterminant la loi applicable, est celui où le joueur a sa résidence habituelle, car c'est là que se matérialise l'appauvrissement patrimonial subi.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, en cas d'annulation d'un vol, le transporteur aérien doit rembourser au passager le prix intégral du billet, y compris les commissions prélevées par un intermédiaire lors de l'achat. Le règlement n° 261/2004 impose un remboursement complet, sans que le transporteur puisse déduire les frais de service perçus par un tiers. Cette décision clarifie l'étendue de l'obligation de remboursement à la charge du transporteur aérien.
15 janvier 2026
L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire et d'exécution des décisions. Les conclusions portent sur les conditions de reconnaissance et d'exécution d'une décision judiciaire rendue dans un État membre, en précisant les limites du contrôle opéré par le juge de l'État requis. Cette affaire clarifie les règles de circulation des jugements au sein de l'Union européenne, notamment en ce qui concerne l'ordre public et les droits de la défense.
15 janvier 2026
L'avocat général Norkus propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire pour les actions en responsabilité civile intentées contre un constructeur automobile à la suite d'un accident de la circulation. Il examine notamment la qualification du lieu du fait dommageable pour déterminer la compétence des juridictions françaises, en lien avec la notion de « dommage initial » et de « dommage par ricochet ». Ces conclusions précisent les critères de rattachement pour les victimes françaises souhaitant agir en justice contre un fabricant établi dans un autre État membre.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général M. N. Emiliou le 15 janvier 2026 (affaire C-622/24), examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ces conclusions visent à éclairer la Cour sur la compatibilité d'une législation nationale avec les principes et dispositions du droit européen, notamment en matière de libertés fondamentales ou de marché intérieur. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un aperçu des arguments juridiques susceptibles d'influencer la décision finale de la CJUE, avec des implications potentielles pour l'application du droit de l'UE en France.
15 janvier 2026
L'avocate générale Kokott propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) 2016/679 (RGPD) concernant la licéité du traitement de données à caractère personnel par un moteur de recherche. Elle examine notamment les conditions dans lesquelles un éditeur de site web peut s'opposer au référencement de contenus, et la portée du droit au déréférencement pour les personnes concernées. Ces conclusions précisent l'équilibre entre les droits fondamentaux à la protection des données et à la liberté d'information dans le contexte de l'activité des moteurs de recherche.
15 janvier 2026
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) porte sur l'interprétation de la directive 2001/29/CE, en particulier l'article 5 relatif à l'exception de copie privée. Il examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation nationale qui impose le paiement d'une compensation équitable pour copie privée aux fabricants et distributeurs de supports d'enregistrement, même lorsque ces supports sont destinés à des acquéreurs professionnels, en instaurant une présomption réfragable d'utilisation à des fins privées. La Cour précise ainsi les limites de l'obligation de compensation équitable dans un contexte professionnel.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-588/24, précise les limites du pouvoir des autorités nationales de concurrence (ANC) de prolonger unilatéralement le délai d'instruction d'une procédure d'infraction à l'article 101 TFUE. Elle juge qu'une réglementation nationale permettant à l'ANC de reporter ce délai en raison de l'extension de l'objet de la procédure ou du nombre d'entreprises concernées peut porter atteinte au droit à une bonne administration et aux droits de la défense, garantis par les articles 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier que les délais de procédure devant l'Autorité de la concurrence sont prévisibles et ne peuvent être prorogés de manière discrétionnaire, sous peine de nullité de la décision d'infraction pour violation du principe d'effectivité.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par Issam Anbouba contre le maintien de son nom sur les listes de mesures restrictives ciblant la Syrie. L'arrêt confirme la validité du gel de ses fonds et des restrictions de voyage, validant l'appréciation du Tribunal sur les critères de désignation et le lien avec le régime syrien. Cette décision précise les conditions de réexamen périodique des listes et le niveau de preuve requis pour justifier le maintien de sanctions individuelles.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit d'accès aux informations environnementales, garanti par la directive 2003/4/CE et la convention d'Aarhus, s'oppose à une réglementation nationale qui exige des demandeurs qu'ils communiquent leur nom réel et une adresse physique actuelle pour que leur demande soit valide. Une telle obligation, qui exclut les demandes anonymes ou sous pseudonyme, est jugée disproportionnée car elle n'est pas nécessaire pour atteindre les objectifs légitimes de traçabilité et de gestion des demandes. Cet arrêt impose donc aux États membres d'accepter les demandes d'accès à l'information environnementale même en l'absence d'identification nominative et d'adresse physique du demandeur.
