Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2209213(TA95-2209213)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS KANAM GRUND KAPITALVERWALTUNGSGESELLSCHAFT MBH, qui contestait son assujettissement aux taxes annuelles sur les bureaux, locaux commerciaux, de stockage et surfaces de stationnement pour l'année 2017. La société invoquait une violation des principes constitutionnels d'égalité, de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la légalité des impositions basées sur les articles 231 ter et 1599 quater C du code général des impôts.
N° TA95-2202211(TA95-2202211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, résultant d’un contrôle de la SCI Predecelle dont M. B était associé. Les requérants contestaient notamment le rejet de la comptabilité de la SCI, l’existence d’actes anormaux de gestion, et diverses charges et intérêts d’emprunt. Le tribunal a jugé que les impositions litigieuses découlaient uniquement des rectifications apportées aux résultats de la SCI, et a écarté l’ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée, sans se prononcer sur leur bien-fondé. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2205406(TA95-2205406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du maire de Colombes autorisant l’abattage de platanes d’alignement. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 350-3 du code de l’environnement et R. 421-23 du code de l’urbanisme. En cours d’instance, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 27 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2206344(TA95-2206344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la commune de Levallois-Perret, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 février 2022 fixant le montant du prélèvement pour carence en logements sociaux au titre de l'article L. 302-7 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la commune, incluant sa demande de frais de justice.
N° TA95-2403997(TA95-2403997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 20 décembre 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui définissent les critères de recevabilité d'une telle demande.
N° TA95-2403973(TA95-2403973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que la requête, qui ne soulevait que des moyens de légalité externe (défaut d'examen) et des moyens non assortis de précisions suffisantes, pouvait être rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité ou insuffisance de motivation.
N° TA95-2403607(TA95-2403607)
Contestation d'une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 2 295,73 euros. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rappelle que si l'opposition à contrainte n'est pas subordonnée à un recours administratif préalable, la contestation du bien-fondé de l'indu l'est. Constatant que la requérante n'a pas justifié du dépôt de ce recours obligatoire malgré une demande de régularisation, le juge rejette sa requête comme irrecevable sur le fondement des articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2403498(TA95-2403498)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A B pour contester deux décisions : le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-d'Oise de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH), et le refus du conseil départemental de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". S'agissant de l'AAH, le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence de l'autorité judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise.
N° TA95-2402571(TA95-2402571)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête en décharge fiscale de M. et Mme B. L'administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement total des impositions en litige (99 400 euros) après l'introduction de la requête, les conclusions sont devenues sans objet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA95-2203161(TA95-2203161)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Saisi sur le fondement de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à produire un mémoire récapitulatif sous un mois, sous peine d'être réputé s'être désisté. Le mémoire ayant été déposé hors délai, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2408730(TA95-2408730)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS MBDA France d’une demande en décharge de la cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour l’année 2018, à hauteur de 233 710 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de ces impositions. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402141(TA95-2402141)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Naarea, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche pour 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, de la qualité pour agir de son signataire (absence de statuts ou de mandat). Cette irrecevabilité est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné aux articles R. 200-2 et R. 197-4 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2408034(TA95-2408034)
Refus d'attribution d'un logement social par la commission d'attribution de Seqens Groupe Action Logement. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant (caractère prioritaire de sa demande, ancienneté de l'attente, situation de sur-occupation et menace de démolition) étaient inopérants ou insusceptibles de contester utilement le motif de la décision, fondé sur une inadéquation de la taille du logement (T4) à sa situation familiale. La solution est fondée sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407989(TA95-2407989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre un refus de carte de résident et un refus implicite de retirer une obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressée une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a également rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de frais irrépétibles, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA95-2407985(TA95-2407985)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre un refus de carte de résident et un refus de retirer une obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressée une carte de résident valable dix ans. Constatant que les décisions contestées étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de frais irrépétibles.
N° TA95-2309497(TA95-2309497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Sceaux à la SCCV Windsor Sceaux 2 pour un projet de vingt logements. Le requérant soutenait notamment que le permis méconnaissait les règles du plan local d'urbanisme (PLU) dans ses versions modifiées en 2018 et 2021. Le tribunal a jugé que la demande devait être instruite sur le fondement des règles d'urbanisme applicables à la date du certificat d'urbanisme, en application des articles L. 410-1 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA95-2400162(TA95-2400162)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser la solution sur ce point. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2411703(TA95-2411703)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Val-d’Oise fixant le pays de destination d’une mesure d’éloignement. Le tribunal a constaté qu’aucune décision de ce type n’avait été adoptée à l’encontre de l’intéressée, rendant les conclusions de la requête dépourvues d’objet et manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2205830(TA95-2205830)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 17 décembre 2021 par laquelle le maire de Colombes avait exercé son droit de préemption urbain sur trois lots d’une copropriété, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux. La juridiction a jugé que la décision de préemption, bien qu’elle mentionne un projet de requalification urbaine, n’était pas justifiée par un projet d’aménagement réel et suffisamment défini à la date de son exercice, en méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. Les requérants ont obtenu gain de cause, la commune étant condamnée à leur verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2404771(TA95-2404771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société AREP d’une demande de restitution d’un excédent de TVA de 70 896,67 € pour les années 2020 et 2021. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total de cette somme, le tribunal a constaté, par ordonnance du 27 septembre 2024, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 € à la société au titre des frais de justice.