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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision 48SI du 7 juillet 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retraits de points sous-jacentes. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre six décisions de retrait de points, celles-ci ayant fait l’objet de restitutions de points antérieures à la requête. Sur le fond, le juge a examiné le moyen tiré du défaut d’information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour le conducteur. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la régularité des informations délivrées lors de la constatation des infractions.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du 25 octobre 2022 par laquelle la directrice de la maison centrale de Clairvaux avait ordonné une retenue de 826,94 euros sur le compte nominatif de M. B, détenu. L'annulation est fondée sur l'irrégularité substantielle de la décision, qui ne mentionnait ni le nom ni le prénom de son signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, les conclusions à fin d'injonction de remboursement ont été rejetées, l'administration pouvant régulariser sa décision. L'État a été condamné à verser 1 200 euros aux avocats de M. B au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de la Marne suspendant son permis de conduire pour deux mois suite à un excès de vitesse de 41 km/h. Le tribunal a jugé que la gravité de l’infraction, caractérisée par un dépassement de plus de 40 km/h de la vitesse autorisée, justifiait la mesure de suspension, conformément aux articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route. Les difficultés professionnelles invoquées par le requérant et son absence d’antécédents graves n’ont pas été retenues comme motifs suffisants pour écarter la sanction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D E, détenu à la maison centrale de Clairvaux, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires du Grand Est. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’irrégularité de la procédure, jugeant que la délégation de signature était valide et que la composition de la commission de discipline n’était pas entachée d’illégalité. Il a également estimé que la sanction n’était ni disproportionnée ni fondée sur des faits matériellement inexacts. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 234-43, R. 234-14 et R. 113-66 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C, agent contractuel du centre communal d'action sociale de Reims, qui contestait le refus de versement d'indemnités de fin de contrat et de titularisation. Concernant les primes, le tribunal a rappelé que l'indemnité de fin de contrat n'est due que pour les contrats d'une durée inférieure ou égale à un an, et que la période ininterrompue de travail de Mme C (de septembre 2021 à décembre 2022) excédait cette durée, excluant tout droit à l'indemnité. Les dispositions applicables (loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et décret n°88-145 du 15 février 1988) ne s'appliquent qu'aux contrats conclus à partir du 1er janvier 2021. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. D, détenu à la maison centrale de Clairvaux, contestant la sanction disciplinaire de dix jours de cellule et la décision de rejet du directeur interrégional des services pénitentiaires du Grand Est. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de légalité externe, jugeant que l'autorité ayant engagé les poursuites et l'auteur du rapport d'enquête étaient compétents, et que la procédure disciplinaire n'était pas entachée d'irrégularité. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 234-14 et R. 234-13 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour avril 2022. La suspension était motivée par le défaut de transmission de documents demandés par la CAF, malgré l'obligation déclarative pesant sur l'allocataire en vertu des articles L. 262-37, R. 262-37 et R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a estimé que les difficultés techniques invoquées par Mme A (problèmes de téléphone et d'internet) ne constituaient pas un motif valable, car elle n'avait pas informé la CAF ni entrepris de démarches alternatives pour consulter son dossier. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société APB Ingénierie d’une demande de condamnation de la commune de Pierry au paiement d’un solde de marché de maîtrise d’œuvre de 21 979,53 euros TTC. Le tribunal a jugé que le décompte général n’étant pas devenu définitif et que les règlements déjà intervenus s’élevaient à 79 800 euros TTC, le solde dû n’était que de 4 200 euros TTC, en application de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 et du CCAG applicable. La commune a donc été condamnée à verser cette somme à la société requérante, ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A, agent contractuel de la commune de Noyers Pont Maugis, qui contestait le non-renouvellement de son contrat et demandait 70 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en ne respectant pas le délai de prévenance de trois mois prévu par l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988, et en ne l'informant pas clairement de l'objet de l'entretien préalable. En revanche, il a écarté le moyen tiré de l'obligation de proposer un contrat à durée indéterminée, la commune pouvant légalement recruter sur un emploi permanent par contrat à durée déterminée. La solution retenue engage donc la responsabilité de la commune pour le seul manquement procédural.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule l’arrêté du 25 mars 2024 par lequel la préfète de l’Aube a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant serbe marié à une Française, et l’a obligé à quitter le territoire. La juridiction retient que la préfète a méconnu le champ d’application de la loi en fondant son refus sur l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que la situation de M. B, entré régulièrement et marié en France, relevait de l’article L. 423-2 du même code. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son mariage avec une Française et de son rôle auprès des enfants de celle-ci. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois et condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant serbe, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Aube. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme C, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Marne lui refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire spécialement désigné, et non de la juridiction administrative. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur de fait, et une méconnaissance des articles 8 de la CESDH et L. 612-2 du CESEDA. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de l'arrêté au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de la société Infosoft, qui sollicitait la restitution de crédits d'impôt innovation (CII) pour les années 2018 à 2020 au titre du développement de son logiciel "Crystal". La société soutenait que les nouvelles fonctionnalités ajoutées à ce logiciel constituaient un "nouveau produit" au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés, consistant en l'ajout de fonctionnalités à un logiciel existant et commercialisé depuis 1994, ne permettaient pas de caractériser un produit se distinguant par des performances supérieures au sens des textes applicables. En conséquence, la requête a été rejetée.
parents. Elle y réside depuis lors, soit depuis près de vingt ans à la date de la décision attaquée. Elle y a suivi sa scolarité et y a noué des liens personnels et familiaux stables. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Marne a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la décision implicite de rejet doit être annulée. 7. Le présent jugement implique nécessairement que le préfet de la Marne délivre à Mme B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de délivrer à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours. 8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A d’une demande de décharge d’un indu d’allocation de retour à l’emploi de 653,71 euros, réclamé par France Travail. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à l’allocation de retour à l’emploi relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, sauf lorsqu’ils concernent un agent public, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le rejet de sa demande d'indemnisation par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis. Le requérant s'était borné à transmettre le courrier de rejet sans exposer de moyens ou conclusions, et n'a pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux de deux mois. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.