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Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du recteur de l’académie de Metz-Nancy suspendant le versement de sa bourse universitaire et ordonnant le remboursement des sommes perçues pour l’année 2022-2023. En cours d’instance, le requérant a été invité, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance du 30 septembre 2024, le président de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de M. B, en application de ces dispositions.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le récépissé de demande de titre de séjour ne l'autorisant pas à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de titre de séjour de M. B avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet depuis août 2023, rendant caduque la délivrance de tout récépissé. En conséquence, l'absence d'autorisation de travail ne pouvait constituer une urgence justifiant la suspension. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant angolais entré en France en 2004. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de la préfète de l'Aube de lui délivrer une carte de résident de dix ans sur le fondement de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La requérante soutenait que la procédure de convocation par le maire, prévue à l'article L. 413-7 du CESEDA pour évaluer son intégration républicaine, était irrégulière et que la décision était entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète avait régulièrement saisi le maire et que l'absence de présentation aux convocations justifiait le refus de carte de résident, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Marne refusant son changement de statut d'étudiant vers un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis 2018 et ses liens familiaux, Mme A ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé qu'elle était célibataire, sans enfant, et conservait des attaches dans son pays d'origine où réside sa mère. La solution retenue est le rejet de la requête et des conclusions à fin d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant roumain condamné à une interdiction définitive du territoire, demandait d'enjoindre à la préfète de l'Aube de solliciter un laisser-passer consulaire pour exécuter sa libération conditionnelle expulsion. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant a attendu plus de deux mois après la décision du juge de l'application des peines pour saisir le tribunal. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Sainte-Ménehould PV d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Marne lui refusant une autorisation de défrichement. En cours d’instance, le préfet a retiré cette décision implicite et accordé l’autorisation sollicitée le 14 juin 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par la société sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Marne de délivrer à M. B, ressortissant tunisien, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que l'absence de délivrance de ce récépissé plus de deux mois après le dépôt d'un dossier complet constituait une situation d'urgence et d'utilité, excédant un délai raisonnable. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un récépissé après enregistrement d'une demande complète.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, résultant de la rectification des bénéfices de la société Ice Creation. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification adressée à M. A était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, car elle mentionnait les montants, le fondement légal, les années concernées et se référait précisément aux motifs issus du contrôle de la société. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions supplémentaires.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête du syndicat Fransylva Ardennes, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 mai 2022 imposant des mesures de lutte contre les chenilles processionnaires. Le syndicat contestait le manque de clarté des zones d'application, des critères et des moyens à mettre en œuvre, ainsi que l'absence de hiérarchisation des responsabilités entre propriétaires et exploitants. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et précis, s'appuyant sur les articles L. 1338-1, D. 1338-1, D. 1338-2 et R. 1338-5 du code de la santé publique. Il a jugé que les obligations imposées aux propriétaires et gestionnaires de terrains étaient légalement fondées et proportionnées à l'objectif de protection de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de la société TotalEnergies Renouvelables France contestant le rejet de sa demande de permis de construire un parc agrivoltaïque. La juridiction a requalifié la décision attaquée en décision expresse de rejet, se substituant à la décision tacite initiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés du défaut de motivation et des erreurs de fait, et a également écarté la demande de substitution de motif de la préfète. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la société TotalEnergies Renouvelables France.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du préfet de la Marne du 2 avril 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais vivant en France depuis l'âge de 18 mois. Le tribunal juge que ce refus, motivé par une menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales, porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il retient que M. A réside en France depuis 1992, que sa famille proche (parents, frères, sœurs) y vit régulièrement, et qu'il s'occupe quotidiennement de ses trois enfants nés en France. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme D, une ressortissante géorgienne demandant l'annulation de la décision du 5 mars 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a cessé ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et de prise en compte de sa vulnérabilité liée à un cancer. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était valide, la motivation suffisante, et que sa situation de vulnérabilité avait bien été examinée lors d'un entretien et d'un avis médical. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’une contestation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’impôts, portant notamment sur le caractère insaisissable des sommes et le montant de la dette. Le tribunal a relevé d’office son incompétence pour statuer sur la contestation relative à la quotité saisissable, cette question relevant du juge de l’exécution, juge judiciaire, en application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire. En revanche, le tribunal s’est déclaré compétent pour connaître du moyen tiré de l’existence de l’obligation de payer, qui ne remet pas en cause l’assiette de l’impôt.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours de Mme B, ressortissante indienne, contre un arrêté préfectoral du 6 mars 2024 refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français et l'obligeant à quitter le territoire. La préfète de l'Aube a retiré cet arrêté le 30 avril 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer et a rejeté les autres demandes, notamment d'injonction et de frais de justice, en l'absence de partie perdante. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B, demandeur d'asile, d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le motif invoqué par l'OFII, tiré du non-respect des exigences des autorités (notamment un refus d'embarquer et un placement en "fuite Dublin"), n'était pas établi par les pièces du dossier. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les conditions de mise en œuvre n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le département des Ardennes d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des infiltrations d’eau et de la corrosion des chéneaux affectant le collège d’Attigny, constatées depuis 2019. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, est intervenue volontairement à la procédure en s’associant à cette demande et en sollicitant que l’expertise soit déclarée commune à divers constructeurs et leurs assureurs. Plusieurs parties, dont les sociétés Eurovia Champagne-Ardenne, Axima Concept, Soprema Entreprises, Warsmann, Lempereur, Goudalle Charpente, Eiffage Construction Champagne-Ardenne, Allianz Iard et AXA France Iard, ont formulé des protestations et réserves ou demandé à ce qu’il soit statué ce que de droit. Le tribunal a fait droit à la demande d’expertise, ordonné une mesure d’instruction confiée à un expert, et déclaré les opérations communes et opposables à l’ensemble des parties concernées, rejetant les conclusions de la société Eurovia tendant à son exclusion
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule le refus implicite du préfet de la Marne de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant kosovar. Le tribunal retient un vice de procédure : le préfet n’a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. B justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. La décision est annulée pour défaut de communication des motifs dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en l’absence de réponse à la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse C, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, de la naissance de deux enfants en France et de la présence régulière de l'ensemble de sa famille proche. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.