15 janvier 2026
La Cour de justice rejette le pourvoi d'Asempre, une association professionnelle d'entreprises de distribution de courrier, contre l'ordonnance du Tribunal ayant déclaré irrecevable son recours en annulation d'une décision de la Commission européenne. Cette décision de la Commission, qui n'ouvrait pas la procédure formelle d'examen concernant une compensation pour service postal universel, n'affectait pas individuellement les membres de l'association au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE. L'arrêt confirme ainsi une interprétation stricte de la qualité pour agir des associations professionnelles en matière d'aides d'État, même en l'absence d'une protection juridictionnelle effective alternative.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 15 janvier 2026 (affaire C-75/24 P), se prononce sur un pourvoi en matière de fonction publique européenne. Elle examine la recevabilité d'un recours formé par un agent contre le rejet par la Commission de ses demandes d'assistance et indemnitaires, fondées sur des allégations de harcèlement moral durant ses congés de maladie, ainsi que contre l'ouverture d'une procédure d'invalidité. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des actes attaquables et les obligations de motivation du Tribunal, en sanctionnant notamment une motivation contradictoire et une dénaturation des faits.
15 janvier 2026
Dans l'arrêt C-45/24, la Cour de justice de l'Union européenne précise que la commission prélevée par un intermédiaire (agence de voyage) lors de l'achat d'un billet d'avion doit être incluse dans le montant du remboursement dû au passager en cas d'annulation de vol, conformément à l'article 8, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 261/2004. Cette obligation s'impose au transporteur aérien, même si le montant de la commission a été fixé à son insu, et il incombe à ce dernier de prouver que la commission n'était pas nécessaire ou raisonnable pour échapper à son remboursement.
15 janvier 2026
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de l'attribution directe d'un marché public à une personne morale contrôlée conjointement par plusieurs pouvoirs adjudicateurs (coopération horizontale in house), en application de l'article 12, paragraphe 3, de la directive 2014/24/UE. La Cour y clarifie notamment que, pour vérifier le seuil de 80 % des activités exercées pour le compte des pouvoirs adjudicateurs, il convient de prendre en compte le chiffre d'affaires consolidé du groupe auquel appartient l'entité contrôlée, conformément aux règles comptables de la directive 2013/34/UE. En pratique, cela signifie que les filiales d'une société mère contrôlée conjointement ne peuvent être considérées comme réalisant une part substantielle de leur activité avec les pouvoirs adjudicateurs si cette condition n'est pas remplie au niveau du groupe consolidé.
15 janvier 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, les interactions entre le mandat d'arrêt européen (MAE) émis aux fins de poursuites et la décision-cadre 2008/909 relative à la reconnaissance mutuelle des jugements en matière pénale. Elle juge que le motif de non-exécution facultative du MAE tiré de l'absence de double incrimination (article 4, point 1, de la décision-cadre 2002/584) ne peut être invoqué lorsque la remise est subordonnée à la condition que la personne soit renvoyée dans l'État d'exécution pour y purger sa peine (article 5, point 3). En conséquence, l'autorité judiciaire d'exécution ne peut refuser la reconnaissance et l'exécution de la condamnation ultérieure sur le fondement de l'absence de double incrimination prévu à l'article 7, paragraphe 3, de la décision-cadre 2008/909, car cela compromettrait l'objectif de réinsertion sociale et la lutte contre l'impunité.
15 janvier 2026
La Cour précise les conditions de l'attribution directe d'un marché public à une personne morale contrôlée conjointement par des pouvoirs adjudicateurs (in house coopératif) au sens de l'article 12, paragraphe 3, de la directive 2014/24/UE. Elle juge que, pour vérifier le seuil de 80 % des activités de cette entité exercées au profit des pouvoirs adjudicateurs, il convient de prendre en compte le chiffre d'affaires consolidé du groupe, incluant les filiales de la personne morale contrôlée, conformément aux règles comptables de la directive 2013/34/UE. Cette interprétation a un impact direct sur l'évaluation de la condition d'activité essentielle pour les opérateurs publics organisés en groupe.
15 janvier 2026